
5 façon de faire de l'argent avec les idées des autres.

En période de crise, même sur les plages d’Ibiza le soleil brille moins fort. Et qu’il est loin le temps où la Lambada se vendait comme des petits pains. Dans ce bas monde tout fout le camp, y compris le sacro saint tube de l’été. Pour les pauvres producteurs en perdition, «le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise » exhume 5 façons de remplir les dancefloors et les tirelires sans trop se casser le…bras avec un peu de malice et les idées des autres … En voiture…
Vamos à la plagiat : Le cover...
L’idée de départ est simple : prendre le tube du moment et foncer le plus vite possible en studio pour en faire une reprise. Avec un peu de chance et surtout un bon distributeur, vous pourrez entretenir une certaine confusion chez le consommateur. Pour les plus ambitieux, il est même possible de précéder le produit original sur le marché étranger. Ainsi la version de « Self Control » par Laura Branigan est plus célèbre dans bons nombres de pays que sa version originale chantée par l’italien RAF. ( Je passe sur la honteuse version francisée de Sheila) . Les exemples de cover sont nombreux la Macarena de Los del Rio a eu droit à son opportuniste par Los Del Mar, le Dragostea din tei du groupe moldave Ozone à sa reprise par la chanteuse roumaine Haiducci (encore une production italienne !)
« c’est avec les vieux tubes de crèmes qu’on prend les plus beaux coups de soleil» …
Ou le comment je te sors une nouvelle version de ce vieux machin qui a cartonné dans les années 80 sauce techno boum boum. L’idée se limite souvent à moderniser les arrangements d’un titre en suivant les recettes du moment. On accélère un poil. On te rajoute l’effet à la mode et en voiture Simone, cramponne toi au retro. Les exemples sont nombreux et pour cause , les malins producteurs techno-dance pillent le catalogue disco,funk,années 80 depuis 15 ans. Pour les oreilles, Madhouse et sa version du tube Holiday de Madonna, ou encore le self control dont nous avons parlé plus haut lifté par Dim Cris.
Me samples pas tu vas me salir …
Bienvenue dans le monde du recyclage ! Prenez un bout d’une chanson ( le meilleur si possible) mettez le en boucle et construisez un tout autre titre dessus. Je ne m’attarde pas plus que ça car le sujet est déjà fort documenté ( sample.fr) . Un exemple tout de même , le titre de Pitbull « i know you want me » qui contient un sample « the Bomb » des Buckedheads , titre lui-même construit à base de sample de Street Player du groupe Chicago. Bref le sample du sample . Une chatte n’y retrouverait pas ses petits.
La clonerie ou « ça ressemble beaucoup mais j’ai pas copié »
ou « A la manière de… ». Bref ici pas question de plagier l’œuvre mais simplement d’en utiliser la recette. Ce qui demande déjà d’avoir un certain talent. C’est le tube surfing ! Parmi les clones célèbres : « The summer is magic »de Playahiti réponse à « Rhythm of the Nigth » de Corona. Ou encore le « Celebrate the love » de Zivagho façon Robert Miles « Children ». Une "clonerie" qui s’exerce jusque dans le nom des interprètes : Robin S Lov 4 Lov et son clone Sharon S Wonderful

Un été parodisiak…
La reprise parodique est un vieux classique ! Dans les années 80 Le tube de Newton jones et Travolta « You are the one that I want » a été massacré et le mot est faible par Sim et topalof. Heureusement c’était pour rire. Il ne faut au passage pas grand-chose pour qu’une tentative de reprise devienne une véritable parodie involontaire … Je pense à quelques grands classiques covers franco-français de haut vol comme la reprise des Buggles par Ringo ou de « Sweet dreams » par Sylvie Vartan.
Cet été c’est le tube déjà rigolo « ça m’énerve » d’Helmut Fritz qui en prend pour son grade. Victime d’une parodie « ça m’excite » de la très opportuniste Ursula Bretzel …et d’un « à la maniere de » avec Alice et la crise . Bref, même si les ventes ne suivent plus vraiment, le succès des uns inspire encore les autres. Sur la plage de la musique , le soleil brille peut être moins fort, les glaces se vendent peut être moins bien mais il nous reste encore quelques petits requins plein d'imaginations …
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