Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

My Moi même producteur !

mymoi
J'ai enfin trouvé la solution à la crise de l'industrie musicale , un nouveau modèle basé sur la musique financée par l'humour .... C'est par là

Quand les autoprods tapent enfin du poing sur la table ...

Ceux qui me suivent sur Twitter ou Facebook le savent déjà, il y a quelques jours un petit nombre d’artistes (dont je fais partie) ont tapé du poing sur la table sur le forum d’airtist.com. Je me devais de revenir sur les raisons qui nous ont poussé à envoyer ce signe fort aux nouveaux acteurs de la musique sur Internet …

Le débat de l’Hadopi, les prises de position de certaines personnalités ont abouti à l’instauration d’un climat de tension entre les artistes et leur public. Nous les autoprods, indépendants, artistes en développement et nos microscopiques revenus, n’avons rien de nantis préservant leur intérêt. Beaucoup d’entre nous ont même clairement signifié (jusqu’à l’assemblée nationale pour ma part ! Cliquez ici pour revoir la vidéo) un certain scepticisme face à cette réponse gouvernementale au problème de la création et d’Internet.
Contre vents et marées, une petite partie des internautes continue de soutenir la création en achetant légalement nos œuvres. La réalité pour les autoproduits, c’est qu’il n’est pas toujours facile de se faire payer ou d’obtenir des reports clairs et précis sur l’exploitation de nos titres. Nos questions restent souvent sans réponse, car trop petits, trop nombreux, pas assez vendeurs… en un mot insignifiants.

Nous n’accepterons pas cet état de fait …

Quelles que soient les sommes en jeu, le non paiement ou non répartition des droits d’auteur ou des droits de production est inacceptable. Nous ne vendons déjà pas beaucoup, si c’est pour en plus ne rien toucher … Nous considérons que le pacte est rompu.

Les nouveaux acteurs de la musique sur Internet (Tout comme ses acteurs historiques , Sacem en tête) doivent comprendre que le respect des consommateurs passe aussi par le respect des artistes que les consommateurs décident de soutenir financièrement.

Myspace , a place for spam ?

Sans_titre_1

Ou le spam est il l’avenir de la musique sur le net ? Encore une fois j’ai cédé sur ce blog à l’appel d’une accroche racoleuse. Quoique ? Il suffit d’ouvrir un compte sur une plate forme musicale pour voir sa boite à lettre se remplir de dizaine de message d’artiste, de demandes d’amitié diverses et variées , de « vote pour moi », de « deviens mon producteur, mon fan ». Sur la capitale du 2.0 oldschool, le sacro saint myspace, il pleut des commentaires à haute valeur publicitaire sur les profils. Un affichage sauvage et continu de flyers numériques mal animés qui causent de concert à 700 bornes de chez moi. Je passerai aussi sur ceux qui m’envoient avec une régularité exemplaire des newsletters auxquelles je ne me suis jamais abonné …

J’ai beau être aussi dans les couloirs de cette galère numérique , plus les jours passent, plus cet auto-promo intrusive du moindre petit groupe de rock qui vient d’enregistrer 4 titres et se produit au café des sports du coin … m’épuise.

Kass toi pauvr'con !

eurovision_logo
Je comptais blogguer sur les « labels participatifs » mais actualité oblige, vous aurez l’eurovision. Il y a quelques années l’eurovision a été l’occasion pour la France d’exprimer se diversité culturelle. Puis vint le temps de l’opportunisme, en pleine star ac-mania , France Télévison a joué la carte du télé crochet. Puis la carte du « décalé » avec les fatals picards pour finir par celle de la branchitude maladive avec Sebastien Tellier.

2009, l’année de la stratégie ! Patricia Kass dont une chorale de média nous à chanté « la popularité renversante dans les pays de l’est » a représenté la France. Patricia, la star en Russie, mais dont la carrière hexagonale est (ça tombe bien ) un peu au point mort. On en a fait des tonnes , on s’y croyait déjà à l’eurovision paris 2010 …

Elle était toute jolie notre Patricia hier soir, elle était touchante, elle est arrivé 8e … Pas si mal. On lui avait peut être dit qu’en cas de victoire, elle relancerai sa carrière pour 10 ans en devenant une héroïne nationale . On a sans doute oublié de lui dire que si elle ne finissait pas dans le trio de tête, la chanson serait tout autre. Puisqu’au fond dans notre petit et obscure pays , l’eurovision n’est pas un tremplin mais un saut dans le vide. On y envoi les artistes comme au casse pipe, comme des Kleenex d’un soir…

Et si le problème de l’eurovision en France depuis 1977 , ce n’était pas tout simplement ça ?