Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

All In My Music, l'interview

Nous l'avons vu ces dernières semaines, les labels participatifs fleurissent sur la toile. All in My Music, un des petits nouveaux du secteur vient de changer de peau. Le blog d'un artiste en développement a donc naturellement invité ses sympathiques fondateurs à passer le canapé, le temps de quelques questions ...

1 - « All in My music » débarque sur un marché où la concurrence fait rage, celui des labels participatifs. Qu’est ce qui différencie « All in My Music » des autres sites de production communautaire ?

Notre différence tient essentiellement dans la composition de notre équipe, constituée d'experts de l'industrie musicale et de spécialistes en management de projets web, ce qui garantit un accompagnement professionnel de bout en bout aux membres de notre communauté.Nous sommes également la seule plateforme à proposer aux membres de voter pour leurs artistes préférés, ce qui ouvre la porte aux membres de tous âges (à partir de 12 ans).Enfin, nous préparons de nouveaux services inédits, en terme de conseil artistique, d'accompagnement et de casting.

2 - Qui se cache derrière « All In My Music » ?
Notre équipe est constituée d'une part d'experts de l'industrie musicale : un ancien directeur artistique des éditions BMG, directeur de production d'EMI et d'Universal et directeur du Label Shaman chez Universal ; un ancien directeur artistique de chez Sony et un ancien directeur du developement international chez Universal-Polygram et directeur Marketing chez BMG.D'autre part, une directrice juridique anciennement avocate au barreau de Paris, spécialisée dans l'accompagnement d'entreprises web intervient sur les problématiques des droits d'auteur et des contrats tandis qu'un expert en financement des entreprises innovantes assure la gestion et la partie opérationnelle.

3 – Tous les artistes peuvent ils s’inscrire ? Faites vous une sélection ?

Tous les artistes sont les bienvenus sur Allinmymusic.com.La concurrence sera néanmoins rude, seul les meilleurs, les plus créatifs, obtiendront le plébiscite des internautes producteurs. La sélection se fait donc naturellement, la barre étant placée toujours un peu plus haut, entre notre savoir-faire et le choix des internautes.


4 – On a vu que sur certaines labels participatifs, un vide contractuel existait entre les artistes et le site jusqu’à la fin de la levée de fond . A quel moment proposez vous un contrat aux artistes ?
Nous avons pris plusieurs mois de réflexion avant de lancer notre service, notamment pour border juridiquement la relation entre notre label et les artistes que nous permettons de financer.Les artistes se voient donc proposés différents types de contrat et nos conditions d'utilisation prévoient différents engagements dès leur inscription.En tout état de cause, plus qu'un engagement contractuel, c'est le lien entre les artistes et notre équipe qui prévaut et nous cherchons avant tout à créer un climat de confiance et offrir les meilleurs services à nos artistes.


5- Comment sont utilisé les 50 000€ de mise pour la réalisation d’un album ?

Les 50.000 euros de mise pour la production d'un album servent à rémunérer la production, l'enregistrement en studio, les musiciens, le mastering ainsi que les démarches administratives (notamment les contrats). Sont également prévus dans ces 50.000 euros les budgets marketing et promotion.


6 – Comment avez vous déterminé les paliers de production ?
Notre expérience dans le domaine nous permet de connaître les budgets nécessaires à la réalisation d'un enregistrement de qualité professionnelle et à la promotion de celui-ci.Nous avons donc fixé les paliers à 12.000 euros pour la production et promotion d'un single et 50.000 pour production et la promotion d'un album afin de garantir aux artistes les meilleures chances de succès.

7- Et si demain, un artiste dont vous pensez qu’il n’a aucune chance de rencontrer le succès dépasse les 50 000 € de mise sur « All in My Music » , que faites vous ?
S'il atteint la mise de 50.000 euros, il aura été plébiscité par les internautes, et nos goûts personnels ne peuvent pas se substituer au vote des internautes... Nous produirons donc son album et nous engagerons à ses cotés.


8 – Pensez vous qu’à terme les labels participatifs remplaceront les maisons de disque ?

Il est certain que les modèles économiques actuels sont à revoir et que les sites participatifs seront amenés à se développer car l'industrie musicale est en pleine mutation.Les multi-nationales se recentreront probablement à terme vers leur coeur de métier, la distribution et la promotion de masse, laissant la place à d'autres acteurs dans le processus de lancement de jeunes artistes... et c'est là que nous intervenons.

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