
Aux armes musiciens !

Dans une étude réalisée par Performics pour Muzitest et publiée hier sur Melty.fr , la variété française arriverait en tête des genres de musique les plus écoutés par les français. ( Source Melty : Les français et la musique 2009 ) Mais dans le même temps partout où l’on chante encore dans la langue de Molière, le ciel semble s’assombrir. Les artistes francophones seront ils demain obligé de ressortir le bon vieux « Speak English – classe 6e » pour tenir la flamme de la french touch allumée… Pour cause de convergence des catastrophes, la chanson française va-t-elle connaître son 21 décembre 2012 avant l’heure ?
Au Québec, ou est en première ligne face à l’invasion anglophone, l’heure est grave !
Dans le journal « le soleil », Valerie Lesage n’hésite plus à parler de « crise de la chanson francophone ». Le nombre de disques en langue française vendus vient d’atteindre son niveau le plus bas depuis 2002, tandis que la part du marché des albums en langue anglaise a progressé jusqu’à atteindre les 64%. Même combat du côté du spectacle vivant où la francophonie vient de perdre 13,5 % alors que dans le même temps la chanson anglo fait son show (+ 11,9 % entre 2007 et 2008 et 33 % depuis 2005).
Sur le portail indépendant québécois : Radioactif.com , on s’interroge : Est-ce que les Québécois laissent tomber leurs artistes? En echo à Richard Martineau qui déclarait l’an passé dans le journal de Montréal
« On aime nos artistes, en autant que ça ne nous coûte pas une cenne pour les voir, qu'ils présentent leur spectacle dehors, l'été, et que la bière est froide... »
De côté ci de l’atlantique, où l’on se sent culturellement moins en danger, les chiffres du SNEP confirment la tendance. Dans ce marché en chute libre, c’est la chanson francophone qui accuse la plus forte baisse (-21 %) alors que l’international connaît une embellie de 5,6 %.
Quelle réponse apporter à cette inquiétante réalité ? Un augmentation des quotas ? On se souvient que l’an passé le CSA avait rejeté la demande de Fun radio qui demandait la baisse du pourcentage obligatoire d’œuvre francophone de 35% à 20%. Quotas d’ailleurs déjà contournés de milles façons ( les fameuses versions quotas français de certains singles ) Ou faut il suivre la tendance et sauver les meubles en signant plus d’ artistes français s’exprimant en langue anglaise ?
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