Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

Sites de streaming de musique : ça va péter ? ou pas ?

Alors que la webosphère musicale francophone a une légère tendance à se complaire dans un comparatif de Deezer, Spotify et de leur offre premium respective, personne ne semble vraiment tendre une oreille en direction des soutes à bagage. C’est pourtant bien de ce côté qu’il se passe quelque chose… Maman, j’ai peur ! Mais quel est donc ce cliquetis inquiétant ? Horreur Malheur, nous étions assis sur une bombe, et on nous ne l’avez pas dit. Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise a décidé d’allumer la Fasten Seat Bell ! …Messieurs dames , Vraiment désolé de troubler votre vol en First class … Mais je crains que nous traversions bientôt une zone de turbulence. A moins qu'il ne s'agisse d'une fausse alerte...

La valeur d’une écoute sur un site de streaming … Un vaste débat.

J’ai beau aimer Philippe Astor et ses analyses, lorsqu’il annonce en plein midem dernier que « Deezer n’est rien d’autre qu’une nouvelle forme de radio interactive » . J’ai en tant qu’ayant droit un peu de mal à le suivre sur cette voie. Et pourtant son raisonnement est d’une logique indiscutable. Après quelques petits calculs, l’écoute d’un titre sur NRJ en 2007 par un seul et unique auditeur rapportait 5 fois moins que sur Deezer. « Le prix de l’interactivité », commente Philippe.

Seulement pour moi les sites de streaming n’ont rien de radio, ni dans ce qu’ils proposent aux auditeurs, c'est-à-dire l’expérience du « On demand » ni dans ce qu’ils proposent aux artistes, c'est-à-dire rien. ;) Lorsque NRJ entre un titre en playlist, elle ne fournit pas à l’auditeur la possibilité d’écouter ce titre tout comme la totalité de l’album dont il est extrait à tout moment et à volonté. Lorsque NRJ diffuse un titre, la station impose le titre à ses auditeurs ce qui a deux conséquences majeures : la radio contribue amplement à sa promotion, sa divulgation et d’autre part assure une rémunération par défaut aux créateurs.
On va sans doute me dire que Myspace et sa ribambelle de clones s’affranchissent de toute forme de rémunération aux ayants droits. Je ne pourrais que répondre que je le regrette infiniment. (et encore, je me trouve bien sage dans la formulation) Mais il faut aussi avouer que Myspace fournit un service, des outils de promotions aux artistes. Il y a la notion de « en l’échange de ». Du côté des sites de streaming ? Qu’est il proposé aux artistes ? Si ce n’est cette maigre rémunération… et un cadeau dont nous nous serions tous bien passé :

La capacité de nuisance sur les ventes …
Voilà sans doute le point que nous avons tous sous estimé : Elle est non quantifiée et non quantifiable. Existe-t-elle d’ailleurs vraiment ? Si oui de quel ordre est elle ? Que le streaming légal ne rapporte presque rien, soit mais si il venait à impacter fortement les ventes déjà en chute libre , que de devrions nous penser ou faire ?
Il suffit de voir certains catalogues de sites de streaming se déplumer de semaines en semaines, ou l’absence de plus en plus de nouveautés pour comprendre qu’un bon nombre d’ayant droits ont déjà tranché sur la question. Sans me lancer dans la futurologie ou l’Attalisme, je crains que le phénomène gagne en intensité. Nous pourrions même voir bientôt un peu comme dans le cinéma, une distribution temporisée, sur plusieurs circuits. De la même manière qu’un film est exploité en salle, puis en dvd puis en télévision … Le site de streaming constituant le bout de chaîne.
Autant dire qu’il s’agirait d’un véritable scénario catastrophe pour les acteurs de la musique streamée qui lancent en ce moment des offres premiums. S’ils se retrouveraient à faire payer l’accès à un back catalogue, la capacité de séduction de ces offres en prendrait un sacré coup.


à la recherche d’un point d’équilibre …
C’est justement cette idée d’équilibre , de gagnant-gagnant qui n’a pas encore été trouvé entre sites de streaming et les ayant droits. Il est urgent de l’envisager comme un objectif commun à ces deux parties. C'est-à-dire mettre sur la table la revalorisation des rémunérations et la façon dont les streams sont décomptés par ces plates formes. Point incroyablement toujours aussi opaque. La distribution numérique est basée sur la confiance, une confiance qui ne demande qu'à se construire...sur de la transparence et sur l'écoute (sans jeu de mot) des ayants droits.




40 commentaires:

  1. Philippe Astor a dit…
     

    Bonjour Bidibule,

    Moi aussi j'aime bien ton blog et ta façon de prendre à bras le corps, en tant qu'artiste, les problématiques du jour. Je crois effectivement que l'écoute à la demande financée par la publicité est une nouvelle forme plus interactive de radio. Et ce qui lui manque le plus aujourd'hui, c'est probablement la dimension éditoriale de la radio, mais ce n'est pas le problème que tu soulèves, qui est celui de la rémunération des artistes en bout de chaîne.

    Sur ce point, les managers ont récemment mis les pieds dans le plat, en dénonçant le manque de clarté de la répartition des revenus du streaming. Pour ce que j'en sais de source sûre et extérieure à Deezer, le service génère suffisamment de revenus publicitaires aujourd'hui pour honorer ses versements de royautés aux labels qui, comme chacun sait, sont relativement substantifs (en gros 60 % à 70 % de son CA). Si les artistes ne perçoivent rien en bout de chaîne, c'est certainement un problème de répartition interne à la filière, et non pas dans la relation de Deezer avec les labels et les artistes.

    Avec l'arrivée des offres premium, on pénètre dans une autre dimension où la comparaison avec la radio ne fait plus vraiment mouche. C'est un nouvelle forme d'exploitation de la musique, par le biais d'un service offert, que le consommateur est près à payer. Deezer table ouvertement sur 100 000 abonnés en 2010, soit un CA de 500 K€ à 750 K€/mois, cad en gros 4 à 5 M € par an reversés aux labels. A titre de comparaison, l'ensemble des radios publiques et privées reversent une vingtaine de millions par an aux producteurs au titre de la licence légale. Deezer rapportera donc beaucoup plus à la filière musicale, à ce stade, que n'importe quelle radio.

    La question de la cannibalisation des ventes de CD ne me paraît pas d'une pertinence absolue. Pourquoi ? Parce ces dernières ne représenteront plus un jour que 60 %, puis 40 %, puis 30 % des revenus de la filière, c'est incontournable, et c'est lié à la dématérialisation des supports. Vouloir se reposer à 90 % sur les ventes de CD, comme c'est toujours le cas des labels aujourd'hui même si elles ont déjà été divisées par 2, est proprement suicidaire.

    Quelles seront les alternatives en termes de revenus ? Un majorité de consomateurs de musique restera probablement sur de la consommation à l'acte (téléchargement sur iTunes, achat de CD, etc.), et une proportion croissante, qui aura beaucoup plus de valeur pour l'industrie musicale, migrera vers la consommation de services autour de la musique. Ce seront des consommateurs fidèles et captifs, avec lesquels il sera possible d'entretenir une relation directe (chose tout à fait nouvelle que n'a jamais connu la filière musicale), qu'il sera possible de valoriser encore plus.

    A mon avis, il n'est pas très équitable pour les artistes que les mêmes contrats en vigueur sur le marché physique soir reconduits tels quels dans l'environnement numérique, surtout si on s'oriente majoritairement vers la vente de services. J'entends ton appel à bâtir une relation de confiance, mais il faudrait peut-être qu'elle préexiste déjà entre les labels et les artistes.

  2. Philippe DUPUIS aka WEBENTERTAINER a dit…
     

    La capacité de nuisance des services de streaming sur les ventes est discutable.
    Il semblerait plutôt que les utilisateurs de service de streaming soient meilleurs acheteurs de musique que ceux qui ne le sont pas.
    Mais surtout, je pense qu'il serait suicidaire pour la filière de la musique enregistrée de créer une distribution temporisée : cela favoriserait le piratage.
    En effet, la consommation musicale se fait de manière instinctive, spontanée, pour répondre à un besoin à un moment donné. C'est pour cela qu'il est indispensable de proposer un accès légal sans contrainte de temps ni de lieu.
    Ensuite, il est certain que la consommation musicale sous forme de streaming doit permettre le financement de la création...ce qui ne semble pas être le cas pour le moment.

  3. Philippe DUPUIS aka WEBENTERTAINER a dit…
     

    @Philippe ASTOR

    Effectivement, je crois aussi que l'avenir de la filière de la musique enregistrée repose sur les consommateurs fidèles et captifs (les fans), profitant pleinement de la désintermédiation entre artistes et fans. Je pense d'ailleurs que de nombreux nouveaux modèles économiques vont voir le jour sur cette base et sans aucun rapport avec la vente de supprts physiques.

  4. Sylvain a dit…
     

    En tant qu'utilisateur (de Spotify évidemment), je dois moi-même me rendre à l'évidence. J'ai au moins repoussé, certainement en partie annulé, l'achat de certains albums depuis que je suis abonné au service.

    @Philippe, j'ai appris à me méfier des projections et des chiffres annoncés par Deezer, je rappelle que JB annonçait la rentabilité pour fin 2008 au temps du financement par la publicité

    Sinon, le problème est toujours celui du clientélisme (pas les mêmes conditions pour les majors que pour les indés)

  5. Philippe Astor a dit…
     

    Je n'achète plus de CD depuis longtemps, sauf pour les offrir à mes parents, le cas échéant. Pour autant, mon budget musique est de l'ordre de 30 ou 40 €/mois aujourd'hui, via divers abonnements, soit env. l'équivalent de 2 CD/mois achetés, cad 24 CD/an. Je n'ai jamais autant dépensé d'argent pour la musique. J'ai appris depuis longtemps à ne pas baser exclusivemlent mes analyses sur mon propre comportement, mais je trouve que c'est plutôt encourageant comme constat personnel.

  6. Bidibule a dit…
     

    @ Philippe Astor

    C’est intéressant ce que tu dis car justement il se trouve j’ai pas plus tard que vendredi dernier interviewé une artiste relativement connue de la nouvelle scène française qui m’a affirmé qu’elle ne touchait aucun revenu du streaming de ses titres sur Deezer. Il y a donc une première question qui se pose pour les artistes signés. Mais pas seulement….
    Etant producteur de mes enregistrements, je n’ai pas tout à fait la même position dans la chaîne de distribution. Autrement dit , je reçois régulièrement via mon distributeur ( qui deal lui-même avec Believe digital) des reports d’exploitation de mes titres sur différentes plates formes et la rémunération qui y est attachée.
    Ce que je remarque c’est que les streams ,les écoutes n’y sont pas datées. Cela ne me pose pas de problème organisationnel (quoique quelque part, en terme d’analyse de retour promo, il serait intéressant d’avoir accès à ces données) , ce qui me gène c’est que pour le coup, toute possibilité d’audit est écartée.

    De même, qui peut aujourd’hui apporter un témoignage sur la façon dont sont comptabilisées ces écoutes . Si on ne « stream » pas le titre en entier , l’écoute est elle comptabilisée ? A partir de quelle durée ? Et si un utilisateur écoute plusieurs fois le titre à la suite, ou dans la même journée ? Que veulent dire les indices de popularité sur Deezer et musicme ? Pourrait on avoir une idée des paliers ?

    Il ne faut pas y voir une défiance personnel ... Ces questions là , les ayants droits se les posent en off . On peut logiquement penser qu'elle seront sur la table un jour où l'autre. Je n’accuse pas , je pose des questions.. .Je ne crie pas à mort l’arbitre , je demande à lire les règles du jeu.

    Ce que je tente de dire, maladroitement sans doute, c’est qu’il y a pour le moment dans cette proposition qui est faites aux artistes et aux ayants droits quelque chose qui tient du « sans contre partie. » Et ne nous arrêtons pas à la notion purement économique. Quand je vois qu’il n’est même pas possible de faire pointer un lien vers le site de l’artiste et que les photos d’illustrations artiste sur Deezer ( c’est un exemple) restent vides… Que dois je penser ?

    Pour la capacité de nuisance sur les ventes, Tu remarqueras que je n’affirme rien et je me contente malicieusement de poser des questions. Nous pourrions en parler des heures…dans le vide. C’est un peu comme le P2P … Je me suis même bien gardé de déborder sur la case CD, en ne parlant que de vente. Puisque de toute façon, derrière cet arbre se cache la question centrale , celle de la valeur marchande de la musique .

    Comprenons nous bien, ce billet n’est pas un doigt accusateur mais une main tendue… Un appel à construire un modèle d’avenir qui fonctionne dans les deux sens. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

    En tous les cas , ça me fait bien plaisir de te voir poster sur mon blog ;)

    @Philippe DUPUIS
    Je suis d’accord , nous serions face à un 2012 musical …Reste à savoir sur les plus gros d’entre nous ( je parle des ayants droit) n’ont pas d’autres idées derrière la tête Je veux dire par là ne considèrent pas le modèle actuel des sites de streaming comme une impasse? Encore une fois posons nous la question...

  7. Philippe Astor a dit…
      Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
  8. Philippe Astor a dit…
     

    Je n'ai pas du tout pris ton billet comme une attaque personnelle. Tu fais bien de poser ces questions, en toute innocence, à partir des éléments dont tu disposes. Il est certain qu'un certain nombre de questions doivent être soulevées au sein même de la filière musicale, pas seulement sur les relations entre sites de streaming et ayant droit. Et de ce point de vue, tu as au moins le mérite de faire avancer le débat. Venant d'un artiste, ce n'est pas monnaie courante.

  9. Bidibule a dit…
     

    J’avais bien compris .. Philippe ! : )

    Mon explication était plus dans l’objectif de dire. : je ne suis pas de ceux qui réclament la tête de Deezer ou des sites de streaming … Au contraire , qu’ils vivent et qu’ils nous rapportent de quoi continuer à créer…

  10. Philippe couderc a dit…
     

    Bonjour,
    (message eu deux fois car trop long)

    Intéressante discussion où je me permets d'intervenir, au titre de label indépendant (Vicious Circle à Bordeaux), tentant également de défendre ces structures dans la grande tourmente qui nous agite depuis quelques années.

    plusieurs points :
    - la question de la valeur de la musique me semble primordiale. Valeur battue en brèche avec des valses de prix du physique incohérentes et conséquentes. Valeur réduite à zéro par les sites de streaming. Ecouter à longueur de journée ce que l'on veut, quand on veut et où qu'on soit sans rien débourser, pose un véritable problème. C'est donner une bien piètre image de que peut représenter la musique dans la vie de chacun. Quant à la rémunération actuelle, elle est de l'ordre de 28 euros pour 20 000 écoutes

    - à voir ce que donne l'offre payante en terme de rémunération ; je n'ai pas de chiffres là-dessus actuellement, je n'ai donc aucun avis tranché. D'autant que, si j'en crois le nouveau service de Deezer, la "discothèque" disparaît avec l'arrêt de l'abonnement.

    - la question de la transparence est fondamentale : qui peut me dire qu'informatiquement il est impossible d'introduire un coefficient multiplicateur genre 0,98 quelque part qui puisse donc soustraire 2% du volume des écoutes, qui ne seraient donc plus rémunérés. Je n'accuse pas, je me pose des questions, entendons-nous bien !

    - il est tout à fait vrai que l'on doit également s'interroger sur le partage des rémunérations labels / artistes., C'est pour cela que les labels indépendants qui, au travers d'une fédération nationale nouvellement créé, FELIN, ont répondu à la Commission Zelnik en proposant, entre autres, une véritable opération Mains propres de la part de l'industrie du disque. En effet, il n'est pas rare de trouver des niveaux de rémunérations du numériques inférieurs ou égales à celui du physique, ce qui est une aberration. La confiance du public envers les producteurs de disques dont je fais partie est gravement altéré et les labels indépendants en ont plus qu'assez d'être systématiquement mis dans le même sac que les majors du disque.

    - Philippe Astor a peut-être raison quant à sa vision de l'avenir des rémunérations concernant la musique enregistrée. Le problème de nos structures, fragiles par nature mais indispensables quant à une certaine vivacité de la création musicale, se pose malheureusement maintenant, en 2009, en 2010 alors que l'offre physique en magasin (qui représente effectivement 80% de nos revenus) se réduit dangereusement. Il est devenu quasi impossible d'être présent dans tous les magasins Fnac avec un jeune artiste sauf à avoir des partenariats de fous (ce qui implique donc d'être plutôt "à la mode" ; en effet le niveau dit "de la centralisation" a été sacrément remonté. question : est-ce le "moins de ventes" qui entraîne le "moins de choix" ou l'inverse ?

    L'urgence pour la création est aujourd'hui et nous croyons que c'est commettre une erreur que de ne pas parler du marché de la musique au sens global, c'est à dire en y incluant également le physique. Je suis d'accord sur le fait que les labels et artistes s'orientent vers une multiplication des sources de revenus mais il faut penser que la période de transition qui est très longue sera aussi meurtrière. Les majors du disque qui vivent beaucoup de leur fond de catalogue n'ont pas ce soucis. on pourrait même penser que la disparition du physique n'est qu'une opération d'augmentation de leur marge. Enfin, on doit aussi parler de la segmentation du marché : à savoir que les majors passent des deals avec des banques ou fournisseurs d'accès, deals dont nos labels sont exclus.

  11. Philippe couderc a dit…
     

    suite...

    - que le fondateur d'un magasin de disques indés (et l'actionnaire d'un autre) puisse juste dire qu'en quelques années, notre chiffre d'affaire a été divisé par 2 aussi. Et pourtant nous sommes dans les musiques dites de niches, avec donc une clientèle pour qui la musique n'est pas qu'un produit de consommation courante. Clientèle qui n'est pas super riche non plus et à qui je ne peux jeter la pierre. mais la constatation est bien là : une incidence forte sur les achats de disques physiques sans que je puisse dire si cela est dû au seul téléchargement illégal. mais je dois tout de même constater que la courbe fléchit dangereusement depuis début 2005, soit le développement de l'adsl en France. Enfin, pour être complet, je constate une stabilisation relative depuis 18 mois (ouf!)

    Je crois qu'on ne trouvera pas de solution satisfaisante en ne s'en remettant qu'au seul débat de la dématérialisation. Et quand on voit comment le vinyl renait de ses cendres, même à petite échelle, la prudence devrait nous inciter à ne pas foncer tête baissée dans les "nouveaux modes de consommation" mais bien considérer l'ensemble du champ de la musique, sans passion exagérée et avec pragmatisme. De fait, il me semble que bien des solutions pourraient être mise en oeuvre (comme mettre du disque chez des libraires par ex. nous le testons actuellement en région aquitaine et cela fonctionne) si l'on veut bien garder à l'esprit qu'il n'y a pas sur cette basse terre que les seules majors du disques.

    P. Couderc

  12. Bidibule a dit…
     

    Merci d'intervenir en tout cas , j'ai envoyé quelques messages vers Deezer pour voir si quelqu'un chez eux pouvait intervenir sur le sujet... Je pense qu'il serait intéressant de savoir comment ils réagissent à tout ce qui vient d'être dit ...

  13. Anonyme a dit…
     

    petite intervention de ma part :

    si on peut ecouter sur deezer, pourquoi acheter un cd ?
    Ds 95 % cela suffit a satisfaire l'envie d'ecoute, selon moi.

    Alors je pense que OUI, le streaming ne permet pas d'ameliorer les ventes.

    zgo

  14. Bidibule a dit…
     

    Oui, je suis un peu moi aussi sur cette idée… Surtout si nous parlons d’une part d’album entier , d’autre part de la possibilité d’écoute à volonté. Alors après, chacun chantera son refrain dans sa paroisse puisque encore une fois nous parlons de quelque chose de non quantifiée et non quantifiable.

    Mais je dis : Allons plus loin dans le débat, car de toute façon le transfert de consommation de musique de l’achat ( qu’il s’agisse de Cd ou de téléchargement ou encore d’autre chose… ) à l’écoute ( via ces sites de streaming ) ne serait pas un problème si les rémunérations permettaient de financer la production de musique. Hors aujourd’hui, on peut se poser la question du rôle des sites de streaming dans la dévalorisation de la musique. On ne passe simplement de l’achat d’un disque à l’écoute sur internet, mais de quelque chose qui permet de financer la musique, à quelque chose qui ne le permet pas, du moins pour le moment.

  15. Sincever a dit…
     

    Pour moi, dans un premier temps, (ce que je pense c'est qu')il faudrait mettre en place via un service public dans chaque pays une gigantesque bibliothèque musicale numérique. Tout service de musique en ligne devra utiliser cette bibliothèque pour vendre/streamer de la musique. De cette manière, les statistiques seraient gérées par ce service public et pas de fraude possible. Je suis une grande rêveuse, je sais mais est-ce si irréaliste que cela ?

  16. Frédéric Neff a dit…
     

    Ca donne envie de rejoindre Gerd Leonhard et la mise en place d'une licence comme pour la radio auniveau du streaming.
    Pleins d'intérogation rte côté mesure d'audience du streaming comme l'a indiqué Bidibule.
    Faut absolument désamorcer le débat en ne faisant pas une chasse au sorcière anti-streaming mais sans pour autant se transformer en représentant de spotify et consors.
    Trasparence au niveau des reporting, accès aux données statistiques d'écoute en "direct", coût fixe pour le stream, voilà déjà ce qu'on peut attendre des sites de streaming.
    Aussi, faut "accepter" qu'on touchera peu sur le stream. Selon Denis Ladegaillerie a annoncé lors d'une table ronde au mix mouv session que Believe arrêterait son partenariat si Deezer en 2010 n'augmentait pas son taux de reversement par titre (à savoir passer à 0,01€/stream minimum)
    A suivre donc....
    Y a plusieurs entrés dans ce débat. L'outil de stream, les nouvelles pratiques, la valeurs monétaire et symbolique de la musique, la répartition et l'avenir de la filière musicale comme l'avenir des site de stream qui dépensent plus qu'ils ne rapportent.

  17. Philippe DUPUIS aka WEBENTERTAINER a dit…
     

    Quel riche et intense débat auquel, comme Bidibule, j'aimerais que DEEZER et consorts se joignent :-)

    Sinon, d'après une récente étude dont le lien m'a été fourni par @virberg, 60% des pirates UK affirment qu'ils ont réduit le nombre de leurs téléchargements illégaux grâce à Spotify : http://bit.ly/2AnKf3

    Que faut-il en déduire ?

    A mon sens, que, malheureusement, le débat ne doit pas être : le streaming est-il une bonne issue pour la filière de la musique enregistrée ?

    Mais plutôt, puisque l'accès illimité et légal à la musique en streaming est incontestablement un modèle d'avenir (ou même présent), comment faire en sorte pour que cela puisse financer la production ?

    Car il est évident qu'à l'heure actuelle, cela n'est pas le cas.

    Pourtant, si ça permet de réduire (en tout ou partie) le téléchargement illégal, c'est forcément utile.

    Maintenant, il faut aussi veiller à une chose : il ne faut pas confondre la radio (impact, utilité et rémunération) et services de streaming.

    Si pour une écoute unitaire individuelle, les services de streaming reversent plus aux ayant-droits que la radio, il ne faut pas oublier que la radio permet(tait) d'assurer la promotion des artistes et de vendre des albums.

    Or, si les services de streaming sont les meilleurs apporteurs d'affaires de sites de téléchargement légal, le modèle du téléchargement à l'acte se réduit de plus en plus. Quel intérêt d'avoir un fichier mp3 si on peut avoir accès légalement à ce même fichier gratuitement, en tout lieu et à toute heure ?

    Cependant, les 1ers résultats des services de streaming nous permettant aussi de dire que le streaming gratuit n'avantage personne sauf les majors qui encaisent des minima garantis et des avances.

    Il semble donc préférable d'encourager la promotion des abonnements payants et illimités (avec toute la transparence nécessaire) qui permettra davantage de financer la filière : un abonné à 9,99 TTC rapportant 100 € HT/ an à la filière (60€ si on déduit la part revenant aux services de streaming).

    Mais aussi et surtout, comme le dit Philippe COUDERC, il faut multiplier les sources de revenus.

    Il ne faut donc pas se focaliser sur le streaming, plein de choses sont à faire et notamment trouver des modèles générant du cash flow.

    Et là, je sens que vous allez hurler mais avant les artistes faisaient des disques et tout l reste (concerts, produits dérivés, sponsoring, etc) servait à augmenter à la marge le chiffre d'affaires mais surtout à assurer la promotion.

    Aujourd'hui un artiste est une marque qui doit être exploitée en tant que telle, en respectant ses valeurs et son territoire, sous toutes formes d'expériences, de formats et de contexte de façon à générer un chiffre d'affaire susceptible de lui permettre d'assurer le financement de sa production. A défaut de quoi, il faudra rester un artiste "amateur" donc non professionnel et juste faire de la musique pour son plaisir.

  18. Sébastien Beauvarlet a dit…
     

    Bonjour à tous,

    Je viens vous faire part de l'expérience de LMG Productions, éditeur du groupe Alcohsonic. Nous travaillons avec IDOL sur la distribution numérique de ce groupe depuis janvier 2009. Je passe la partie distribution physique où la mise en bac est à ce jour chaotique, et les ventes quasi inexistantes !

    Alors revenons sur le sujet du débat, les sites de streaming, qui a mon sens deviennent une alternative non négligeable à la distribution numérique ! Pourquoi ?

    Sur les 6 premiers mois d'exploitation en numérique de l'album d'Alcohsonic 50% des revenus viennent des plateformes de téléchargement légales, 50% des plateformes de Streaming ! C'est donc à mon sens à date un support incontournable pour toute diffusion musicale et un revenu non négligeable pour la survie d'un label et de l'artiste.

    Un album sur Itunes = 9,90€
    1000 écoutes sur Deezer = 10€

    Nous ne savons pas combien d'écoutes sont éfféctuées suite à un achat d'album en mp3 !

    La seule vraie question est : "comment sont calculés les revenus émanants des plateformes de streaming ?" Par écoute ? Par IP ? Par membre ? C'est la question où il ya un vrai manque de transparence !

    Enfin comparer le P2P aux sites de streaming est une vraie connerie !

    Le P2P l'internaute est seul bénéficiaire, mais sera désormais brimé par cet acte à défaut d'avoir mit en place une licence globale va (ou pas) se tourner d'avantage vers les sites de streaming.

    Les sites de streaming permettent donc aux internautes d'accèder librement à une bibliothèque conséquente, tout en rémunérant les ayants droits...

    En quoi donc cela va t'il péter ? Je suis très content de pouvoir aujourd'hui gagner de l'argent et en reverser à mes artistes grâce aux sites de streaming !

  19. Bidibule a dit…
     

    Merci de partager avec nous ton expérience et ton avis personnel , Sébastien ;)

    Mais:
    1000 écoutes sur Deezer = 10€
    Tu es vraiment sûr de toi ? ;)

    Et enfin le P2P n'a jamais été comparé aux sites de streaming dans ces colonnes ...Autrement que par son hypothétique capacité de nuisance sur les ventes. Je me trompe ? ;)

  20. mousse a dit…
     

    De mon expérience de label (www.yotanka.net) et ditributeur (www.yozik.com), je tire le même enseignement que Bidibule : le modèle du streaming est une bombe qui s'apprête à exploser :
    - explosion interne lorsque les avances consenties aux majors vont arriver à leur terme (plusieurs millions d'Euros...) et qu'elles risquent fort de refuser de rentrer dans le lot commun (un % des revenus publicitaires entre 40 et 70% avec un minimum largement inférieur à un cent). A moins d'une fuite en avant pour reconduire ces avances par de nouvelles de fond, on peut s'attendre à des retraits massifs de catalogues)
    - explosion externe de la filière musicale si elle ne doit plus compter que sur les niveaux de vente du streaming. Je sais bien que les coûts de production ont fortement baissé, peut-être par dix, mais ce qui n'a pas baissé ce sont les rémunérations des talents qu'il faut pour faire un bon album : réalisateur, ingé-son et les artistes eu-mêmes (voir les derniers taux de la convention de l'enregistrement). Si on a que le streaming pour financer une (micro)structure qui organise tout ça, il ne reste rien pour la promo, même avec 1 million d'écoutes sur Deezer.

    Le seul bon argument des sites de streaming, c'est que c'est mieux que le P2P gratuit. Qu'en reste-t'il au fur et à mesure qu'Internet se normalise et qu'il est plus difficile de trouver gratuitement le titre que l'on cherche.

    L'espoir vient pour moi de la vente directe dont parle Philippe, un vrai bol d'oxygène quand des fans se fendent d'une grosse partie de leurs revenue pour s'assurer la collection complète (CD, vinyle, tee-shirts et affiches collectors). Merci à eux !

  21. Hugo a dit…
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  22. Hugo a dit…
     

    Spotify, Deezer et consorts sont tantôt présentés comme LES relais de croissance tant attendus pour l’industrie musicale, tantôt décriés pour les faibles revenus qu’ils dégagent actuellement pour la filiale, et surtout pour les artistes. Or nous savons aujourd’hui que l’avenir se trouve entre ces deux approches, les sites de streaming commençant en effet à dégager des revenus importants pour les maisons de disques (l’exemple de la suède est frappant). Mais le problème est en effet sur ce point précis, les artistes ne voient pas souvent la couleur de l’argent que leurs producteurs récoltent. Et c’est, à juste titre, ce que Bidibule met à l’index dans son post.

    Let the innovation shine

    Ces sites de streaming se trouvent à la limite de deux paradigmes et doivent convaincre l’ensemble de la profession. D’un coté il faut convaincre les utilisateurs de switcher du téléchargement illégal vers ces usages là, et de l’autre il faut inciter les ayants-droits à mettre à disposition leurs catalogues sans pour autant envisager des revenus à court terme. Et d’ailleurs l’accent à été mis sur le premier point et c’est normal. Il faut avant tout changer les usages, et c’est presque chose faite : la musique est désormais consommée en streaming par la génération Y (la mienne). Ces plateformes ont prouvé aux utilisateurs leur supériorité d’usage par rapport au téléchargement illégal. Les ressources ont donc été allouées à l’innovation, ou en termes plus directs ils ont mis la charrue avant les boeufs.

    Oui mais si Deezer n’avait pas adopté cette stratégie, et avait attendu d’avoir dealé avec tout le monde, peaufiné tous les process de répartition, de monitoring, de reporting, etc, les usages auraient été encore plus ancré dans le téléchargement illégal, et il aurait été encore plus fastidieux de détourner les utilisateurs vers la légalité. Oui, mais les process de répartition?

    Les process? Pas le rôle de Deezer

    D’autant plus que les majors et les sociétés de répartitions des droits ont un rôle de mise à plat des process. Entre le reporting maisons de disques, et SACEM du monde entier, les process sont complètement archaïques, et c’est d’ailleurs pourquoi les licences Pan-Européennes sont en cours de création. bien évidememnt qu’une base de donnée musicale mondiale de référence serait la solution à tous ces maux, mais cela implique une perte de contrôle des acteurs en présence (majors et SACEMs) donc plus délicat. Est-ce le rôle de Deezer d’allouer des ressources à des tels travaux de fonds?

    Ces sites doivent atteindre une audience critique et un taux de fidélisation important pour être rentable (et encore). Considérons ça comme un investissement en vue d’une rentabilité et de revenus futurs pour toute la filiale, et appliquons-nous à abaisser toutes les barrières (nationales, procédurières, comportementales) pour ne pas freiner l’innovation. Le streaming gratuit ne tient vraisemblablement pas le salut de l’industrie musicale entre ses mains, mais le streaming Premium mérite que l’on s’attarde un peu plus longtemps sur la question

  23. Bidibule a dit…
     

    Je t’invite quand même à relire avec attention l’article et les idées exprimées dans les commentaires. Quand je lis « les artistes ne voient pas souvent la couleur de l’argent que leurs producteurs récoltent. Et c’est, à juste titre, ce que Bidibule met à l’index dans son post. » Je reste un peu sans voix .


    J’aimerai donc comme tu le dis à juste titre préciser que nous pointons du doigt bien d’autres choses qu’un problème de répartition axé maison de disque=> Artiste. C’est à dire que nous appelons de nos vœux la notion de transparence sur les reporting, la possibilité d’audit, qui est à mes yeux la moindre des choses sur un secteur essentiellement basé sur la confiance et c’est le cas de la distribution numérique. Il me sembler cher Hugo que si il y a un process dont les sites de streaming ne peuvent pas s’affranchir c’est bien celui ci non ?


    D’autre part , Je ne pense pas qu’amener la notion d’innovation dans un tel débat soit un démarche positive ou constructive. Nous balancer à la figure : Il ne faut pas freiner l’innovation …C’est un peu comme si nous te répondions : Il ne faut pas tuer la culture. Ce genre de dialogue de sourd, c’est sans moi !

  24. Hugo a dit…
     

    Pour ne pas tuer la culture, ne tuons pas les artistes, et pour ne pas tuer l'innovation, ne tuons pas les entrepreneurs. Ce sont deux sujets différents qui ne s'opposent pas donc je ne comprends pas vraiment ou est le dialogue de sourds.

    J'essaye juste de dire qu'il y a un problème de fond dans la réglementation de ces process et que ce n'est pas à ces sites de streaming de les régler. Quand je vois les différences de process chez toutes les sociétés de répartitions de droits, et leur réticence au changement, j'essaye de ne pas taper directement sur l'acteur le plus visible.

    Bien sur que Deezer doit être transparent sur ses méthodes de reporting, mais comme tous les acteurs se doivent de l'être. Et quand rien n'est transparent parce que c'est le bordel, il faut mettre les choses à plat et les sites de streaming n'en n'ont clairement pas les moyens. Conséquemment pour les possibilités d'audit & services associés, Deezer essayant actuellement de survivre, on va dire que ça viendra dans un deuxième temps hein?

  25. Bidibule a dit…
     

    C’est assez amusant cette argumentation… Comment crois tu que les ayants droits peuvent percevoir ta proposition : Ecoutez signez en bas, on verra si c’est intéressant pour vous dans un second temps ? Si tu es partant pour ce genre d’aventure, tu vas faire fureur sur le marché de l’emploi … ;)))) Et si ce n’est pas le cas pourrons nous te dire que tu exprimes une certaine réticence au changement et à l’innovation ? ;)

  26. Hugo a dit…
     

    c'est pourtant ce qui se passe en ce moment ;) après ta démonstration est un syllogisme donc on va vite tourner en rond

  27. Bidibule a dit…
     

    Tu bottes en touche là :))))

    Bon de toute façon, je veux bien parler d'innovation avec toi dès que tu auras des billes dans la partie, du catalogue ou des albums sur ces sites ...

    En attendant ...on va dire: Non ;)

  28. Bidibule a dit…
     

    Et encore une fois .. Cet article et une grande partie des commentaires sont une main tendue ... Que ces sites de streaming vivent !!! Qu'ils rapportent de l'argent et qu'ils permettent de financer la création...

    Mais par pitié qu'on ne nous renvoie pas à la figure le coup du frein à l'innovation ... ;)

  29. Hugo a dit…
     

    :D

    Tu ne bottes pas en touche là, tu siffles la fin du match :)

    Bien sur que si tu avances l'argument "moi je gagne mes billes comme ça" je vais avoir du mal à faire valoir les miens. Et je comprends bien qu'il est difficile d'être complètement objectif et pragmatique quand on dépend financièrement de ces problématiques mais quand même. Je ne lis chez toi aucune forme d'indulgence pour Deezer, et j'essaye juste de dédiaboliser ces acteurs qui ne sont pas uniquement portés de mauvais volonté. J'espère que l'on sera d'accord sur ce point là au moins :)

  30. Bidibule a dit…
     

    Ayé tu après m'avoir accusé d'être un frein à l'innovation , d'être non constructif , tu me fais un procès pour manque d'objectivité et de pragmatisme...

    Donc oui , je siffle la fin du match

  31. raymondo menech a dit…
     

    Et pourquoi deezer ils ne répondent pas??? Ils ne peuvent pas donner leur chiffre? Problème avec la concurrence? Tu devrais insister. A part ça le débat était intéressant (très) et constructif (un bilan me semblerai le bienvenue). Dommage que ça se termine en querelle d'adolescent pré-pubère.

  32. Bidibule a dit…
     

    C'est clair , j'aurai du m'abstenir de répondre....:))) Voilà, mais bon y'a des moments la coupe est aussi pleine, tu vois...

  33. Hugo a dit…
     

    c'est quand même fou, je veux bien me tromper mais j'ai pas vraiment l'impression d'avoir eu des réactions d'adolescent pré-pubère, et j'ai pas vraiment l'impression d'avoir eu droit à des réponses constructives, non? "tu vas faire fureur sur le marché de l’emploi … ;))))"

    tiens au fait : http://www.irma.asso.fr/Musique-en-ligne-NKM-remet-ses?xtor=

    p'tet que NKM fera fureur elle ;)

  34. Frédéric Neff a dit…
     

    @ Bidibule @hugo
    En tant qu'arbitre, on va calmer les débats, je veux voir les 2 capitaines et vous reculé de 10 mêtres.
    Avant de vous envoyer des clasquettes qui seront saanctionné la prochaine fois de carton jaune, on va faire un résumé pour ceux qui veinnent d'arrivée.Bidibule : le sites de streaming doivent tenir compte des créateurs en étant plus transparent, plsu rémunérateurs et plus "juste" entre label. Si rien ne va dans ce sens, on va avoir une offre légale non pérenne qui va nous péter à la gueule faisant des morts chez les sites de streaming et chez les ayants droits (prod et artistes) en tendant vers un "le contenu, c'est gratos même quand il y a exploitation commerciale.
    Hugo : les sites de streaming sont une réponse intelligente et en fasse avec les besoins des consommateurs mais ils ne sont qu'au début de leur histoire. Ils apportent de nouvelles façon de diffuser, promouvoir et écouter la musique. Laissons les se développer san leur mettre de freins car l'avenir, qu'on le veuillent ou non, passera par eux.

    Comment vous vous démerdez pour vous foutre sur la gueule ?
    Le stream doit évoluer et il doit le faire bien. Vous êtes sur la même longueur d'onde sur la base.

    Après, comment on procède ? vaste question. Lasser carte blanche à des sites dont la pérennité passe par un marché publicitaire (bof bof pour le dev et les secteurs de niches)Faire l'autruche sur le coût du stream, le prix d'une écoute, combien on reverse à l'écoute (et quelle écoute) à l'ayant droit.
    Fermer les yeux sur les reportings et les conditions de calcul du nombre d'écoute (titre entier, payé jusqu'à combien de temps écouté, plusieurs écoute d'un même titre payé une fois ...?)
    oui, le stream doit inventer, mais le stream ne doit pas laisser pour compte ce qui fait son fond de commerce, le contenu.

    Mêlé au centre du terrain

  35. Footeuz a dit…
     

    Alors comme tu m'as sollicitée je réponds, mais je ne peux pas vraiment répondre...
    J'ai juste transféré à qui de droit.
    En tout cas je tenais à souligner que ce débat est réellement intéressant et avec des réponses intelligentes pour une fois.

    Vous demandez des chiffres(que je ne connais pas d'ailleurs). Mais vous vous doutez bien que pour des tonnes de raisons y'a des chiffres qui ne seront jamais dit.
    Et ce qu'on peut lire partout, qui est rapporté, déformé, c'est vraiment à prendre avec des pincettes.

    Quand à mon avis perso sur l'avenir de la musique et du numérique, pour moi il me semble EVIDENT qu'une solution web est l'avenir. Même si je suis très très très attachée à l'objet cd.

    Je n'attends qu'une chose c'est que tous les artistes aient des contrats qui tiennent compte de tout ces nouveaux modes de diffusion.

  36. Bidibule a dit…
     

    Déjà … Merci Footeuz d’avoir accepté de prendre part au débat. Je sais qu’en tant qu’employé de Deezer, tu ne peux bien sûr pas t’exprimer au nom du service. Mais je trouve ta démarche très sympathique.

    Car encore une fois, même si dans les commentaires le mot Deezer revient sans cesse, au point de devenir un terme générique, le but de ce billet n’était pas de pointer du doigt spécifiquement Deezer mais plus de tendre une perche aux sites de streaming en général. En disant hey ho ! Il se passe quelque chose en bas ! On ne peut plus rester dans le flou !

    Je pense pour ma part que la seule solution qui a de l’avenir, c’est celle qui satisfera à la fois les utilisateurs, les services et les ayants droits. : ) C’est pas gagné, tu me répondras sans doute. ( je tente aussi de suivre la réaction des utilisateurs sur le forum de Deezer …Et ce n’est pas triste ). Mais bon…

    Après, personnellement, ce que j’attends des sites de streaming, c’est plus une transparence des décomptes et du reporting, que de venir se préoccuper des répartitions internes entre maison de disque et artistes interprètes. ;) Ce qui ne veut pas dire non plus qu’il n’y a pas de problème à ce niveau là. Attention ;) (Voir l'interview de Clarika )

    Enfin voilà, si l'objectif commun est de trouver une solution au financement de la création basée sur relation de confiance... Il est temps pour nous tous de retrousser les manches...

  37. Anonyme a dit…
     

    hello,
    si je suis le calcul de M.Beauvarlet, je constate que
    1 000 000 de streaming rapporteraient 10.000 euros ...

    aie, je prepare un album avec mon vieux 4 pistes a cassette .

    Zgo

  38. Anonyme a dit…
     

    Etant donné ce que je vais dire, je suis obligé de rester "anonyme" (je ne le suis pas vraiment, les frasques du web ... bref), désolé.

    Bidibule souligne une chose importante, Deezer est omniprésent dans la discussion, sans doute parce que c'est le numéro 1 Français, il est clair que ce n'est pas le seul dont on devrait parler (pandora, last.fm ...) car le débat est mondial au niveau du streaming, mais n'oubliez pas non plus les webradios et leur homologues professionnels les radios numériques en web, 3G et bientôt autres réseaux. Plus généralement ce débat soulèvent le problème des droits d'auteur sur le web (et autres réseaux donc).

    En tant qu'ancien programmateur d'une de ces nouvelles radios numérique générant audience et recettes publicitaires, je pouvais clairement faire ce que je voulais ! Le mot Sacem n'existait pas (je crois qu'on payait un certain pourcentage ,que je n'ai jamais vu, mais certainement pas pas de rapport détaillé !), la différence entre édition et radio encore moins, le fait de passer des titres d'amis une porte ouverte et sans verrou .. Bref du grand n'importe quoi !

    Il y a donc un réel problème, la loi, un vide juridique autour de la question est présent. Il est à noter que la France dans ce domaine est plutôt exemplaire, mais même avec ça les politiques ont toujours une longueur de retard sur la question. Sujet mal maîtrisé, lobby des majors faussant le débat, génération de l'immédiateté qui apprends bien plus vite que la normale (en tous cas que les politiques ;-) .. les causes sont nombreuses. Quoi qu'il en soit, cela profite à ces sites, qui se développent avec moins de contraintes que dans le réel. Mais peut on leur jeter la pierre ? Business is business, quand on se lance dans un domaine, l'aspect économique et juridique peut être ce sur quoi on s'appuie pour créer un avantage concurrentiel, ou même tout simplement générer un CA plus important que prévu initialement. C'est le cas ici.

    La solution, je crois qu'on est d'accord: une table ronde avec un vrai syndicat des indépendants, des auto-produits .., les sites concernés, les majors et les pouvoirs publics.
    Il est clair qu'une "base mondiale", voir un service public (!) serait idyllique, lourde à mettre en place, posant de nouvelles problématiques, mais intéressante et pouvant générer de l'emploi. Le débat n'est pas là pour l'instant.

    Maintenant en tant qu'artiste bientôt auto-produit (courant été), il sera évident pour moi d'être sur ces sites ! Pour un petit (pour l'instant, héhé) artiste comme moi on parle de promo avant même de revenus. Le fait est que je ne souhaite pas y voir apparaître tout mon album, plutôt une sorte de maxi. Ce qui permet aux gens d'écouter les "tubes" de l'album et de se décider à l'achat si ils le veulent. Qu'on soit clair, en un clic il est possible de passer de deezer à iTunes ! De plus, ce genre de sites ont leur propre service artistique. En dehors des OP dealées, ce sont les premiers à vouloir mettre en avant les artistes qu'eux même apprécient, une home page de Deezer (pour ne citer qu'eux encore une fois) on imagine très bien ce que ça peut engendrer en vente ...
    Je retiens l'argument d'Hugo également en le reformulant peut être (ou pas, je n'ai plus que l'idée en tête): le vide juridique existant encore à l'heure actuelle a permis à ce genre de site de se développer très librement et ainsi proposer une offre qui colle quasi parfaitement à la conso de cette génération de l'immédiateté, il est vrai que ça contre-carre la piraterie.
    En revanche il est clair qu'il va devenir essentiel de réguler tout ça et de remettre les cartes à plat.
    Là dessus Bidibule, je vais dans ton sens.

  39. Anonyme a dit…
     

    Plusieurs autres éléments, parfois déjà énoncés me semble important:
    - L'artiste n'est plus un mouton. Je veux dire par là que ce n'est plus seulement celui qui fait la zic', il s'implique de plus en plus dans la vente de cette dernière et en ce sens, il signera de moins en moins de contrats débiles et renégociera certains pourcentages. C'est indéniable, même pour les plus gros je pense de ne pas rester dans cet état mouton et de commencer un peu à plonger le nez dans la paperasse, c'est embêtant pour le temps passé à la créativité mais indéniable pour notre survie.
    - Les modèles économiques du web sont à mettre en place. Et dans cette même idée que l'artiste n'est plus un mouton, c'est certainement le mieux placé pour savoir comment inter-agir avec ses fans. Personnellement, je pense avoir un modèle innovant, je reviendrais en parler par ici quand il sera mis en place. En cherchant bien, beaucoup d'artistes en ont déjà mis en place, dernièrement je pense à Cerrone et son nouvel album, téléchargeable gratuitement pendant une semaine, 40 000 download, et vendu trois fois plus la semaine suivante.

    Quoi qu'il en soit une chose est sûr, faisons un minimum confiance aux consommateurs (LA grosse erreur des majors à l'époque des DRM, culpabiliser ses propres clients !), il est important de voir, et spécialement en France, que l'augmentation de la vente de musique en ligne pourrait presque être indexée à la diminution du nombre de personnes avouant pirater. En ce sens, si l'artiste du 21eme est moins passif, le consommateur aussi, prenant quand même conscience que pirater Jean Jacques Goldman ou le pékin dernier des bacs, c'est tout aussi mal mais ça n'a pas la même influence sur l'économie des deux artistes.
    Et puis il est tout de même inconfortable d'écouter du stream toute la journée, la qualité de son, les temps de chargements, la pub, les coupures réseaux 3G si utilisations nomades... Le premier intérêt pour l'utilisateur d'acheter de la musique, c'est la qualité et le confort de pouvoir l'utiliser partout, le tout associé aux contenus proposés, iTunes propose le même artwork qu'un album, deezer n'indexe pas toujours la photo de l'artiste ! Deezer via 3G connecté à mon autoradio, je le vois mal pour l'instant, par contre mon ipod connecté à mon autoradio et remplaçant mes cd, ça c'est une réalité.

    Le stream ne me fait donc pas peur même dans sa forme actuelle, je pense que tout est question d'utilisation et de modèle créé et réfléchi pour amener l'auditeur sur d'autres systèmes; et puis si on est contre le fait d'y être, il est possible de s'en retirer. MAIS je suis pour une économie, comme tu dis Bidibule, gagnant-gagnant, où les petits comme les gros y trouvent leur compte, en ce sens, cette transparence entre tous les acteurs va être en effet primordiale. C'est sous cette condition que le stream deviendra une réelle pièce ajoutée au CA de l'artiste.

  40. Anonyme a dit…
     

    De plus en plus de jeunes (âgés de 13 à 35 ans) écoutent la radio par Internet dans leurs voitures, en dépit de la radio AM / FM.

    http://www.gridam.com/les-jeunes-preferent-la-radio-par-internet-dans-la-voiture/

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