Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

Bonnes fêtes à vous tous...

Le blog d’un artiste en développement dans un monde en fête vous souhaite de bonnes crises ! A moins que cela ne soit l’inverse… Peu importe. J’ai eu beaucoup de plaisir tout au long de cette année 2009 à remplir ces colonnes numériques. Je remercie tous les artistes et les professionnels de la musique qui ont accepté de venir partager points de vue et expériences. Je vous donne rendez vous en janvier avec des nouveaux interviews ( Nilda Fernandez, Alpha Blondy, La team d’Allomusic.com) et bien sûr pour le Midem 2010. (N’hésitez pas à m’envoyer un petit mail pour que nous puissions nous y rencontrer.).

Joyeux noël et meilleurs vœux …

Noomiz : Statistique versus Artistique ?





C’est de noël dans le petit monde de la musique en ligne. Noomiz va rejoindre Allomusic.com sous le sapin des musinautes. Lancé par Antoine El Iman et Thomas Artigebieilles dans je cite « une volonté commune de soutenir les jeunes créateurs en inventant pour eux des solutions s’appuyant sur les possibilités offertes par les nouvelles technologies.», la plate forme est entrée en phase beta privée début décembre. Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise s’est penché sur le berceau.

Noomiz C’est quoi ?
Contre toute attente, Noomiz est tout d’abord un plate forme qui permet à l’artiste de créer un blog. Certes, cela n’a rien de très nouveau mais Noomiz semble vouloir tirer des leçons de l’usine à gaz myspace. Il ne sera visiblement plus question de joyeux bidouillages et de résultats hasardeux. On nous promet du beau, du personnalisable et surtout du facile… Vous pouvez vous faire une idée par vous même en regardant ces vidéos de démonstration. Au programme également, les traditionnels widgets qui devrait permettre de vous exporter où bon vous semble et surtout une synchronisation de données avec Myspace, Facebook et Twitter.

Je sais à l’avance que certains des habitués du « blog d’un artiste en dev… » sont en train de se dire . Mais Bidibule , « tu nous récites le communiqué de presse de mémoire ou quoi ? Reverbnation fait ça depuis lontemps ! » . Et ils ont tout à fait raison. Passons donc aux choses sérieuses…

En quoi la plate forme Noomiz est elle innovante ?
Tout d’abord Noomiz se veut « la première passerelle indépendante entre artistes et professionnels de la musique. » Concrètement, des professionnels ( essentiellement des DA ) se sont engagés à recevoir et à conseiller chaque mois les 10 artistes ont eu le plus de succès sur la plate forme. Et ce gratuitement.

Et c’est sur la façon dont Noomiz va détecter ces talents en devenir qu’il y a une véritable innovation. On nous annonce le développement d’un algorithme inédit qui devrait faire passer les bons vieux compteurs d’audience à la myspace pour des cabines téléphoniques à pièce. Noomiz doit d’ailleurs commercialiser cette technologie de détection et d’analyse. On imagine que les labels , éditeurs en sont les cibles.

Statistique versus Artistique …
D’après le communiqué de presse, l’algorithme Noomiz est en grande partie basé sur des critères qualificatifs. Je cite : "durée et récurrence des écoutes , fréquence de date de concert, étendue géographique des tournées, export de widget…."

Pourrions nous donc voir, dans les années à venir un match Statistique versus Artistique dans la méthode de sélections des artistes qui signent en majors ou labels ? A ce sujet et en guise d’introduction , j’aimerai dire que je ne suis pas persuadé que le problème de l’industrie musicale aujourd’hui se situe dans la difficulté des majors /labels/producteurs à trouver des artistes de qualités.
Je suis moi même toujours étonné de voir ci et là un très grand nombre de groupes ou d’artistes ayant de véritables univers , des singles potentiels végéter dans l’autoproduction. Et rappelons que le nombres de signature est chaque année plus bas et que le véritable problème est de rentabiliser ces signatures. C’est à dire au minimum recouvrir les frais de productions et de promotions.

C’est peut être d’ailleurs sur ce point que la technologie de Noomiz peut apporter des solutions en plaçant des indicateurs permettant d’évaluer l’adhésion du public,le niveau de développement. On va donc produire ce qui marche déjà , on va limiter les risques. Comprenez bien que ce n’est pas le service proposé par Noomiz mais bien les résultats qu’il va offrir à nos oreilles qui me rendent sceptique . Et je crois que nous avons un magnifique preview de la chose avec ce qui est en train de sortir des labels participatifs …

Je ne demande qu'à être convaincu (quoique...) mais Il me semble, qu’une fois encore on est en train de poser une série de critère , de passages obligés et donc de définir un parcours rationnel que devra suivre le développement de l’artiste. Pour mieux comprendre ce que je pense de tout ça , Je vous invite à lire ou relire un de mes précédents articles : Ceci ( c’est à dire moi ) n’est pas une pipe


Artistique versus Statistique, ouvrons le débat … Qu’en pensez vous ? Aurions nous pu découvrir Brel , Brassens, et autres monuments chantant de notre patrimoine grâce à Noomiz, Myspace and co ? Les Stones auraient ils pu faire un buzz sur dailymotion ?


Au moins la création n'est pas en crise...

La radio reste le moyen le plus utilisé pour découvrir de nouvelles musiques

Selon une étude réalisée par Muzitest , la radio reste contre toute attente le moyen le plus utilisé pour découvrir de nouvelles musiques (50%).Dans la suite du classement on retrouve l’internet avec 21%, la télévision (12%) et les proches (12%). Source AFP L’internet, révélateur de talent est il un ascenseur en panne ? Damned , on a perdu la notice ! Appelez un réparateur ! On est bloqué ! Maman ! Le blog d’un artiste qui ne dort plus la nuit pour cause de monde en crise s’offre un petit trip claustro …




Internet est un incubateur de talent , pas un trampoline !
Qu’on se rassure, l’ascenseur fonctionne, mais je crains qu’il s’arrête au 2e étage. Le reste est à faire à l’ancienne, par l’escalier. En regardant de près les trajectoires des Kaminis et autres Yelles, une chose me saute aux yeux. Si leurs vertigineuses carrières ont pour origine le réseau des réseaux, c’est bien les médias traditionnels qui les ont propulsés vers un succès populaire. Réseaux sociaux, outils viraux ou pas, la recommandation qui marche ne serait elle pas « toujours » la recommandation de masse ? Celle d’NRJ , Virgin et TF1 ? Il est quand même amusant de voir comme on a encore besoin de « Valider » un buzz internet par du média traditionnel , voir de l’impulser ( comme ce fut le cas pour Grégoire et My Major Company, soyons lucides cinq minutes).

Sortir du complexe du homard…
J’ai pour ainsi dire l’impression qu’Internet, le média traverse son adolescence. Il est devenu tellement de choses qu’il a éclaté en mille petits morceaux. Il se cherche. Il fait peur, il inquiète Segela, les journalistes de Rolling Stone ( à lire twitter est train de tuer la critique musicale) Il complexe. Heureusement la sortie de l’age « dailymotion » , comprenez l’age bête est proche . Chez les bloggeurs, on commence à ne plus s’excuser de ne pas être journaliste. Regardez l’excellente initiative du top des bloggeurs. Aujourd’hui lorsqu’un journaliste reçoit un disque, la première chose qu’il fait est de taper le nom de l’artiste dans google. … Ce sont bien les médias trad qui sont tournés vers le média net et non l’inverse.

Long is the road…
L’autre versant de l’édifice c’est le problème d’offre et d’audience. Le média traditionnel expose peu mais expose bien , c’est l’anti Jamendo, l’anti myspace. Il valorise. Il légitime. Et en terme d’audience rien sur Internet ne peut encore rivaliser avec la Télévision et la radio. Mais ce n’est pas tout .Alors que La playlist impose l’artiste pour 3 minutes sur le trajet maison –travail ,que la télévision impose la chanson dans le salon familiale. Sur Internet , tout est «on demand ».


Lettre ouverte à Emma ...

Lettre ouverte à Emma ...

Cher Emma Peel qui écrit sur show-mag.net, je sais que les temps sont durs Cependant quand tu copies colles un article de mon blog dans le tien , j’aimerai que tu fasses l’effort de ne pas le signer de ton nom. Je sais bien que tu t’es fendu d'un « propos recueillis par Bidibule » en toute fin d’article en police taille 6 sans lien clickable. Aussi je te suis infiniment reconnaissant pour une si belle exposition de mon travail dans un magazine en ligne de qualité entre « Johnny Hallyday : une semaine cruciale ! » et « Chris Brown : sa vidéo d'excuses est un désastre. ».Je suis même tellement heureux que si on croise au Midem, je vais me sentir obligé de te faire la bise .

En attendant , je te copie colle mes plus sincères salutations.
Bidibule

Edit :
Depuis , sur Show-mag.net on a retiré le nom de la journaliste copieuse mais on a laissé l'article en ligne. Mon nom est passé en police 8 ( c'est trop d'honneur !) .Suite au prochain épisode !

Re Edit : Quelques jours plus tard , dans son grand professionnalisme et son immense respect des droits d'auteur , l'équipe éditorial de Show-mag.net a supprimé complètement l'article. Et se bien sûr sans avoir répondu à mes mails et sans un mot d'excuse. Quel talent !

Aux armes musiciens !


Dans une étude réalisée par Performics pour Muzitest et publiée hier sur Melty.fr , la variété française arriverait en tête des genres de musique les plus écoutés par les français. ( Source Melty : Les français et la musique 2009 ) Mais dans le même temps partout où l’on chante encore dans la langue de Molière, le ciel semble s’assombrir. Les artistes francophones seront ils demain obligé de ressortir le bon vieux « Speak English – classe 6e » pour tenir la flamme de la french touch allumée… Pour cause de convergence des catastrophes, la chanson française va-t-elle connaître son 21 décembre 2012 avant l’heure ?


Au Québec, ou est en première ligne face à l’invasion anglophone, l’heure est grave !
Dans le journal « le soleil », Valerie Lesage n’hésite plus à parler de « crise de la chanson francophone ». Le nombre de disques en langue française vendus vient d’atteindre son niveau le plus bas depuis 2002, tandis que la part du marché des albums en langue anglaise a progressé jusqu’à atteindre les 64%. Même combat du côté du spectacle vivant où la francophonie vient de perdre 13,5 % alors que dans le même temps la chanson anglo fait son show (+ 11,9 % entre 2007 et 2008 et 33 % depuis 2005).

Sur le portail indépendant québécois : Radioactif.com , on s’interroge : Est-ce que les Québécois laissent tomber leurs artistes? En echo à Richard Martineau qui déclarait l’an passé dans le journal de Montréal

« On aime nos artistes, en autant que ça ne nous coûte pas une cenne pour les voir, qu'ils présentent leur spectacle dehors, l'été, et que la bière est froide... »

De côté ci de l’atlantique, où l’on se sent culturellement moins en danger, les chiffres du SNEP confirment la tendance. Dans ce marché en chute libre, c’est la chanson francophone qui accuse la plus forte baisse (-21 %) alors que l’international connaît une embellie de 5,6 %.

Quelle réponse apporter à cette inquiétante réalité ? Un augmentation des quotas ? On se souvient que l’an passé le CSA avait rejeté la demande de Fun radio qui demandait la baisse du pourcentage obligatoire d’œuvre francophone de 35% à 20%. Quotas d’ailleurs déjà contournés de milles façons ( les fameuses versions quotas français de certains singles ) Ou faut il suivre la tendance et sauver les meubles en signant plus d’ artistes français s’exprimant en langue anglaise ?


Ceci (c'est à dire moi) n'est pas une pipe

Horreur malheur ! Les artistes ont beau courir vite, les questions existentielles ne sont jamais loin derrière. Il y a quelques semaines dans un billet d’humeur, j’harponnais le coaching non sollicité et la foire aux marketing tips. Puisque qu’il y a de plus en plus d’artistes en devenir mais aussi de plus en plus de gens qui veulent les accompagner, j’avais décidé de poser une question à ceux qui ont pris la sale habitude de porter les bagages jusque dans le train. La meilleure façon d’accompagner un artiste est elle de lui dire où il faut aller ou de l’aider à aller où il veut ? Miracle dans la savane du petit monde de la musique, plus les pistes se brouillent et plus les guides ont les idées claires. Mais cette semaine, me voilà rattrapé par le doute. Et si ce blog n’était pas le blog d’un artiste mais celui d’une pipe ? La trahison des images a-t-elle encore frappé ? Magritte au secours !!!!


Ceci n’est pas une pipe !
Pour parler avec une extrême franchise, j’ai parfois la désagréable impression en discutant avec Pierre ou Paul, en survolant blogs et articles, qu’on me tend un QCM de 10 pages.

Faites vous votre myspace ? : Oui /non
Faites vous un album tous les deux ans ? : Oui /non
Faites vous beaucoup de concerts ? : Oui/ non
Avez-vous buzzé sur Internet ? : Oui / non.

Questionnaire l’issu duquel, si mon nombre de faute ne dépasse pas 5 sur 90 , j’aurai droit à l’appellation contrôlée « Artiste aux normes françaises à fort potentiel de réussite». ( A quand le crash test ? ) ou dans le cas inverse à la légende « ceci n’est pas une pipe » ! Ceci n’est pas une pipe car on ne peut la bourrer, ni la fumer. J’en reste sans voix. Premièrement car je n’ai pas une idée précise et délimitée de ce qu’est un artiste, j’irai même plus loin, plus j’en rencontre et moins je le sais. Deuxièmement, car je me demande ce que veut dire « réussir » dans le cadre d’un activité artistique, et que plus je me pose la question, moins je trouve de réponse.

Me serais je donc un peu trop vite autoproclamé artiste et du coup trompé sur la marchandise les pauvres internautes hébétés qui arrivent sur ces pages Que répondre à cela ? Je ne sais pas si je suis un artiste et ce flou pour le coup « artistique » me convient tout à fait. Si je suis venu là, dans ce que certains appelleront un prétentieux processus de création, c’est que j’y ai vu un espace de liberté. Et si j’y suis resté tout aussi prétentieusement, ce n’est pas pour que le premier Moïse venu vienne m’ouvrir la mer ou me prenne la main pour me faire la visite.

Mais comme je suis un garçon ouvert, je veux bien entendre qu’une série de critères rationnels puissent à l’instant T, déterminer le degré d’aptitude d’un artiste à un potentiel succès commercial. Encore faudra t il mettre ces fameux critères à l’épreuve ?

En attendant et quoiqu’en disent Pierre, Paul, Jacques, et les contremaîtres de la création de je continuerai donc d’être moi-même …

Signé la pipe en développement dans un monde en crise.

Spidart a trouvé un repreneur ?

Bonne nouvelle du côté du site de production communautaire Spidart. Après plusieurs semaines de trouble et le redressement judiciaire du label participatif prononcé par le tribunal de commerce, son fondateur Nicolas Claramond a annoncé qu’un repreneur s’était fait connaître. L’ équipe de Spidart travaillerait déjà à cette possible reprise et devrait assurer les sorties d’albums prévues. Le communiqué diffusé sur Internet :






- Des nouvelles de Spidart –



Communiqué de Nicolas Claramond, 10 décembre 2009

A tous,

Ainsi que je vous le disais dans mon communiqué daté du 1er décembre, le redressement judiciaire a été prononcé par le tribunal du commerce. Je tenais à vous préciser que celui-ci a été obtenu grâce à la présentation de la lettre d’intention d’un repreneur , qui a indiqué examiner la possibilité d'une reprise de spidart.com .

Dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire nous travaillons avec l’ensemble des acteurs (mandataire, avocats…) pour avancer le plus rapidement possible. Je suis malheureusement dans l’incapacité de pouvoir vous donner des dates précises, cependant, je peux d’ores et déjà vous dire que d’ici quelques semaines nous serons à même de vous expliciter plus précisément le devenir de Spidart.com

Cette procédure de redressement nous oblige à travailler d’une manière différente que nous le faisions jusqu’à présent. Toute dépense est soumise à validation du mandataire judiciaire qui a été nommé par le tribunal . De même, toutes les créances sont gelées et leur sort dépendra des termes de la reprise à laquelle nous travaillons.

Nous vous tiendrons, bien entendu, informés dès que nous aurons des nouvelles à ce sujet.

L’équipe quant à elle est mobilisée pour préparer la reprise de spidart.com et se concentre sur le développement des artistes dont les albums sont déjà dans les bacs mais aussi sur la sortie à venir : Jalane.
Nicolas

Podcast de noël : Joachim Garraud.


C’est noël avant l’heure sur le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise.
Joachim Garraud a travaillé avec les plus grands de Bob Sinclar à Carl Cox en passant par Kylie Minogue. Il a accepté de répondre à mes questions, en podcast s’il vous plait. Au programme :


1 -C’est quoi aujourd’hui un dj ?,

2- Tu as commercialisé ton album sur un principe très novateur : le « On demand » , les utilisateurs pouvaient choisir les titres du disque. Qu’est ce qui t’as donné cette idée ? Comment ça s’est passé ? As tu envie de remettre ça ?


3- Dans la musique électronique, la notion d’album ne règne pas en maître. Il y a une vrai culture du single et du maxi. Qu’est ce que ça veut dire pour toi faire un album ? Est-ce que tu es attaché à cette notion ?

4 – Tu as inclus dans Invasion , des remixs un ovni made in Barbecue prod que les fans de la sacro sainte Extravadance connaissent sur le bout des oreilles … « moua j’aime bien mouaaa » , un message subliminal ? Petit à petit Garraud fait son nid ?


5 – Que penses tu des sites de streaming comme Deezer ou Spotify et surtout des rémunérations des ayants droits sur ce type de plate forme ?


6 – As ton avis c’est quoi l’avenir de la musique ? Comment vas t on l’écouter, la financer demain ? Es tu optimiste , après tout ça ne peut pas être pire ? Ou pessimiste, on est pas au bout de nos peines ?


7 – Tu as travaillé avec les plus grands , la liste est impressionnante ( Getta, Jarre, Clamaran, Bob Sinclar, felix da house cat, Kylie Minogue,Carl cox et j’en passe …) Est-ce qu’au bout d’un moment, on ne fini pas par être blasé ? Est-ce Steve Austin est encore excité ?

8 – Si tu avais un conseil à donner à ceux qui veulent suivre ton exemple ?



A écouter avec les oreilles par ici:


Chansons improbables #2 : Dallas et le générique à la française

Injustement relégué au rang d’ « œuvres mineures » du répertoire francophone, le générique français de séries américaines est un exercice de style particulièrement casse gueule pour l’auteur compositeur. C’est ainsi l’artiste est naturellement plus enclin à chanter l’amour que le quotidien du ranch de la famille Ewing. Et pourtant ! Et pourtant ! Quel excellent moyen de devenir banckable au 225 av. Charles de Gaulle, Neuilly… Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise ouvre le grand livre de la chanson improbable à la page : Dallas !




Dallas !
Disons le ouvertement, le générique français de Dallas est avant tout un grand moment de n’importe quoi télévisuel. Des tours de verres qui déchirent le ciel de la ville sous une pluie de petro dollars, le tout musicalement accompagné d’un hymne anti capitaliste ahurissant. Car oui , Dallas est contre toute attente et pour ne pas dire avant tout une œuvre politique. Une œuvre engagée… Une œuvre de gauche dont Olivier Besançenot ou Florent Pagny n’aurait pas renié le texte !

Dallas, ton univers impitoyable
Dallas, glorifie la loi du plus fort
Dallas, patrie du dollar, du pétrole
Dallas, tu ne connais pas la pitié

Après avoir pointé sévèrement du doigt
(et du bon) la loi de la jungle capitaliste, les auteurs de Dallas ont allégrement pioché dans « love is the Message » de MFSB , la substantifique moelle mélodique qui a fait de ce générique un tube, réalisant au passage l’un des plus beau plagiat des années 80. Dallas ton univers est en effet impitoyable .
MFSB - Love Is The Message http://www.youtube.com/watch?v=zuUvGh9-Ef4


Mais rendons à Cesar et Jr , ce qui leur appartient, l’arrangement d’époque est somptueux. On les as quand même mystifié les ricains sur ce coup là ! Remarquez les pêches cuivrés introductives , l’énorme travail de Charley, les chœurs éthérés sur les refrain ( Daaaaaallaaaaaaaaahaaaasss ) qui étrangement ne sont pas présents sur toutes les versions. ( La version sans les choeurs)


Notons qu’il existe aussi une autre chanson de la série. « Dallas, ville mirage » des mêmes auteurs sous le nom de « les texans » à écouter de ce côté.

Côte Ouest
Knots Landing est plus connu en France sous le nom Côte Ouest . Il s’agit d’une série dérivée où l’on retrouve un 3e frère Ewing , Gary ! ( un marseillais ? ) . Comme ce fut le cas pour Dallas, lors de la traversé de l’atlantique, le générique originale a été jeté par dessus bord. En 1988, les téléspectateurs français découvriront donc la série avec une chanson «réalisée pour l’occasion ». Un texte sublime et remarquable à sa portée poétique et son auteur bloqué sur les rimes en « An » !




Côte Ouest
Le long du grand Pacifique les vagues défient le temps
Ton paysage magique s'efface dans l'océan
comme un décor sur la plage, la mer en contre-champs
Pour toi le vent tourne les pages d'intrigues et de serments

Que c'est beau !

Il en existe également 2 versions : l’une serait chantée par un des co-auteurs de la chanson, c'est à dire Shuki Levy . A partir de la saison 6 , le générique a été remplacé (avantageusement) par une interprétation de Claude Vallois.

Remarquez les magnifiques synthés, les ponctuations saxophonées en fin de phrase et la batterie electro d’époque ! Ah les années 80, c’était la classe…

L'interview "Rock 'n'Roll" : David Allouche

Si Noël vous donne des boutons, vous avez frappé à la bonne porte. En étroite collaboration avec la ligue mondiale anti pommade, le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise lance l’interview 0% bisounours, 100% cash. Amis du monde de la musique, vous allez enfin pouvoir vous lâcher et c’est juré on ne le publiera que sur internet La première personnalité que je reçois dans ce nouveau cadre n’est autre que David Allouche, l’ex Monsieur Hitmuse.




Salut David... Il y a quelques mois tu criais sur tous les toits que "c'est bandant d'être indépendant". Quelques semaines plus tard , Hitmuse disparaissait de la toîle. Que s'est il passé ? Tu as croisé Susan Boyle ?


salut Bidi, je te confirme que c'est toujours bandant d'être indépendant même si parfois il y a des pannes d'érection...il en faut plus pour que je lâche l'affaire...ca fait juste 18 ans que je lutte pour que le marché des indépendants ait une vraie place dans l'industrie musicale ...c'est pas après un échec, et qui plus est lié directement à la conjoncture actuelle,que je vais retourner ma veste...
Comme je l'ai toujours dit, notre projet tenait essentiellement sur l'apport de financier et de capital risque...je ne vais pas te faire un dessin sur la conjoncture financière actuelle, mais nous avons été pris de plein fouet par la crise ...nous étions en train de finaliser une levée de fond quand toutes les opérations et transactions financières des fonds ont été gelées dans un premier temps puis tout simplement annulées.
Ces même personnes nous avaient demandé 6 mois avant de doubler notre effectif voir meme de le tripler afin de délivrer les dev dans les temps...résultat on s'est retrouvé très rapidemment dépassé par les charges et donc obligé de déposer le bilan.....nous sommes passé en jugement et aucune faute de gestion n'a été retenue contre nous...Malgrè tout une énorme frustration d'inachevée nous est restée en travers de la gorge, et quand je dis nous c'est toute l'équipe d'hitmuse qui m'a soutenu tout au long de notre aventure et pendant le nauffrage....je leur rend hommage.... ainsi qu' à tout les artistes qui étaient derrière nous ....car c'est encore une fois eux les premiers à en subir les conséquences. j'en suis désolé.


Tu lançais un service payant pour les artistes tu avais eu beaucoup d'inscriptions....? Penses tu qu'il existe vraiment un biz et surtout des budgets chez les autorprods et autres artistes-mendiants du web ?

Nous avons tres vite arrêté de prendre les inscriptions dès que nous avons senti la patate....mais je reste persuadé que le model est bon...un autoprod est prêt a payer un service si celui ci est justifié et surtout approprié à ses besoins. Dommage que l'on ait pas eu le temps d'aller au bout de notre modèle.
Je ne crois pas aux models basés sur la gratuité afin de remplir uniquement leur base de données pour ensuite transformer ce même model en payant. Les internautes sont tout sauf des imbéciles.
L'argent est comme toujours le nerf de la guerre, et sans buisiness model fiable et rentable il n'y a pas, ou je dirais plus de levée possible...j'ai quand même vu des levées se faire sur des models plus que douteux....on en connait les résultats ...on a assisté à une deuxième bulle....

L'affaire Wild Palm Music et ses centaines d'artistes arnaqués, le naufrage actuel de Spidart, qu'est ce que ça t'inspire ? Les nouveaux acteurs de la musique en ligne n'ont ils pas finalement voulu "péter plus haut que le cul de Paul mc Cartney" ?

Concernant l'AFFAIRE WILD PALM MUSIC j'ai pas grand chose à te dire car je ne connais pas les raisons de cette échec, mais une chose est sure, c'est encore une fois les artistes qui payent.....concernant Spidart, je l'ai appris hier et ca me désole...j'ai toujours encouragé la création de projet différent et complémentaire dans l'Indé sur le net...
Ce que je regrette, c'est que nous ayons pas su faire corps tous ensembles, et que chacun de son coté, a cru révolutionner le monde de l'Indé...on a été naif ou présomptueux...surement un peu des deux...que cela nous serve d'expérience pour nos futur projets....


Sur quels projets travailles tu aujourd'hui ? Tu peux nous dire, on ne le publiera que sur internet... ;)

De Mars à septembre de cette année désastreuse pour moi, je n'ai fait que répondre aux différents services de l'administration et du tribunal de commerce.
cette douloureuse expérience étant enfin entérinée, j'ai repris mes démarches, encore plus motivé car je reste persuadé que le marché de l'indé à encore une vraie place à prendre et que les prods et autoprods ont besoins d'outils marketing et promotionnel afin d'exister .
J'espère pouvoir te donner des news avant la fin de cette année, car comme je te l'ai dit précédemment, ce n'est pas notre model qui a été remis en cause.
De ce fait je suis à nouveau en discussion avec certains fond d'investissement.

Vevo, Allomusic et 1 titre à télécharger par jour...


Clip is content and content is money …

La grande nouvelle du jour c’est le lancement en fanfare de VEVO.COM. Où comment les majors décident de reprendre la main sur la monétisation des contenus vidéos sur Internet. Du côté d’Universal on parle d’un « MTV du net » rien que ça ! Et voilà qu’après avoir fait vendre des millions des disques IRL , le clip va rapporter de l’argent sur le réseau des réseaux. Le prochaine étape le retrait des contenus major des autres plates formes ? Suspens ! Vevo devrait également fournir d’autres services comme la vente de tickets de concert et des formules premiums. Le service débarquera en Europe courant 2010… En attendant pour se faire une idée de la chose c’est le cache de google est ton ami et « au pays de proxy »...
http://www.vevo.com


Allo ? allo ?
De ce côté ci de l’atlantique, c’est ALLO MUSIC ( une référence à Allo ciné ? ) qui fait office de couteau suisse musical. Au programme un positionnement tout terrain puisque que le site propose une quarantaine de services différents : Streaming , Wiki, annonce, éditorial, vente de ticket, comparateur de prix, boutique … et bientôt production communautaire. 1.5 millions de Visiteurs uniques sont attendus d’ici à juin prochain sur la plate forme. Les actionnaires de la chose : Gerard Darmon, Patrick Bruel, Manu Katché et Philipe Abitbol. Allo music peut il faire trembler les nouveaux acteurs de la musique… Réponse dans quelques mois... En attendant connectez vous par là : http://www.allomusic.com


C’est gratuit !
Orange et son musictore offre jusqu’à noël 1 titre gratuit par jour à piocher dans son catalogue. L’occasion ou jamais de découvrir de jeunes artistes ( Comme Bidibule ! lol ) et de soutenir la création sans casser la tirelire …
http://musictore.orange.fr

SOMA: "la dématérialisation et la gratuité ont entrainé une surdose"

Si vous êtes passé à côté de SOMA , c’est que vous n’aviez pas encore Internet en 2006. Le groupe qui m’a piqué le premier prix des artistes AOL MUSIQUE a depuis signé chez Epic ! Comme je ne suis pas trop rancunier et que j’ai une certaine habitude des secondes marches, j’ai tendu le micro à ces 4 garçons à quelques semaines de la sortie de l’album. Allez on monte tous sur le canapé , embarquement immédiat.

1- Salut les « Soma », nous étions croisé à la soirée de remise de prix d’AOL MUSIQUE, j’ai un peu envie de vous dire quoi de neuf depuis Décembre 2006 ?
Salut ! Depuis le prix AOL ( excellent souvenir d'ailleurs ! ) c'est vrai que les choses se sont accélérées, notamment grâce au clip "Overwrite" qui nous a permis d'affiner notre identité et nous lancer visuellement sur le web. Nous avons continué d'écrire de nouvelles compos et de préciser notre univers musical jusqu'à ce que nous trouvions la confiance de partenaires pour nous faire évoluer plus loin encore. Nous avons enchainé les concerts et les première parties en même temps.


2- Vous avez écumé pendant 10 ans les planches de l’hexagone avant de signer chez Epic. Comment cette signature s’est présentée ? Quelles rencontres et quelles étapes l’ont rendu possible ?
En effet la scène a toujours été le facteur déterminant des rencontres inattendues. A chaque concert que nous avons donné, une nouvelle opportunité s'est présentée et nous a permis de progresser. Lorsque nous avons remporté le prix AOL nous avions déjà rencontré Armelle, notre manager, à la suite de quoi nous nous sommes mieux structuré, en montant une asso, en finançant des projets, autres résidences et séances studio. Ainsi nous avons pu approcher les maisons de disques avec crédibilité. Notre signature avec Jive Epic s'est également présentée à la suite d'une rencontre avec notre actuel Directeur artistique lors d'un concert ( 1ere partie de Pleymo au Bikini à Toulouse ). Les différentes étapes qui l'ont jalonné sont toujours passées par la scène mais aussi par des productions de maquettes intensives.


3- Vous étiez de cette poignée d'artiste ou de groupe ( je pense à des gens comme NOVA, LADY PALAVAS , PAMELA HUTE... ) pour lesquels on se demandait : "Mais mince , ils vont signer quand ? "
Comment avez vous vécu cette attente ? Est ce qu'il y a eu du découragement ?
Lorsque nous avons commencé l'aventure SOMA nous ne projetions pas vraiment de faire carrière. Nous étions heureux de prendre du plaisir à jouer ensemble, mais nous n'avions pas encore une réelle détermination à sortir du lot. Petit à petit, de scènes en scènes, de compos en compos, l'idée s'est installée naturellement, et bien entendu cela à pris du temps. Mais ce temps a été primordial pour nous, toujours à la recherche d'un son qui nous ressemble, d'une atmosphère qui nous est propre. Après plusieurs maxis autoproduits nous souhaitions trouver un label mais en ayant une connaissance du studio et de la scène la plus pointue possible. Donc l'attente n'était pas mal vécue car nous l'utilisions toujours pour progresser davantage. Le découragement fait partie de l'évolution d'un groupe, il permet de rebondir et de se fixer de nouveaux objectifs.



4 – Vous avez joué la carte « Buzz » avec le clip de « Get down ». Comment l’idée du clip est venue ? Quels ont été les retours ?
Au départ nous voulions faire un clip qui ressemble le plus à ce que nous aimions, qui colle à nos personnalités et bien sur qui suive le sujet du titre. Après beaucoup de recherches nous étions très emballés par l'idée de nous inspirer du style Tarantino notamment du film Reservoir Dogs . Etant très fans de ce Cinéma nous voulions faire une fiction délirante dans cet esprit. Bien entendu avec la touche de provocation qui va avec.le clip repond aussi originalement à la fameuse question "comment vous êtes vous rencontré"...? "Extirper" les personnages d'une situation dégradante pour les intégrer au groupe colle très bien au sens du titre "Get Down".Les retours ont été très positifs jusqu'à ce que Youtube le censure :)


5- Faites vous de la scène pour faire connaître vos chansons ou des chansons pour pouvoir monter sur scène ?
Nous faisons de la scène pour faire connaitre nos chansons mais aussi parce que nous avons besoin de celle-ci pour exister. Nous avons toujours fait de la musique ensemble et en ayant appris sur les planches avant tout.Cela dit nous sommes aussi très friands des sessions studio et du travail de composition. C'est un tout.



6 – Parlons un peu de votre rapport à Internet, que pensez vous du téléchargement illégal et des limites ( en terme de rémunération) de l’offre légale actuelle . Je pense ne particulier aux sites de streaming ?
Nous sommes très actifs sur Internet, nous l'avons apprivoisé dès nos débuts. C'est un outil formidable avec lequel le développement d'un groupe est primordial. Cet outil a pris une ampleur tellement rapide que beaucoup d'acteurs n'ont pas su l'anticiper. Développer des teasers et diffuser sa musique sur le web c'est une nouvelle forme de publicité.Il faut eduquer les enfants dès le plus jeune âge et leur faire comprendre que la musique n'est pas/ne peut pas être gratuite (même si nous pensons que la plupart du temps elle reste trop coûteuse) . Aussi leur apprendre à la consommer, la dématérialisation et la gratuité ont aussi entrainé une surdose ,une frénésie du stockage à tout prix.
au final on n'écoute jamais tout ce qu'on a telechargé...


7 – Soma demain rimera avec ?
On ne sait jamais vraiment de quoi sera fait demain, ce qui est sur c'est que Soma rimera toujours avec énergie et dévouement.

8- Vous devez je pense désormais passer pas mal de temps sur Paris, comment quatre gars du sud survivent dans ces cas là ? :)
On a pris l'habitude de faire les aller-retour, on aime beaucoup Paris donc on n'a pas l'impression de survivre :) souvent il faut faire vite, passer d'un endroit à un autre, la vie est speed à Paris. Mais on le vit très bien !


9) vous aviez dit à Zegut d'RTL 2 que vous alliez acheter un baby foot avec le prix aol musique , vous l'avez fait ?
En fait on s'est surtout payé des séances de répets ... et puis on est meilleur au Ping Pong qu'au baby foot ..

10) Mais où est donc passé le clavier ?
Jean fi est décédé il y a 4 ans apres l'écoute du morceau OXYGEN de Jean Michel Jarre... il ...
...non tout va bien pour lui, il a préféré continuer sa carrière professionelle et de notre côté, nos envies se dirigeaient de plus en plus vers un rock à guitares.on est resté en très bon terme, c'est notre guide spirituel...


Merci et bonne route …
merci à toi !

Un premier échec pour Kiss Kiss Bank Bank ?

Lancé en pleine euphorie participative le site « Kiss Kiss Bank Bank » vient de vivre une premier Kiss Kiss Flop Flop. L’album live de l’artiste « Cock Robin » n’a pas trouvé preneur chez les désormais très courtisés internautes producteurs. Un nouveau signe de faiblesse dans la galaxie des sites de production communautaire. ? Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise s’était déjà intéressé à ce site relais entre internautes et industrie musicale et à son modèle prometteur . Mais que s’est il donc passé ?


En permettant au commun des mortels de participer à la production d’un album live de Cock Robin , star mondialement connue, Kiss kiss bank bank avait frappé un grand coup. L’objectif de levée de fond était fixé à 20 000€ . Le site s’était laissé du 7 septembre au 31 novembre 2009 pour l’atteindre. Au final, quelques centaines d’euros seulement ont été investies sur l’auteur de « Just Around the Corner » !
Un bien mauvais coup de pub pour le site comme pour l’artiste.

« Remember the promise you made » ?
La rencontre avec l’artiste promise par le site aux 20 premiers internautes producteurs n’a pas même pas été organisée. ( Ou du moins je n’étais pas invité !) .

Faire contre mauvaise fortune , bon cœur …
C’est par un email envoyé à la communauté des KisskissBankers que l’équipe du site annonce cependant sa volonté de rebondir :

« le projet Cock Robin a été modifié pour correspondre aux attentes des artistes, des fans, et du label. Vous pouvez désormais coproduire et miser sur le prochain album de Cock Robin, dont les membres entreront en studio au printemps 2010. »

Ainsi la totalité des investissements réalisé pour l’album live ( somme qui n’a pas encore passé le cap des 1000 € à ce jour) est automatiquement transférées vers le nouveau projet d’album. L’objectif de levée de fond a été divisé par deux et la durée de la période de souscription a été revu à la hausse. Kiss Kiss Bank bank a désormais jusqu’à avril prochain pour réunir 10 000€. Pour les internautes investisseurs , il faudra tracer un trait sur la rencontre avec Cock Robin. ( Snif !) En contre partie ils seront intéressés aux ventes physiques réalisées sur le territoire français, ce qui n’était pas le cas pour l’album live.


Pour la peine: "the promise you made" , un des tubes de P
eter Kingsbery et Anna LaCazio alias Cock Robin dont je suis un grand fan.




My Music Pro piégé par un journaliste de Telerama


Il y a peu, le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise s’est penché sur MY MUSIC PRO Un curieux mélange de voyance au téléphone et de coaching musical proposé par Universal Music. Pour ceux qui seraient passé à côté du billet et de ses 19 commentaires…Téléportez vous ici !


Comme les grands esprits se rencontrent ( Quoi j'ai l'droit de rêver moi aussi non ?) , quelques semaines plus tard, un journaliste de Telerama a piégé un des conseillers de la plate forme....


Coup dur pour My Music Pro : Un enregistrement des précieux conseils facturés plusieurs euros la minute via se service téléphonique a été diffusé sur le site Telerama. Le nom du conseiller en question n’a pas été communiqué, mais le discours et les références évoquées dans l’entretien mettront sans doute les curieux sur la bonne piste !


Au programme, 5 minutes de n’importe quoi à se repasser en boucle et un final hallucinant !

Écoutez l'extrait publié sur Telerama et lire l'excellent article d'Antoine Mairé sur Telerama.fr
http://www.telerama.fr/musique/allo-j-aurais-voulu-etre-un-artiste,50007.php


Staracademisé !

Comment nous nous sommes tous fait Star academisé ?

Où comment la télé réalité a changé la donne dans le petit monde de la musique, voir plus profondément dans la représentation sociale de l’artiste ?


La petite histoire de la « real Tv »musicale en France a débuté en 2001 avec POP STAR. Un concept importé de Nouvelle Zélande, ou les téléspectateurs peuvent suivre presque jour après jour la formation d’un groupe par une maison de disque et son ascension médiatique. Ainsi, nous n’avons pas manqué une miette des douloureux castings mené d’une main de fer par Santi , ex batteur de la « mano négra » et responsable du label Mercury /universal , de l’enregistrement à ICP en Belgique aux interminables répétition de danse avec Ilsa louve des SS , euh pardon Mia Fry. En bout de chaine nous avons eu les « L5 », girls band monté de toute pièce sur le modèle des « Spice Girls ».

Quelques mois plus tard, la star academy à cheval entre le télé crochet musical et Big brother fait sont apparition. Cette fois il est possible de suivre l’ « aventure » 24h sur 24 et même d’y participer dans une certaine mesure. Le public est appelé à voter pour soutenir tel ou tel candidat par SMS surtaxé il va sans dire. Les débuts sont difficiles mais le concept finit par s’imposer. Jennifer Bartoli sera l’heureuse 1ère gagnante de la star academy et fait encore aujourd’hui une très honorable carrière, au moins dans la presse people. Les gagnants des saisons suivantes auront de plus en plus de mal à s’imposer. En 2003, M6 lance « A LA RECHERCHE DE LA NOUVELLE STAR » inspirée du concept « pop idol » (dont Pop star est en quelque sorte l’ancêtre). L’émission prend des airs de casting télévisuel géant. Un jury de professionnel est censé faire une sélection de candidats qui devront affronter le vote du public lors de show en prime time. Les gagnants des trois première saisons eurent bien du mal à trouver leur chemin jusqu’au public. En 2006, l’énorme succès de Christophe Willem change la donne.


Du côté des candidats C’est Objectif : célébrité. Paiement : Chèque en blanc.


"J'ai peur que ces espoirs fous deviennent des désespoirs fous"
Juliette Greco à propos de la star academy


Pour les candidats à la « staracatitude », La Star Academy tout comme les autres programmes de télé réalité est une fenêtre de médiatisation incomparable. En prime time mais sans filet. L’aventure tourne parfois à la « Combat School », flirt avec le trash ou sombre dans le lynchage, tel est le prix à payer pour passer dans l’entonnoir à vedette. Au royaume de la télé réalité, les candidats ne sont pas justes les victimes consentantes d’une terrible machine à faire de l’audimat et à vendre du disque. On ne participe pas à ce genre d’émission, comme on va acheter son pain. Accepter d’être filmé 24h sur 24, coupé du monde pendant 3 mois ou brimé en public par un joyeux jury de star en mal de médiatisation, n’est pas une aventure ordinaire. On le fait pour « se faire connaître », accéder à ce petit capital de célébrité censé ouvrir les portes, celles de l’industrie musicale et des médias. Il y a donc dès le départ pour le candidat l’idée d’instrumentaliser le programme. Un programme dans lequel on ne sait d’ailleurs plus bien qui manipule qui.
« Hier on était célèbre pour avoir fait quelque chose, aujourd’hui il faut être célèbre pour pouvoir le faire. » Tel est l’adage du staracademicien. Reste que l’opération est risquée. Ils ne sont pas très nombreux à avoir su rebondir autrement que sur la tête. Si Amel Bent, Chimène Badi, Olivia Ruiz éliminés en cours de route ont réussi à faire leur place. Le reste des troupes a été catapulté dans l’oublis médiatique pour les plus chanceux et dans les archives du zapping pour les autres. Prions pour qu’ils trouvent un jour le repos télévisuel. Car la célébrité que propose la télé réalité à des airs de ballon de baudruche. Une génération de candidat chassant l’autres, ceux dont le seul mérite étaient d’être visible n’ont guère d’autre avenir que de voir le soufflet retomber ou à rejoindre des milliers d’autoproduit et indépendant dans la jungle de l’Internet d’autres continuent d’arpenter les plateaux télé dans les moins en moins nombreux débats ou émissions sur les cassés de la télé réalité. Recyclage quand tu nous tiens…

Opportunisme, critique & déclarations …

Pour l’industrie musicale, la « télé réalité musicale » tombe bien. La folie du Cd, celle des années 90 est déjà loin. Et pendant que la crise pointe le bout de son nez. La star academy fait vendre : Du disque, des concerts, des magazines…Les posters des academiciens se bousculent sur les murs des chambres. Dans les cours d’écoles on ne s’échange plus les panini de Michel Platini mais celle de Mario, Jennifer et Jean Pascal. Et la musique dans tout ça ? Un produit dérivé comme un autre. Le livre du film, le disque de l’émission. Un prolongement de l’expérience télévisuel. Le programme est un succès populaire, mais n’a pas bonne presse. Les critiques fusent de toute part. En première ligne les artistes qui vont littéralement boycotter les premières saisons. Même chez Universal, on finit par s’excuser "Le succès de Star Academy et Popstars nous permet de prendre des risques avec d'autres artistes. » (Pascal Negre).Mais, la star academy devient rapidement l’une des seuls programmes primetime à laisser un peu de place à la musique. Une fenêtre médiatique sur laquelle on ne peut pas aussi facilement faire une croix. On fait désormais la queue pour chanter en duo avec les academiciens et présenter pour l’occasion son dernier album. Légitimée par la venu d’artistes français et internationaux de renom, l’émission s’auto institutionnalise. « La Star ac est une école » déclare Pascal Negre président d’Universal dans un interview qu’il donne au point.fr en septembre 2008. Ou comment il suffit parfois de siffler pour passer pour un train.

Le discours de la télé réalité musicale …

Pour expliquer le succès et la longévité des concepts « nouvelle pop star academy », on peut certes s’attacher au contexte particulier des années 2000. Mais il serait dommage de ne pas aussi s’intéresser aux discours profonds de ces émissions. Comment les « star ac » nous parlent ? Quelles sont les valeurs transmises ? Quelle image donnent elles des artistes et de la création ?

Le règne de l’artiste interprète.
Alors que les auteurs compositeurs interprètes ont régné sur les années 80 et 90, la télé réalité impose l’artiste interprète. Le karaokiste ! Le travail de composition, d’écriture, la recherche d’un univers ne sont pas suffisamment spectaculaires, pas suffisamment télégéniques voyons ! . Il faut du prêt à consommer, des chansons que tout le monde connaît déjà.

La méritocratie, quand tu nous tiens.
Dans l’imaginaire du public mais pas seulement, un artiste se doit de connaître la galère pour être légitime. Le succès se mérite, même en prime time. La télé réalité répond à ces images en condensant de difficiles parcours initiatiques. Où subir les chorégraphies de Kamel Ouali, des cours de sports ahurissant, les brimades d’un jury, sont des passages obligés. On peut parler de retranscription télégeniques, visuels et spectaculaire de ce que les artistes appellent « la galère ».

L’artiste est choisi par le public …
L’artiste puise la légitimité par son public. Par celui qui lui donne le succès en achetant disques, places de concert. Le pendant télévisuel de l’édifice, la jauge de popularité du candidat porte un nom en 3 lettres : SMS. On vote : quoi de plus démocratique. Mieux même on sauve un candidat. Souvenons nous, du parcours de Magalie Vae dans la saison 2005 de Star academy. Cosette chez les producteurs ! Le rôle de Jean Valjean pour la soirée au prix d’un sms ! D'un coté, il y a quelque chose de très moderne intégrer le public dans le process de création, d'un autre, on délégitime le milieu professionnel de la musique et parfois les jurys. Le « coup de gueule » de Marianne James suite à un vote du public durant un prime de l’émission « A la recherche de la nouvelle star » ,en est un brillant exemple.

La Star Academy est donc un décor, pas une école. Ou une école de communication à la rigueur. Tout n’est que figuration, éclairage, représentation et discours … Et si au fond, ce n’était que de la télévision ?




Staracademisé…

2006, les chaînes de télévision du service public cèdent à leur tour aux sirènes de la « star academisation ». C’est grâce à une énième « télé crochet » que Virginie Pouchain est sélectionnée pour représenter la France au concours de l’Eurovision.

Sur Internet, c’est la Star ac permanente ! Découvrir les stars de demain est devenu une formidable opportunité de faire parler de soi. SFR jeune Talent, Les imprévus d’ AOl Musique , Ricard Live ! Wat the Fuck d’ Emi/wat.tv, CQFD. Chacun improvise sa petite star ac. Les concours se multiplient, les plates formes apparaissent de façon hémorragique. On vote, on récompense et on oublie. La chronologie est respectée !
Les labels participatifs comme Mymajorcompany, nomajormusik ou Spidart s’inscrivent dans cette tendance.
Ici l’intégration du public dans le processus de création est plus fort encore, puisque les internautes investissent de l’argent sur les candidats et sont intéressé aux potentiels bénéfices de la vente d’albums.

La Sacem demande un taxe de 1€ par internaute


« A votre bon cœur messieurs dame, dieu vous le rendra ». Après l’opération pièce jaune de Bernardette et juste avant la prime à la casse pour maisons de disque ( l’occasion ou jamais de se séparer des vieux chanteurs exilés en suisse et de signer de un peu de fraicheur) , la Sacro sainte Sacem vient de tendre le chapeau aux fournisseurs d’accès internet. L’opération 1€ pour Jean Jacques Goldman va t elle être lancé ? Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise s’est penché sur cette nouvelle mendicité numérique ...

Cette année le petit Bernard a fait sa lettre au père Noël en vidéo parce que c'est moderne. Il y exprime le souhait d’une taxe « modeste et indolore » pour le consommateur internaute. Et il faut dire qu’en matière de revenus « modestes et indolores » , la Sacem a justement développé une véritable expertise.


Les résultats d’une enquête lancée cette année par Franck Mallis , vice président de France Web radios sont édifiants. Seuls 7,44% des artistes interrogés seraient satisfaits du système de répartition proposé par la sacem. 34,71% d’entre eux estiment ne pas toucher les droits qui leur reviennent. Autant le dire les soucis soudain de Bernard pour les « nouveaux groupes qui s’autoproduisent » risque d’animer les repas de Noël des petits ayants droit à défaut de remplir les assiettes.

Mais le plus étonnant, reste que l’internaute est désormais sous la surveillance d’un dispositif que la Sacem a appelé de ses vœux . Dès lors , quel sens donner à une taxe visant à compenser les pratiques que le dispositif est censé faire disparaître ? Internautes , ça va couper et en plus ça va raquer ? Une drôle de façon d'accompagner les internautes vers l'offre légale...