
Chansons improbables #1 : 28° à l'ombre et les secrets de la chanson parlée
Nous avons été si sérieux ces dernières semaines que j’ai décidé de créer une nouvelle rubrique pour décompresser. Je vais donc vous proposer de temps à autre , de découvrir ou redécouvrir ces chansons tellement improbables qu’elles en deviennent des chefs d’œuvres de la pop culture. Et pour commencer en beauté, le blog d’un artiste en développement s’attaque à une monument « 28 degrés à l’ombre » de Jean François Maurice ( Disque AZ)
28 degrés à l’ombre s’inscrit dans la longue tradition des chansons parlées. Un genre constitué de deux catégories : La chanson parlée volontaire ( et donc assumée ) et la chanson parlée involontaire. C'est-à-dire lorsque l’interprète a la vive impression de chanter mais en fait non . Ne rigolez pas c’est arrivé à Gerard Darmon, le pauvre.
Le soucis de la chanson parlée, c’est que sa monotonie tonale , pour ne pas dire son déficit mélodique par défaut la rende quelque peu monotone à l’oreille de l’auditeur moyen. La parade c’est le chœur de vierges effarouchées, celui de l’été indien par exemple … Pababa ! Pababababababa ! Sauf que Toto Cotugno n’a rien inventé, il a tout piqué à Camillo Felgen et son monument de la chanson parlée « WARUM ».
Ah la chanson parlée, un genre qui prend toute sa dimension en langue allemande… N’est ce pas ? Arfff Warum ? Ce qui absolument passionnant avec le tube de Camillo , c’est qu’au final quand il commence à chanter vraiment, emporté par les cordes , on se dit qu’on préférait quand il parlait.
Revenons à Monaco…
Aux « Ou –hou-hou » de Warum , répondent donc les « ah- ah – ah » de 28 degrés à l’ombre.
L’analyse textuelle de l’œuvre nous montre déjà à quel point le réchauffement climatique est une réalité indiscutable. Je cite « 28 degrés à l’ombre c’est fou , c’est trop ! ».Quand on connaît les températures estivales d’aujourd’hui sur la côte d’azur.
Ne nous voilons pas la face, l’essentiel du propos de l’œuvre se veut une description d’un couple en train de faire l’amour. C’est assez finement évoqué par un petit jeu parabolique. « L’amour est à côté de moi » au début de la chanson …Puis « l’amour est au dessus de moi » un peu plus tard. Transposable à l’infini, l’amour est au dessous de moi, l’amour est derrière moi …devant , partout quoi. C'est plus l'amour , c'est Jean sarkozy ! Enfin je m’égare…
28 degrés à l’ombre s’inscrit dans la longue tradition des chansons parlées. Un genre constitué de deux catégories : La chanson parlée volontaire ( et donc assumée ) et la chanson parlée involontaire. C'est-à-dire lorsque l’interprète a la vive impression de chanter mais en fait non . Ne rigolez pas c’est arrivé à Gerard Darmon, le pauvre.
Le soucis de la chanson parlée, c’est que sa monotonie tonale , pour ne pas dire son déficit mélodique par défaut la rende quelque peu monotone à l’oreille de l’auditeur moyen. La parade c’est le chœur de vierges effarouchées, celui de l’été indien par exemple … Pababa ! Pababababababa ! Sauf que Toto Cotugno n’a rien inventé, il a tout piqué à Camillo Felgen et son monument de la chanson parlée « WARUM ».
Ah la chanson parlée, un genre qui prend toute sa dimension en langue allemande… N’est ce pas ? Arfff Warum ? Ce qui absolument passionnant avec le tube de Camillo , c’est qu’au final quand il commence à chanter vraiment, emporté par les cordes , on se dit qu’on préférait quand il parlait.
Revenons à Monaco…
Aux « Ou –hou-hou » de Warum , répondent donc les « ah- ah – ah » de 28 degrés à l’ombre.
L’analyse textuelle de l’œuvre nous montre déjà à quel point le réchauffement climatique est une réalité indiscutable. Je cite « 28 degrés à l’ombre c’est fou , c’est trop ! ».Quand on connaît les températures estivales d’aujourd’hui sur la côte d’azur.
Ne nous voilons pas la face, l’essentiel du propos de l’œuvre se veut une description d’un couple en train de faire l’amour. C’est assez finement évoqué par un petit jeu parabolique. « L’amour est à côté de moi » au début de la chanson …Puis « l’amour est au dessus de moi » un peu plus tard. Transposable à l’infini, l’amour est au dessous de moi, l’amour est derrière moi …devant , partout quoi. C'est plus l'amour , c'est Jean sarkozy ! Enfin je m’égare…
Roo si tu me sors des trucs comme ça, je vais mouiller ma culotte. Miam. Je sens que je vais kiffer cette rubrique
Effectivement, super idée de rubrique !
Pour en revenir à la chanson parlée, c'est vrai que l'exercice est plus que périlleux, il faut vraiment être Gainsbourg pour se le permettre sans tomber dans le ridicule.
Je trouve que "l'été indien" est un exemple particulièrement intéressant : des paroles incroyablement niaises (mais alors niaises...) et pourtant, aucun doute sur son statut de chef-d'œuvre.
D'ailleurs, si mes souvenirs sont bons, c'est une des seules chansons de Joe Dassin dont il a écrit lui-même les paroles. On pourrait croire qu'il aurait mieux fait de se retenir, mais en fin de compte, non.
Tout à fait ... et, c'est encore plus compliqué parce qu'il a justement introduit beaucoup de nuances dans la chanson parlée. Il y avait le "limite entonné" , le parlé en rythme...
Sinon pour l'été indien , 100% ok avec toi , c'est culte !!!! C'est pratiquement aussi bien que Nous d'Herve Villard, c'est dire !
Charlelie Couture avec "après la fête" sur l'album Quoi Faire qu'est assez puisant. Une chanson d'after rondement bien écrire et parlé. Mais c'est sûr, quand on a la voix et le talent d'écriture.
Dans le même album, il y a "Quoi faire" qui est aussi une excellente chanson parlée qui gagne à être connu. Côté parole, celui qui n'a pas vécu ça (surtout en vivant à la campagne) me jette la première pierre.
Il y a aussi Joe Dassin:
"Tu sais,
Je n'ai jamais été aussi heureux que ce matin là.
Nous marchions sur la plage, tout ça...
C'était l'automne
Mais un automne où il faisait beau.
Une saison qui n'existe que dans le nord de l'Amérique.
Là bas, on l'appelle l'été indien.
Mais c'était tout simplement le nôtre.
Avec ta grosse robe à fleurs, tu ressemblait à une aquarelle de Marie Laurencin..........."
Notez la pertinence de la juxtaposition "été" (de "je n'ai jamais été...") avec "automne".
Cochon !!!!