Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

5 façon de faire de l'argent avec les idées des autres.


En période de crise, même sur les plages d’Ibiza le soleil brille moins fort. Et qu’il est loin le temps où la Lambada se vendait comme des petits pains. Dans ce bas monde tout fout le camp, y compris le sacro saint tube de l’été. Pour les pauvres producteurs en perdition, «le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise » exhume 5 façons de remplir les dancefloors et les tirelires sans trop se casser le…bras avec un peu de malice et les idées des autres … En voiture…

Vamos à la plagiat : Le cover...
L’idée de départ est simple : prendre le tube du moment et foncer le plus vite possible en studio pour en faire une reprise. Avec un peu de chance et surtout un bon distributeur, vous pourrez entretenir une certaine confusion chez le consommateur. Pour les plus ambitieux, il est même possible de précéder le produit original sur le marché étranger. Ainsi la version de « Self Control » par Laura Branigan est plus célèbre dans bons nombres de pays que sa version originale chantée par l’italien RAF. ( Je passe sur la honteuse version francisée de Sheila) . Les exemples de cover sont nombreux la Macarena de Los del Rio a eu droit à son op
portuniste par Los Del Mar, le Dragostea din tei du groupe moldave Ozone à sa reprise par la chanteuse roumaine Haiducci (encore une production italienne !)

« c’est avec les vieux tubes de crèmes qu’on prend les plus beaux coups de soleil» …
Ou le comment je te sors une nouvelle version de ce vieux machin qui a cartonné dans les années 80 sauce techno boum boum. L’idée se limite souvent à moderniser les arrangements d’un titre en suivant les recettes du moment. On accélère un poil. On te rajoute l’effet à la mode et en voiture Simone, cramponne toi au retro. Les exemples sont nombreux et pour cause , les malins producteurs techno-dance pillent le catalogue disco,funk,années 80 depuis 15 ans. Pour les oreilles, Madhouse et sa version du tube Holiday de Madonna, ou encore le self control dont nous avons parlé plus haut lifté par Dim Cris.

Me samples pas tu vas me salir …
Bienvenue dans le monde du recyclage ! Prenez un bout d’une chanson ( le meilleur si possible) mettez le en boucle et construisez un tout autre titre dessus. Je ne m’attarde pas plus que ça car le sujet est déjà fort documenté ( sample.fr) . Un exemple tout de même , le titre de Pitbull « i know you want me » qui contient un sample « the Bomb » des Buckedheads , titre lui-même construit à base de sample de Street Player du groupe Chicago. Bref le sample du sample . Une chatte n’y retrouverait pas ses petits.


La clonerie ou « ça ressemble beaucoup mais j’ai pas copié »
ou « A la manière de… ». Bref ici pas question de plagier l’œuvre mais simplement d’en utiliser la recette. Ce qui demande déjà d’avoir un certain talent. C’est le tube surfing ! Parmi les clones célèbres : « The summer is magic »de Playahiti réponse à « Rhythm of the Nigth » de Corona. Ou encore le « Celebrate the love » de Zivagho façon Robert Miles « Children ». Une "clonerie" qui s’exerc
e jusque dans le nom des interprètes : Robin S Lov 4 Lov et son clone Sharon S Wonderful



Un été parodisiak…
La reprise parodique est un vieux classique ! Dans les années 80 Le tube de Newton jones et Travolta « You are the one that I want » a été massacré et le mot est faible par Sim et topalof. Heureusement c’était pour rire. Il ne faut au passage pas grand-chose pour qu’une tentative de reprise devienne une véritable parodie involontaire … Je pense à quelques grands classiques covers franco-français de haut vol comme la reprise des Buggles par Ringo ou de « Sweet dreams » par Sylvie Vartan.

Cet été c’est le tube déjà rigolo « ça m’énerve » d’Helmut Fritz qui en prend pour son grade. Victime d’une parodie « ça m’excite » de la très opportuniste Ursula Bretzel …et d’un « à la maniere de » avec Alice et la crise . Bref, même si les ventes ne suivent plus vraiment, le succès des uns inspire encore les autres. Sur la plage de la musique , le soleil brille peut être moins fort, les glaces se vendent peut être moins bien mais il nous reste encore quelques petits requins plein d'imaginations …

Soan ou la fin de la Gizmo attitude...

« A nouvelle star is born » …Flûte alors ! On parle du vainqueur de la nouvelle star dans la version numérique du New York times. Si les yankees ont pris la mauvaise habitude de sonder la « french touch» à travers le prisme des programmes d’M6, on comprend mieux pourquoi on nous avait annoncé « the death of French Culture » en guise de cadeau de noël 2007. Messieurs la France vous a déjà fait cadeau de Christian Audigier et c’est avec bon cœur qu’on vous offre Soan. Empruntez aussi Susan Doyle à vos amis anglais, et gardez nous donc un petit…

En attendant, de ce côté ci de l’atlantique, Soan déclaré nouveau phénomène de la télé réalité fait parler de lui. Oh qu’il est loin le temps ou Pascal Negre et Lio se faisaient des mamours par déclarations interposées, histoire de faire le show. Désormais, les candidats à la gloire soudaine n’ont rien de « bisounours apeurés » et se font les dents sur tout ce qui passe, y compris sur le voisin. La petite maison de disque dans la prairie, c’est démodé. Pour la presse, Soan est devenu un véritable petit gremlins sans passer par la case gizmo.

Accusé de tout et n’importe quoi, on en oublierait presque qu’il n’a pas volé son passeport pour l’île de starification. Passé à un métro d’une signature sur un célébrissime label, le jeune loup tient désormais sa revanche sur le monde de la musique. C’est son éditeur, derrière lequel se cache « les têtes raides » qui doit se frotter les mains. Partout dans la blogosphère on s’interroge sur le désamour de la presse pour le nouveau gagnant de la nouvelle star. Quelle horreur, le pauvre Soan est il en train de flinguer sa carrière avant même de l’avoir commencer ? Qu’on se rassure dans les chaumières, dans ce métier personne n’a jamais aimé personne…

CQFL ...Ce qu'il fallait lire cette semaine


Que fallait il lire sur la toile cette semaine au lieu de se tourner les pouces sur twitter ?
Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise vous offre la séance de rattrapage, avec des bouts de commentaires dedans. La thématique de la semaine était : « Pourquoi les internautes sont ils si méchants ? ». Et ça commence pas vraiment en douceur….

Haute couture ….
Sur Electron Libre cet été, on épingle les netocrates et autres gouroux du web. Pour ouvrir le bal trap, Tariq Krim, le papa de Netvibes se fait tailler un short en beauté dans un épisode 1 à l’addition particulièrement salée. Présenté comme un « Massimo Gargia du Net » , accusé d’entretenir son mythe personnel avec force name-dropping, pas dit que le pauvre Tariq ait apprécié la sérénade . Dans la fosse à commentaires, le peuple hurle de rire ou d’indignation . Internet n’est décidément plus qu’il était . C’est pas grave Tariq, nous on t’aime.
http://electronlibre.info/Les-Netocrates-1-Tariq-Krim-lider,00347

Myspace France is dead ?
Sur ecran.net, on se demande si Myspace France passera l’été . Mince alors, elle va mourir la mama et on nous avait pas prévenu ? Il faut dire que le site de réseau social axé musique le plus connu de la planète projette de licencier les 2/3 des ses effectifs hors USA. Qu’est ce que ça serait si ils devaient payer les droits d’auteurs ? Sur son blog perso, un des frenchy du personnel annonçait la fermeture officielle des bureaux français au 1er août prochain. La page en question nous offre désormais un beau 404. Nous avons donc encore un peu d’espoir de voir du Superbus et du Secret story en home page …

Beezik : 70% , 50% mais de quoi ?
Dans un article de Paris-normandie.fr du 19 juin, nous apprenons que Beezik compte 5000 nouveaux membres par jour. Si la tendance venait à être confirmée sur les 7 mois à venir, nous serions 1 million de nostagiques à télécharger de la musique sous DRM. On attend avec impatience que les verrous sautent pour un retour vers le futur. Toujours d’après Paris-normandie.fr ,30 % des recettes tomberaient dans les caisses de Beezik, le reste allant aux maisons de disques. Stupeur et étonnement pour les indés /autoprods qui se sont vu proposer un 50/50 par la plate forme. 50% mais de quoi ? Silence radio. Pour une révolution , c’est une révolution …


Rien à voir…
Si comme moi vous aimez au moins autant les monstres gluants que le petit monde de la musique. La bonne nouvelle vient (une fois n’est pas coutume) du bordelique Cdiscount.com. Pour le prix d’un mauvais Tshirt de chez Tati, offrez vous le monstre nippon le plus caoutchouteux de l’histoire du cinéma. Godzilla, représentation allégorique du monstre atomique Hiroshima s’étale sur 5 double digipacks à 0.99€ pièce. De quoi se laver le cerveau du remake américain et de ses effets numériques … Les discounters sont ils devenus les acteurs culturels d’un monde en perdition ? On se le demande…

Twitter est en train de tuer la critique musicale

Pour Christopher R. Weingarten , journaleux pour Rolling Stone, l’internet n’est pas très rock’n’roll. Les vilans Bloggeurs, Twitteurs compulsifs lui ont piqué son travail. Voilà qu’à l’ère du numérique, le peuple s’autorise à donner son avis. Le modèle de la parole qui vient d’en haut est il l’agonie ? La critique musicale est elle morte ? Mr Weingarten est il un provocateur, un visionnaire ou un énième enfant de 68 en totale contradiction avec son éducation révolutionnaire ? ;)

J’aurai pu au fond prendre dans ce billet le parti d’accuser Mr Weingarten d’un élitisme malsain. J’aurai pu prendre le parti de pointer avec lui d’un doigt ( et du bon en plus) accusateur ceux qui lui ôtent le pain de la bouche. Je ne ferai ni l’un ni l’autre, tant au fond, l’intervention de Weingarten tout comme l’agitation bloggesque qu’elle a suscité me paraissent aussi injustifiés qu’injustifiables. La critique musicale ne peut pas mourir voyons ! Pour une bonne et simple raison, la critique musicale n’existe tout simplement pas. Du moins pas dans la forme où Mr Weingarten et ses détracteurs l’entendent, pour ne pas dire la fantasment.

Messieurs dames, rentrez donc vos cales étalons …Elles sont imaginaires. Parfois enveloppées de papier doré à l’étiquette prestigieuse (Rollingstockuptibles !!! ) parfois éclairées de vos lumières ou de vos lampes électriques c’est selon, mais elles ne sont rien d’autres qu’une forme d’ expression personnelle plus ou moins soumise à contraintes. 140 caractères, une ligne éditoriale, 1001 raisons économiques , faire plaisir à mes potes et j’en passe. Je n’ai pas dit inutile et sans valeur…Je dis d’une utilité et d’une valeur relative. Partant de ce postulat , le discours videocasté de Weingarten redevient ce qu’il est …C'est-à-dire un simple « stand up ».

Dommage collatéral dans l’hexagone, sur son blogzine, Mademoiselle Eddie s’excuse presque en rappelant son rôle de complément à la presse et en parlant de certains de ses confrères bloggeurs « ils font croire aux autres que leurs avis valent autant que ceux d’un vrai journaliste. » . Ce à quoi je me devais de répondre…Mlle Eddie ne vous excusez pas ! Si demain il fallait avoir fait musicologie pour écrire sur le dernier Phoenix, il y aurai un sacré turn over sur la planète terre. Je serai encore là à blogger mais mon avis n’aurait objectivement pas plus de valeur que le votre aux yeux de Weingarten.

Déshabillé de son humour formel et vidé de sa substance narcissique, le prêche du révérend Weingarten ouvre les portes d’un débat plus intéressant. “Falling down a shit spiral" ,"people have awful taste”. Alors qu’on ne sait plus très bien si les mass medias tirent le niveau par le haut ou par le bas, l’Internet, reflet numérique des aspirations populaires (? ) va-t-il devenir lieu de culture, d’émancipation ou tremplin pour le saut de l’ange ? Ou y’a-t-il des parachutes dans l’avion ?

Quels sont les nouveaux visages de My Major Company ?


Quels sont les nouveaux visages de My Major Company ?
Pour ne pas dire le nouveau visage de la plate forme. En effet après de long mois sans artistes à produire, le palier de production a été élevé à 100 000€ (contre 70 000 précédemment) pour l’entrée de 3 nouveaux artistes. Une évolution qui a soulevé quelques mouvements d’humeur chez les internautes producteurs qui n’ont pas manqué de remarquer que qu’il faudrait désormais vendre plus de disques pour gagner la même sommes d’argent . Dans la poursuite de cette refonte de son système, MMC a mis en place un système de jauge dégressive. Dorénavant, pour chaque artiste, la mise maximale par internaute diminuera de 100€ à chaque palier de 10 000k€ de mise atteint. Le but étant de diminuer la spéculation en fin de jauge. L’équipe du site s’explique longuement sur la necessité de ces évolutions via le blog My Major Company ici et .


3 nouveaux artistes ont donc fait leur apparition sur MMC. Julien Comblat, premier artiste avoir dépassé les 100 000€ et en quelques jours s’il vous plait. Mais aussi Marie Amelie Seigner ( la sœur de Mathilde) dont un gros tiers des parts sont déjà vendues à l’heure ou j’écris ces signes…Et enfin Hanna dont l’univers et le timbre de voix n’est pas sans rappeler Little (Source Etc).Ce qui confirme la tendance très Mainstream de la D.A. du label.

Du côté des artistes déjà produits...
L’album de Thierry Decara est en phase de lancement. Son single « Reste » aurait déjà eu les faveurs d’NRJ. Reste à savoir si l’artiste suivra les traces de Grégoire. Charlie est devenue Maxime ( un rapport avec la Charlie signé chez At Home/Wagram Distri qui chantait en duo avec Mauss ? )



Didooda beta : Premières impressions


Didoodi dooda… Didouda.com a comme prévu ouvert les portes de sa Beta le 21 juin. Nous avions pu avoir un avant goût de cette nouvelle plate forme il y a quelques jours grâce à lien qui s’échangeait sous le manteau. (et sous le twitter ) Désormais, c’est officiel, les beta testeurs sont appelés par mail à s’engager sur la voie de la musique collaborative sur internet. « Imaginez une chanteuse à Rio, un saxophoniste à New-York et un pianiste à Paris. Ils peuvent maintenant créer un morceau ensemble tout en étant physiquement aux quatre coins du monde, grâce à didooda. » C’est en ces termes que le communiqué de presse de la plate forme présente la future activité du site, ou du moins son orientation. Didooda.com sera donc au moins autant un atelier qu’une vitrine pour les musiciens.

Un concept prometteur …
Le concept de Didooda.com est donc double. Etablir un lien numérique entre les artistes et le public, mais aussi entre les musiciens. Bien sûr on pense à Music360. fr, lancé par CBS Interactive. Mais Didooda va plus loin en mettant l’acte de création au cœur même de cette relation. L’élaboration d’œuvre en collaboration et en ligne…Voilà qui va à la fois dans le sens de la technologie et celui de la musique, c’est à dire de la rencontre et du brassage.

…qui appelle bien des questions
Première surprise. Didooda fonctionne sur la base des licences Creative Commons. C’est quelque part très logique mais débarque de la plate forme un nombre conséquent d’artistes Sacemisés. ( Ou membre d’autres sociétés de gestion incompatible avec les CC ) .On ne sait pas à l’heure actuelle si il sera possible de s’affranchir de ces licences. Mais, il serait fort dommage au moment même où l’on propose des outils de rencontre entre musicien de couper le petit monde la création en deux.

Vendre…
On sait déjà que la vente de titre sur la plate forme est au programme. Mais pour l’instant aucune information sur les conditions de vente et surtout de répartitions des revenus n’est donnée. En effet sur la vente d’un titre, que touchera la chanteuse de RIO , le saxophoniste de NY et le pianiste de Paris . Les pourcentages seront ils définis par les artistes eux même ? Ou trouverons nous une répartition arbitraire ? Si oui laquelle ?

Bref, bien des questions sont dans l’air… Pour ceux qui comme moi attendent beaucoup de ce nouveau service...


Pour les oreilles …

Parce que la musique on en parle , mais surtout on en écoute. Les dernières galettes à se mettre sous l’oreille. Ouvrez grand vos Ipods !

Make the Girl Dance – Baby baby baby
La chanson du clip ou le clip de la chanson, d’ailleurs Greg et Pierre, odieux responsables de cette « putain » de track Electro pop ont eu la bonne idée d’embarquer le plan séquence le plus sexy du moment sur la galette single de « Baby, baby ,baby ».C’est chez Roymusic, le label de Mademoiselle K que ça se passse. Prochainement dans la même crémerie, Boulbar.
Sur le net : myspace.com/makethegirldance



Berline – Boa Club
Prenez l’ex-guitariste de lolamaï, ajouter un guitariste bien connu, secouez très fort . Servez dans un grand verre sale avec quelques glaçons Electro Rock. Voici la recette de ce nouveau duo « ultra parisien ». Daniel Darc adore. Ca chante en français ( yeahhh !!!! ), ça sort chez ELEA et c’est disponible de partout ...

Dans ton web : www.berlineband.com



The Christians – Soul from Liverpool
Si vous étiez sur la planète terre ces vingt dernières années, il est absolument impossible que vous soyez passé à côté de « The Christians ». La raison « Word » un hit qui a fait au moins dix fois le tour de la planète et vendre 15 millions de disque à la fin de années 80. A l’occasion des 20 ans du groupe, « The Christians » se fendent d’un best of de luxe et acoustique.
Le site officiel





La fête de la musique, c'est aussi sur internet

La fête de la musique , ça se passe aussi sur internet. Avec au programme le lancement de deux nouvelles plates formes musicales en beta : Didooda.Com ( le réseau social musical collaboratif ) et plemi.com. ( axé concert et live ). Bon test. Zimbalam le nouveau service de distribution made in Believe propose lui de mettre en ligne vos albums pour 21 euros au lieu du prix habituel de 29,99 € ! L’offre est valable jusqu’à lundi 10h. (attention il faut avoir finaliser l'upload ) Sur Airtist.com la newsletter spéciale « fête de la musique » se transforme en fête des indépendants. Oh ! Je crois que je suis dessus ! Enfin ce soir dès 22h, j’offrirai mon album sur ce blog. Il suffira de s’inscrire à la newsletter avec un lien spécial. Vous recevrez un lien de téléchargement dans les 24h. Dans bien des villes, la fête commence dès ce soir. Bon concert à tous…

Distribution : Silence radio ?

Etonnant ! Excepté un article sur Musicien.biz au mois d’avril, personne ne semble s’intéresser au sort des artistes et labels distribués par Wild Palms Music . Le site du célèbre agrégateur est hors ligne depuis des semaines, et sur Audiofanzine la grogne des ayants droits s’étalent sur plusieurs dizaines de page. Wild palm ne répondrait plus. Plus inquiétant encore, le catalogue du distributeur a été débarqué de VirginMega et fnac.com. Toujours d’après le forum d’audiofanzine, Virginmega aurait répondu aux questionnements des artistes par un mail annonçant que « Wild Palms Music a cessé son activité de distribution numérique… ». L’information n’est pas vérifiée mais une « Association de défense des droits des artistes signés chez Wild Palms Music » s’est déjà constituée et communique via un groupe Facebook.

Idol lance son Widget...

Idol, le distributeur numérique vient de mettre en place une nouvelle interface pour les labels : Le « Label camp ». Au programme de ce nouveau service, la gestion des albums et artistes bien sûr . Mais nouveauté de taille : Chaque album dispose désormais de sa page promo pointant sur les principales plates formes de vente. Ce n’est pas tout puisque Idol propose aussi un lecteur exportable à intégrer sur sa page myspace, sur son site ou blog. Un widget qui permet d’afficher la pochette de l’album mais aussi l’écoute des titres sous la forme d’extraits de 1mn30. Un service qui ressemble donc à celui que propose Believe Digital…

Un exemple de page album et widget avec un des groupes signé chez LMG prod.

Un exemple de page album et widget chez Believe...

Les musinews en vrac...

Zimbalam, c’est le nom du nouveau service de distribution propulsé par Believe. Au programme, un reversement de 90% pour les artistes. 29.90 € par album pour entrer dans le service mais 29.90€ pour en sortir. Mon petit doigt me dit que Viva Musica va se fendre d’un article sous peu … En attendant découvrez le service en cliquant ici.


Deezer V3…Hier, il était de bon ton d’annoncer sur son Twitter que l’on était en train de tester la beta de la V3 de Deezer. Vous n’avez pas eu vos codes pour la beta ? Pas grave moi non plus. D’ailleurs je ne suis pas vexé, je suis très vexé. Heureusement, j’ai pu utiliser les codes de quelqu’un d’autre. Bref voilà je dormirai mieux cette nuit, j’ai testé la beta de Deezer. ;)

Didooda.com se dévoile. La beta doit être en ligne pour la fête de la musique. Mais quelques screenshots nous attendent déjà sur le blog

Gagnez votre place de figurant dans le prochain clip de Grégoire avec Singstar et youtube …
Extrait des commentaires de la page du jeu :
Loladudu65 : « Je ne suis pas majeur mais mes parents sont d’accords. Le problème est qu'ils ne veulent pas être sur la vidéo,il y a une solution ?»
Réponse de DillCravis : « oui tes parents ne sont pas obligés de participer...ils peuvent par exemple faire partie d'un élément du décor »

Vous pouvez étendre votre ordinateur et rallumer la télévision...


Quoi de neuf chez AKA Music ?

Quoi de neuf chez AKA music ? Le label participatif belge a fait son buzz il y a quelques semaines en signant la distribution de ses artistes avec UNIVERSAL . Rien que ça ! Je me devais d’aller tendre une oreille en dehors de nos frontières et découvrir ceux qui ont tapé dans l’œil des internautes et donc on entendra sûrement parler. C’est chose faite avec cette petite sélection d’artistes à découvrir d’urgence .

V.O.KaL, le premier artiste belge produit par les internautes.
Il est originaire du Rwanda et il a débarqué en Belgique en 94. C’est en s’inscrivant sur AKAMUSIC il y a quelques mois que V.O.ka.L devient le premier artiste belge produit par les internautes. Son premier single « Dj mets ça bien » donne le ton. Mais la success story de V.O.KaL ne s’arrête pas là puisque le jeune artiste RAP a travaillé sur de nouveaux titres avec Fred Fraidkin ( Passi , Ophelie Winter, Tyssem… ) et prépare un premier album. Le financement est bien sûr ouvert au internautes sur la plate forme AKA.
La page de V.O.ka.L sur Aka Music


ROSCOE , de la clé USB au label participatif…
Les cinqs liégeois qui avaient déjà fait parler d’eux en distribuant deux titres sur les clés USB ( En partenariat avec la marque de carte mémoire Dane-elec) sont de retour. Un quatre titre produit par les internautes disponible depuis début mai sur Itunes mais aussi dans les bacs en Belgique. Roscoe c’est de l’audace dans la distribution mais aussi une véritable empreinte musicale et un album prometteur à venir qui cherche encore ses producteurs…
Roscoe sur Aka Music


ALYS, pop tendance & coup de coeur
Résolument tendance, Alys a réussi à séduire les internautes et récolter les 15 000€ nécessaire à l’enregistrement d’un 3 titre disponible depuis le 4 mai. Au programme de jolies mélodies pop, une production sans faille. Petit coup de cœur pour « Fairy tale » petite mécanique pleine de précision et de fraîcheur. Écoute hautement recommandée.
Alys sur Aka Music



LouiZ , un premier album à 15 000€
Les 207 internautes producteurs qui ont décidé de soutenir le duo déjanté « LouiZ » ne se sont pas trompé. Chromosome Z , le premier opus de Kathalyne Detry (chant-textes-compos) et Alessandro Perta (instruments-musiques-compos) tient toute ses promesses. Louiz c’est l’histoire d’une petite Fille qui s’appelle Louise avec Z. Un z comme zut , zizanie ou encore Zendrillon . Des textes poetico-trash, un univers electro pop ! Le disque était presque bouclé avant de lancer la production sur Aka music ! L’album a été produit pour 15000€ au lieu des 50 000€. Une nouvelle tendance pour les labels participatifs. Affaire à suivre. L’album est en tout cas distribué par Universal !
Le myspace de Louiz

Smirp.com: la vente en ligne façon Radiohead


Inspiré de l’aveu même de ses pères par l’expérience de distribution de Radiohead, Smirp.com permet aux artistes de laisser décider les internautes du prix d’un album. Le prix du service n’est lui pas laissé à la discrétion des artistes mais bel et bien facturé 6$ par mois pour les professionnels. Une version « basic » plus limitée mais aussi plus adaptée aux petits vendeurs est disponible gratuitement. Smirp retiendra alors 20% des revenus générés par les ventes.

On a beaucoup écrit sur Radiohead. Coup médiatique ou nouvelle façon de concevoir le rapport consommateur/ producteur. Je laisserai les lecteurs de ce blog trancher. Bien sûr je pense beaucoup à « la musique n’a pas de prix » où une poigné d’artiste (dont votre serviteur) ont tenté une expérience assez similaire en France et dès 2005. Une expérience que nous avons globalement vécu comme un échec, du moins en terme de dons des internautes. Revoir surgir, trois ou quatre ans plus tard la même idée (certes auréolée par le succès de Radiohead) m’interroge donc forcement. Un certains nombre d’acteurs se sont déjà essayé à la chose dans la niche indé/autoprod. Le concept de don de Jamendo n’en est pas très éloigné après tout. Il faut aussi parler de Reshape music : Plate forme où un prix minimal avait tout de même été fixé. (un revenu de production minimum en quelque sorte). Il faudrait que j’interroge Jeff Caly, son créateur à ce sujet un jour… Je serai curieux de savoir ce qu’il pense de toute ça. Jeff si tu passes dans le coin …

Your Music Hall : un nouveau label participatif


Your music hall est un nouveau venu sur le marché des « labels dont vous êtes le producteur ». Le site a été lancé le 4 juin et propose aux internautes de co-produire des artistes. Le palier de production a été placé à 75 000€ soit 25 000€ de plus que sur Spidart mais aussi 25 000€ de moins que sur la nouvelle version de My Major Company. Un juste milieu ? Les artistes sont actuellement appelés à envoyer maquettes, vidéo et photo. Le site s’engage à répondre dans un délai de 60 jours aux candidatures. Au maximum 15 artistes seront présents simultanément sur la plate forme, ce qui devrait résoudre le problème de la dispersion des investissements.


Une fois le palier de 75000€ franchis , l’artiste sera lié en exclusivité avec YOUR MUSIC HALL (selon des contrats pré signés) avec une option préférentielle pour un deuxième et un troisième album. Reste tout de même la possibilité de quitter le site sous certaines conditions. C'est-à-dire sous réserve que :
les investissements sur l’artiste et sa musique n’atteignent pas :
10 000 euros au bout de quatre mois,
20 000 euros au bout de six mois,
40 000 euros au bout de huit mois,
75 000 euros au bout de un an.


Your music hall semble donc répondre à un certain nombre de questions et problèmes inhérents au modèle du label participatif (la dispersion des investissements, l’engagement des artistes, la direction artistique) . Reste à savoir si il y aura de la place pour un nouvel acteur… sur ce type de positionnement. Qu'en pensez vous ?

Dominique A , un chanteur sincère...

Après une longue journée passée au syndicat, quelques petits accrochages « blogesques », une promenade nocturne au bord du lac, j’ai décidé de suivre le lien que nous a envoyé « Boulbar » il y a quelques jours dans un commentaire. Un documentaire audio diffusé sur Arte Radio ou Dominique A se livre et s’exprime avec une rare franchise sur son métier à l’heure du numérique en improvisant des versions inédites des derniers titres de son album « la musique ». A écouter la fenêtre ouverte, sous la lune...

Merci Dominique, et merci Boulbar. Boulbar qui sortira bientôt un album concept « Requiem pour un champion » chez Roymusic/Emi. Bonne écoute à vous ...


Un artiste doit Vendre sa musique où il est écouté ...


S’il y a bien un monde où les indépendants et les autoprods ouvrent la route , c’est bien celui de la musique sur Internet. Preuve en est, la boutique exportable Pepitastore.com , un outil qui a fait son buzz chez les indés l’an passé. Le concept est il faut le dire redoutable : une boutique Flash exportable sur la plupart des plates formes 2.0 du moment : Myspace, Facebook, Skyblog et partout où vous pourrez placer du code HTML. La philosophie est simple : Vendre où vous êtes visibles. C'est-à-dire sur son site internet et ses profils de réseaux sociaux.

Le paiement est sécurisé et peut se faire aussi bien par CB, paypal que SMS. Le taux de reversement aux artistes est en plus exemplaire : de 67 à 90% sur le TTC. 5000 artistes vendent déjà leurs musiques par ce biais. Et Pepitastore a déjà connu ses premières « success story », certains artistes parviendraient à générer plus de 1500 € /mois. L’association Skyblog/Pepita Store/SMS serait un cocktail détonnant...

Alors Pepita : Solution miracle pour les artistes ?
En tous les cas Universal et Emi s’intéressent de près à cette boutique exportable. Le groupe Black Eyes Peas, ou encore Amine se sont convertis à la "Pepita mania". Des artistes pilotes avant le reste du catalogue ? Affaire à suivre. Des discussions sont aussi en cours avec Warner…

Ta musique même gratuite j'en veux pas ...


« 3 téléchargements offerts ! Quick vite ici ! »
Impossible de passer à travers la campagne de publicité lancé par Quick en partenariat avec Universal musique . Au programme, le téléchargement gratuit de 3 titres du catalogue de la célèbre major afin de promouvoir le « zik menu » de Quick. (lancé par le fast food fin Avril 2009). La plate forme de téléchargements Quick nécessite une inscription rapide avec une simple validation d’email. Les titres choisis sont livrés sans drm au format MP3 et en 320Kbps s'il vous plait. L’offre est limité aux 100 000 premiers cliqueurs . Et voilà bien tout le problème, puisque depuis des semaines les bandeaux de publicité s’affichent en boucle sur Myspace et même sur le site Internet de votre serviteur . Une question de taille se pose donc . Les 300 000 Titres offerts par Quick et Universal music n’auraient ils pas trouvé preneurs ? Horreur ! Malheur ! Et Si cela était le cas , quelles leçons devrions nous tirer de cet état de fait ?





- D’abord que la musique ne constitue même plus un produit d’appel ?

- Que le simple fait de s’inscrire sur un site est déjà plus contraignant que de télécharger un titre sur un site pirate ou via P2P ?
- Que les internautes ne regardent même plus les pubs sur internet ?


Je vous laisse trancher et pourquoi pas proposer vos propres interprétations dans les commentaires ...Soyez Créatifs !!!

Jamendo : la musique libre devient payante…

Avec Jamendo Pro, les acteurs de la musique libre dévoilent ils leurs vrais visages ? En tous les cas,c’est bien sur les terres de la SACEM , que la société de Sylvain Zimmer s’est engagé. L’idée est simple : proposer aux professionnels de s’affranchir des redevances de la SACEM. Vous avez un magasin à sonoriser, une vidéo à habiller, Jamendo a peut être une solution. Moyennement finance.

Les idées des autres ne coûtent pas cher …
L’idée est tellement simple que d’autres l’ont eu avant Jamendo. Permettre aux diffuseurs de ne pas payer la SACEM et aux artistes d’accéder à la diffusion, c'est-à-dire la construction d’un réseau libre et légal, c’est une petite association près de Lyon qui en a eu l’idée en 2006 : L’AIMSA « NO SACEM INSIDE ». C’est de cette offre gratuite que Jamendo s’est donc inspiré en y ajoutant au passage un système de licence payante.

Répartition : Jamendo fait il mieux que la Sacem ?
La question vous brûle sans doute déjà les lèvres. Jamendo partage t il mieux le gâteau que la SACEM . Et bien surprise, là où la SACEM retient 20% des droits à titre de frais de gestion , JAMENDO retient 50% des revenus généré par son offre pro. A ce jour , aucune information précise sur le système de répartition n’est par ailleurs disponible sur le site.

Jamendo pourrait même signer avec la Sacem !!!
C’est du moins ce qu’annonce Sylvain Zimmer ( fondateur de Jamendo ) dans un interview qu’il a donné sur le site Ecran.fr . « Ce qui risque d’arriver, c’est qu’on va passer un accord avec eux juste avant que la législation européenne soit mise en œuvre. » Reste à connaître la nature des accords qui pourraient être passé entre les deux entités. Quoi qu’il en soit, le positionnement de Jamendo m’apparaît en tant qu’artiste, plus flou que jamais.

Aux dernières nouvelles...

Il pleut des news cette nuit dans la Bidisphère avec pour commencer Pamela Hute qui vient de signer chez « tôt ou tard ». (le label Vincent Delerme, Da Silva, Mathieu Boogaerts & co).En attendant l’album « Turtles tales from overseas » qui risque de devenir rapidement Ultra collector est en vente ici et en écoute par là. Big up à Pam, Igor et Ernest .

Quadricolor, le groupe des 4 jeunes ébouriffés de Nice, dont je connais un tout petit peu la batteur ( pour avoir fait une repet avec lui) ont remporté la Ray Ban Rock Battle 2009 sur le site CQFD. Nous les retrouverons donc sur la scène du show case (Paris 8e) le 19 juin. Encore Bravo à eux car comme on dit « ils déchirent » , la preuve sur la home de CQFD.

Dans la série bonne nouvelle, Selen vient de franchir la barre des 20 000€ sur spidart.com avec plus de 240 internautes producteurs. Si l’aventure vous tente, il n’est pas trop tard, ça se passe de ce côté ci du net.

Le consultant préféré de la Bidisphère, Mr Frédéric Neff rencontre pour Digitalmeme ce vendredi Hervé Rony , président du SNEP. Pour l’occasion les internautes sont conviés à lui poser des questions. Envoyez le tout à Fred via les commentaires du blog Digitalmeme ou ici , on transmettra.

Le Festifox approche à grands pas… Une bonne partie de ce que l’internet compte en indépendants va faire le déplacement : La grosse radio, Pepita.fr, les vrais indépendants , Matt de l’Upprground et j’en passe… ça se passe à la Verp ‘ , à 20 minutes de Lyon …le26 et 27 juin !

Amazon MP3 casse les prix en France et lance un service de distribution pour les autoproduits


A l’heure où Beezik nous ramène aux DRM, AmazonMP3 débarque enfin sur la toile francophone. Au programme du MP3 compatible avec l’ensemble des baladeurs du marché mais surtout des prix fracassés. 500 Albums (dont les derniers Christophe Willems, Bob Sinclar et Phoenix ) sont vendus au prix de 2€99. Pour le reste du catalogue le titre est ramené à 0,79€ soit 20 centimes de moins que sur les autres plates-formes. Amazonmp3 sauvera t il le téléchargement payant par le prix ? En tous les cas, Amazon semble décidé à donner le "la"… De l’autre côté de l’atlantique, le célèbre commerçant en ligne se tourne vers les autoproduits et lance « Create Space » une filiale qui permet aux artistes de vendre leur musique sous la forme de MP3 mais aussi de Cd sur amazon.com. Plus de gestion de stock , de commande, « Create space, an amazon company » s’occupe de tout : de la fabrication des cd à l’expédition. En attendant pour télécharger du Bidibule sur Amazon à prix rikiki c'est par là

Un réseau social qui paye les internautes !



Mediasic est une réseau social axé musique. Encore un ? Me direz vous. Oui mais celui ci rémunère ses membres à travers un programme de partage de revenus publicitaires baptisé mediacash. Autrement dit avec Mediasic, vous voilà payé pour faire votre propre promotion sur la plate forme. On nous avait déjà fait le coup avec Beezik et ses rémunérations en bons d’achat pas très avantageux , voyage sur un « myspace like » qui promet du Cash jusque sur sa home page…

Alors que Claude Allègre s’attaque à la gratuité dans une tribune du point, l’Internet invente le plus gratuit que gratuit : C’est à dire le rémunéré. Pas de miracle à l’horizon, le moteur de Mediasic tourne à la publicité. Le système de répartition est basé sur un décompte de visiteurs unique sur votre profil. Pour faire simple , plus votre page est visitée plus vous gagnez de l’argent. Et pour motiver les internautes à faire eux même la promotion de la plate forme, Mediasic à même lancé un système de parrainage intéressé ( Puisque le parrain touche 10% des gains de ses filleuls ). Astucieux.

Mais que faut il attendre en terme de rémunération de ce genre de service. J’ai tout simplement fait le test en créant un profil et en insérant 3 vidéos sur la plate forme ( via un code embed de youtube) . A ce jour mon Mediasic Cash Manager affiche fièrement 140 Visiteurs uniques sur mon profil. Un traffic qui m’a rapporté la coquette somme de 0.3€ soit 0.002€ le visiteur. Déconnecté de toute notion de lecture de media ou d’affichage de publicité, le chiffre est difficilement exploitable. Mais je vous laisse le soin de calculer le nombre de visites nécessaires à l’obtention de la modique somme de 2€ . Bref, si vous comptiez sur Mediasic pour financer le pressage de votre prochain album ou vos prochaines vacances au Cap d’Agde , la route risque d’être un peu petit peu longue. Mieux vaut encore afficher de la publicité sur son propre site.

Pas de surprise donc , pour la majorité des artistes et autoprods du net , Mediasic ne rapportera que quelques miettes. Mieux que rien dirons beaucoup à l’heure où les autres réseaux sociaux ramassent la totalité des revenus publicitaires sans remercier les créateurs de contenus.

Beezik dans les yeux d'un autoprod...

beezikDepuis quelques jours le petit monde de la musique en ligne ne parle plus que de ça. Beezik ouvrira ses portes mi juin. Au programme, du téléchargement gratuit et rémunérateur pour l’internaute, le tout financé par la publicité. Et pendant que les observateurs dissertent sur la viabilité du modèle, la revalorisation multi niveau de l’espace publicitaire et autres envolées marketo-lyrique, les DRM des uns et l’interopérabilité des autres… j’ai décidé d’exposer ici ma vision d’un tel service. Beezik dans les yeux d’un artiste en développement…

« Beezik fantastik ? » comme le titre mon ami Frédéric Neff dans son excellent blog Viva musica (pardon pour cette intrusion publicitaire ou cet odieux acte de copinage). Loin de moi l’idée de spéculer sur l’avenir de ce nouvel acteur. Mais comme à chaque fois qu’on annonce une révolution dans le petit monde de la musique en ligne “en assurant la rémunération des ayant-droits, surtout des jeunes artistes.” (JC De Launay), bon nombre des indés/autoproduits et autres SMDDF (Sans Maison De Disque Fixe) se demandent ce qu’ont est en train de leur proposer.

Beezik est il un modèle révolutionnaire pour les artistes ? Définitivement non puisqu’il ressemble comme deux gouttes d’eau à celui d’airtist.com. L’évolution notable apportée par Beezik se concentre donc du côté utilisateur/annonceur. D’ailleurs, même si des bruits de couloirs annoncent que les indépendants et autoproduits pourront signer en direct avec la plate forme, aucune confirmation, infirmation ou informations sur les conditions n’ont jusqu’ici été apportées.

Là où nous savons qu’un téléchargement gratuit chez Airtist rapporte environ 0.12€ aux ayant droits (0.7 pour les droits d’auteur, 0.5 pour les droits producteurs), chez Beezik, c’est la grande inconnue. On peut au passage se demander si la revalorisation des annonces publicitaires entraîneront une revalorisation de la rémunération des artistes. Si cela n’était pas le cas , et si l’annonce d’une rémunération de l’internaute à hauteur de 0.30€ par titres venait à être confirmer, nous vivrions un moment historique. Pour la 1ere fois : produire de la musique rapporterait deux fois moins que de la télécharger. Nous arriverions sans doute au bout d’un long et douloureux processus de dévalorisation de la musique enregistrée. Un véritable non sens.

Sur Airtist, la participation au programme « téléchargement gratuit » se fait au cas par cas, au titre par titre. Libre donc aux artistes de permettre aux internautes de télécharger quelques titres par la vision d’un film publicitaire tout en espérant en retour une transformation vers un acte d’achat plus classique (l’album au complet ou autres). Qu’en sera t il sur Beezik ? Comment les artistes indépendants pourront stratégiser sur leur participation à ce service ?

Nous verrons dans quelques jours, les réponses qu’apportera Beezik à ces inquiétudes fort légitimes…

Mattrach & Spidart : ce que la mésentente nous enseigne ...

J’ai la crève et un congrès qui vient, mais tant pis , je vais prendre quelques minutes pour revenir sur l’affaire « Mattrach/Spidart ». Pourquoi ? Parce qu’à ma connaissance aucun observateur ( ils était pourtant nombreux il y a quelques mois à s’extasier sur ce nouveau modèle ) n’a pris la peine de revenir sur ce surprenant «retournement de situation » . D’ailleurs pas plus de commentaires sur les évolutions des autres « labels dont vous êtes le producteur » …Je pense en particulier à My Major Company qui vient de fixer ses seuils de productions à 100 000€ . Mais aussi au partenariat Nomajormusik/Roy Music …

J’ai toujours eu un peu de mal à suivre les choix stratégiques de Spidart. Naosol a été produit sur la plate forme avec une reprise acoustique du tube d’Haddaway – What is love » . Une version séduisante et à un fort potentiel, y compris en dehors de nos frontières. Le titre n’est pas présent sur l’album. Erreur de stratégie ? Je le pense. Mais c’était également un curieux signal lancé aux internautes qui se retrouvaient en position de financer « un produit » différent de celui qui a justifié leur investissement.Il y a certainement au moins 10 bonnes raisons de pas avoir produit ce titre, mais je pense que Naosol est passé là à côté d'un succès commercial.

Il y a quelques semaines, le mini buzz soulevé par les vidéos de Mattrach annonçant que bien que venant d’atteindre les 50 000€ , il n’était pas parvenu à trouver un terrain d’entente avec Spidart , m’a interpellé à plus d’un titre. Je n’en rajouterai pas sur le côté sensationnel de la chose et je ne me risquerai à spéculer sur les raisons de cette mésentente. Reste qu’à travers ce malencontreux épisode nous découvrons le vide juridique et contractuel qui existe entre la plate forme et les artistes. Voilà une perspective qui pourrait refroidir les « Pascal Nègre en herbe » mais surtout effrayer bon nombre des postulants à la production. Autrement dit, les artistes se lancent dans l’aventure Spidart sans avoir pris connaissance d’un contrat, qui ne leur est communiqué qu’une fois les 50 000€ dépassés (ou à un seuil qui est vaguement évoqué sur le forum de la plate forme). D’ailleurs ces contrats sont ils différents pour chaque artiste ? Je n’ai pas trouvé réponse. Ce qui est sûr c’est que ce système présente un véritable risque de dérive à la fois pour les artistes mais aussi pour la plate forme elle même.

Certainement très conscient de ce risque, Spidart a d’ailleurs annoncé sur son blog : « renforcer les processus d'engagements contractuels avec les artistes toute défendant la dimension participative du label ».