Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par ...Comment dire... Un artiste.

Quadricolor: Découverte du Printemps de Bourges 2010 en interview

Les 4 étudiants de « Quadricolor » se sont fait remarquer l'an passé, en remportant la Rock battle organisée par Ray Ban et CQFD.COM. Depuis les Inrocks leur fait des yeux doux et ils ont même été sélectionnés pour participer à la scène découverte du printemps de Bourges. 2 EP au compteur, 1 album à venir. Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise a invité ces enfants du rock sur le canapé le temps d’une interview…


Salut et merci de prendre quelques minutes pour répondre à ce quelques questions…On a déjà du vous la faire cent fois , mais pourquoi donc donc s’appeler Quadricolor ? Vous êtes des fan de Bruno Vandelli ou quoi ?


Nous voulions avoir un nom original et accrocheur, un nom qui amène les journalistes à nous demander "Mais pourquoi donc ?". Nous voulions aussi un nom qui montre que l'on ne se prend pas au sérieux et Quadricolor nous a semblé un choix judicieux. Nous en sommes plutôt satisfaits.

Ceci dit, Bruno Vandelli est un dieu pour nous et, bien plus que ses fans, nous sommes ses disciples.


Comment s’est constitué le groupe ? La petit histoire de Quadricolor , c’est quoi ?


Nous (Guillaume, David, Billy et Romain) nous sommes rencontrés par l'intermédiaire de la musique. Nous étions tous les quatre étudiants au conservatoire de Nice. Après avoir sympathisé, l'idée de fonder un groupe est devenue évidente, la réponse parfaite à notre volonté de faire de la musique le centre de notre vie.
Sylvain (parolier) n'a, lui, aucune formation musicale, mais il parle anglais, et ça nous plaît bien.


Vous vous êtes fait remarqué en remportant un concours Ray Ban sur Cqfd.com, depuis que s’est il passé pour vous ?


Depuis nous avons fait une vingtaine de concerts dans la région PACA, dont celui des sélections du Printemps de Bourges (nous venons d'ailleurs tout juste d'apprendre que nous avons été sélectionnés pour participer à la scène Découvertes du festival). Nous avons aussi démarré une collaboration avec un tourneur, Loud Booking avec qui nous préparons les dates de l'été et la tournée qui devrait accompagner l'album.


Beaucoup de groupes autoprod choissent de passer par la case EP , d’ailleurs vous en avez déjà deux au compteur. Pourquoi favoriser le format à celui de l’album ?


L'approche "EP" est pour nous un excellent moyen de démarcher les professionnels. La vente de ces EPs nous permet de récolter de l'argent pour financer nos différents projets dont le premier album de Quadricolor.



Quel est votre rapport à Internet ? Vous utilisez quels outils, quels sites ?


Nous utilisons énormément internet. Nous avons une "fan page" sur Facebook sur laquelle nous diffusons des informations concernant les concerts, les nouvelles vidéos ou chansons, etc. Nous faisons la même chose sur Twitter et y ajoutons parfois des photos lors des concerts (par exemple lorsque l'on passe des heures interminables sur la route).
Nous disposons d'un Myspace Music sur lequel se trouve toutes les informations importantes : dates de concert, vidéos, un lien pour commander nos EPs. En ce moment vous pouvez aussi y télécharger un morceau gratuitement, Cymatics.


Si je vous dis Hadopi , téléchargement illégal & co , vous me répondez quoi ?


Nous ne sommes pas vraiment fan de la loi Hadopi, on n'apprécie pas, entre autres, le fait qu'elle renverse le principe de présomption d'innocence. De plus, elle met en place un système très coûteux qui va à l'encontre de ce qui nous semble être la justice. Pour autant, nous ne louons pas non plus les avantages du téléchargement illégal. Même si cela a permis à notre génération d'avoir un accès bien plus large à la culture, cela reste du vol. Il est normal de payer pour un bien, de rémunérer ceux qui l'ont créé.
Nous gardons malgré tout une position d'observateurs sur ces questions, on se permet de critiquer ce qui nous semble incohérent ou mauvais mais nous n'avons pas de solutions à apporter ...


Demain pour Quadricolor c’est… ? Vous pouvez vous lâcher, on ne le mettra que sur Internet…


Nous serons au Nouveau Casino à Paris le 11 février et le 13 au Cabaret Aléatoire à Marseille, au Festival Chorus à la Défense en mars, à Bourges en avril. Si tout va bien, Nous enregistrerons notre premier album à la fin de l'été.

Le MP3 règne encore sur la musique numérique

Non ! Le MP3 n’est pas mort, mais chez ses potentiels successeurs la guerre fait rage depuis des lustres. Les formats audio nouvelle génération se multiplient. A ma gauche la haute fidélité, à ma droite l’interactivité, au grand public d’assurer l’arbitrage d’un match qui s’annonce sans déjà pitié. MT9, MusicDNA, Iklax, MP3HD, WMA Losseless … Où en est on dans les nouveaux formats ? Pourquoi la musique numérique n’a pas encore trouvé son « Avatar » et son James Cameron ? Et si on ne leur avait rien demandé ? Le blog d’un artiste sur écoute dans un monde de sourds s’est posé la question…




Le lossless c’est déjà la loose ?

Sur le blog de la plate forme « Quobuz », on n’est pas tendre avec la concurrence.
« beaucoup de sites de téléchargement et même — ils sont sacrément gonflés — des sites de streaming parmi les plus mauvais du point de vue qualité de son, se réclament de la « qualité CD ». Ils mentent, et ils prennent leurs utilisateurs pour des sourds. »
Il faut dire que depuis son lancement le site de téléchargement a tout misé sur la qualité audio des fichiers et livre au format « sans perte », équivalente à la qualité CD. En plus de ce lossless, Yves Resiel mise sur le « Studio Master » en promettant aux auditeurs d’entendre l’enregistrement tel que les ingénieurs du son l’ont entendu. ( ça promet pour les titres de Manu Chao ! ) Quoiqu’il en soit le Lossless est encore à la recherche de sa norme, les codecs se multiplient comme des petits pains. FLAC , ALAC , WMA Lossless, Monkey’s audio, TTA, Wavpack. Même le MP3 s’est retrouvé lifté par Thomson. Le Mp3HD apparu en mars 2009 a beau avoir un nom qui claque... Il n'a pas pour autant vraiment explosé. Il assurait pourtant la rétro-compatibilité.

Le MP3HD Encoder en version trial se lance en ligne de commande sous linux et windows. Quelle magnifique "expérience utilisateur" pour les artistes et auditeurs lambda ! Le principal attrait du format réside dans le fait que le fichier MP3HD est lisible par un player MP3 conventionnel. Un pack regroupant l’encodeur, le décodeur et un plugin pour winamp sont disponibles sur le site de l’éditeur.


A l’heure où la musique s’enregistre en home studio et s’écoute sur un PC , un téléphone ou un baladeur , la notion de haute fidélité a- telle du sens ? La qualité audio n’est elle pas comme la chaîne du froid ? Bref le lossless n'est il pas qu'un simple argument de vente complètement outdated ? Bref , il est bien loin le temps où apposer le sigle DDD apposé sur les CD était un acte marketing. Et si les formats lossless trouveront certainement un succès de niche chez ceux qui ont les moyens de poser sur leurs délicates oreilles un AKG à 150€ ( prix du casque seul) , il y a fort à parier que le grand public boude l’offre.


L’interactivité révolution ou gagdet ?

Le MT9 et son concurrent français le Iklax proposent un format multipiste remixable par l’utilisateur final. Pour vous faire une idée de la chose , vous pouvez lire ce test ou écouter le résultat gratuitement ici. De l’autre côté de la route le MusicDNA dévoilé ce midem , intègre une couche de données. Paroles , clips , photos peuvent désormais être incluses dans le fichier audio. Mais pour que cette révolution puisse avoir lieu , il faudra d’une part dépasser la notion de « gagdet pour geek » et que les fabriquant de matériels s’intéressent à la chose. Lorsque l’on voit le nombre de baladeurs incapables de lire du WMA. On est en droit de se poser des questions.

Un cd promotionnel numéroté et sérigraphié au nom du journaliste ...

Ces derniers jours, un curieux CD a été envoyé aux chroniqueurs, bloggeurs et journalistes par le label Ninja Tune. Il s’agit de « Black Sands » l’album promo de Bonobo qui ne sortira que le 29 mars prochain. Mais là où la majeur partie de disque promotionnels envoyés par les labels ne portent que la mention « Promo Only - Not for resale» , chaque cd du dernier album de Bonobo est numéroté et porte sur sa sérigraphie le nom du journaliste et du média concerné. En bonus un message adressé à ceux qui seraient tenté de rendre l’album disponible sur internet avant sa sortie… Le blog d‘un artiste pas tout seul dans un monde en crise de nerfs a reçu son exemplaire

Promos, traffics & co …

Pour ceux qui ne savent pas encore, les « promos» sont les disques promotionnels envoyés à la presse par les labels par l’intermédiaire de boites de promotion. Ils portent en général la mention « pour usage promotionnel seulement – strictement interdit à la vente » en anglais « Promo only – note for resale» . Le packaging ( le plus souvent pochette cartonnée, cd parfois gravé ) ou le tracklisting ( parfois réduit) les différencient des versions destinées à la vente. Jusqu’ici, rien de véritablement étonnant, sauf qu’il n’est pas rare de retrouver ces disques à la vente sur les sites de ventes d’occasion comme priceminister ou ebay. Les fans les plus accros des mastodontes de la Pop ou du Rock se les arrachent comme des objets collectors. La pratique était, en plein boom de la musique enregistrée, relativement tolérée. Mais dans un monde en crise, la donne a un peu changé. ( En particulier pour les plus petits artistes, les premiers albums ) Il faut ajouter à cela que les disques sont parfois envoyés avant même la sortie officielle de l'album. Voilà comment, certains enregistrements se retrouvent disponibles en téléchargement illégal avant même de l'être sur I-tunes & co.

La solution : La personnalisation des promos ?

La technique a été emprunté au monde du cinéma où le watermarking et la personnalisation des copies de travail ou promotionnelles est devenue courante. « Warning ! This audio is unique et traceable” voilà l'indication qui trone sur la pochette cartonnée de « Black Sands » accompagné d' un numéro de CD , du nom du journaliste et du média concerné. Une mention que l'on retrouve jusque sur la sérigraphie du disque. Et pour nous mettre dans l'ambiance chaque pochette est scellée par un sticker "If this seal is broken. you must contact the person who send it to you immediatly" Mais le plus étonnant reste la lettre ouverte sérigraphiée sur le CD lui même , un message assez original que le label "Ninja tune" semble destiné à ceux qui auraient l'idée de copier ou uploader l'album sur internet. En voici une traduction :

« Avant de copier, graver ou uploader ces enregistrements, s’il te plait prends un moment pour réfléchir à ce que tu fais. Tu ne le fais pas payer à un homme. Tu ne fous pas un coup à des lois copyright totalement dépassées. Tu ne libères pas les contenus de l’emprise des grandes corporations. Tu ne fais pas non plus notre promo. Tu rends la tâche plus difficile pour les musiciens de notre label qui cherchent à gagner leur vie avec de la musique que tu considères assez bonne à partager avec tes amis et autres. Tu rends la tâche plus difficile pour un label indépendant comme Ninja Tune qui veut rester dans le business (on n’essaie d’arnaquer personne, n’insinue pas que nous le faisons, nous partageons les profits 50/50 avec nos artistes et nous mettons en avant la musique en laquelle nous croyons plutôt que de la musique que nous croyons susceptible de nous rapporter le plus d’argent). De toute façon, tu peux télécharger les derniers crachats des majors. Mais ne prétends pas que c’est la même chose que de copier ce disque. Parce qu’un jour, quand nous ne serons plus là, et que tout ce qui restera ce sera deux ou trois grandes multinationales qui ne sortiront que des merdes, tu souhaiteras ne jamais l’avoir fait. »

Une pratique qui va se généraliser ? Une crise de parano ? Un coup de promo ? Un avis sur la chose ? Les commentaires sont là pour vous...

Artistes : Êtes vous prêt à payer pour faire votre promotion sur les réseaux sociaux ?

Les services premium pour artistes débarquent…

Jusqu’ici faire sa promotion sur Internet rimait avec gratuité mais il ne fallait pas compter ses heures. Et si de l’autre côté de l’atlantique, beaucoup de sites proposent des services payants (Reverbnation, etc) aux artistes en devenir , les offres premium se sont fait très discrètes chez les irréductibles gaulois. Hitmuse n’a pas vécu assez longtemps pour dévoiler son service pro, et depuis les packs payants de LesAutoProds.com, plus rien à se mettre sous la dent. Une réalité que pourrait bien bouleverser Allplugged.com

Allplugged , un impressario online ?

Bien que le service se présente astucieusement comme un impresario en ligne, Allplugged est avant tout une solution technique déclinée en 2 offres, le pack découverte et le pack pro respectivement facturé 19€90 et 49€90 par mois. Des packs qui compilent un certain nombre d’outils comme :

- La création ( uniquement pack pro) et gestion de vos profils sur les réseaux sociaux les plus courant ( Myspace, twitter, facebook, Dailymotion)

- La diffusion de contenu sur l’ensemble des réseaux sociaux via une interface unique.

- Un service de friend request ! Comprenez que Allplugged se charge d’inviter 30 à 100 personnes chaque jour sur chaque plate forme. ( Avec dans l’offre pro des options de ciblage sexe, âge, localisation géographique)


- Une messagerie unifiée pour recevoir l’ensemble des commentaires et message sur une plate forme unique

- Du monitoring de votre popularité sur internet via des statistiques

- Et enfin la gestion d’une newsletter ( Pack Pro uniquement)

Et pour ceux qui sont désireux de découvrir le service , une offre découverte gratuite permet de tester allplugged gratuitement pendant 7 jours.

Tout le monde branché ?

Ce qui est sûr c’est qu’allplugged ( tout comme Zimbalam dans le cadre de la distribution numérique ) répond à une véritable demande mais pose aussi de véritables questions. A qui s’adresse ce service ? Les plus petits des indépendants et autoproduits sont il prêt à payer pour une offre qui compile des services disponibles gratuitement sur internet ? Car de toute évidence, Allplugged vend essentiellement de la simplicité , de la centralisation et du temps. A cette question, David Allouche ( Hitmuse.com ) me répondait il y a quelques semaines : « un autoprod est prêt a payer un service si celui ci est justifié et surtout approprié à ses besoins"

Vous êtes musicien, artiste, manager, label manager, vous faites votre promo en ligne ou celle d'un artiste, bloggeur passionné de musique . Pourquoi ne pas vous poser la question fatidique . Êtes vous prêt à payer une offre premium ? N'hésitez pas à argumenter dans les commentaires de cet article.






La SPEDIDAM condamnée à verser 150 000€ à I-tunes, Virgin ,Universal ...

C’est par un communiqué de presse daté de ce jour que la SPEDIDAM a annoncé avoir été condamné à verser 150 000€ de frais de procédure par le tribunal de grande instance de Paris. Après 4 années d'aventure juridique, ce dernier à rejeté les demandes de la SPEDIDAM visant à obtenir une rémunération pour les artistes interprètes de six sites de téléchargements commerciaux. Itunes Europe , Fnac Music , Virgin mega, Nokia, Sony connect et Universal music online.

Pour la SPEDIDAM :

« ces décisions ont pour résultat de priver les artistes qui ne sont pas des vedettes bénéficiaires de royalties, de toute rémunération pour l’exploitation de leurs enregistrements par les services commerciaux à la demande. Sur un téléchargement à 0.99€, l’immense majorité des artistes interprètes ne perçoit donc rien ».


La SPEDIDAM qui représente plus de 30 000 artistes interprètes a fait appel de ces jugements.