Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

Thank blog it's friday !

Le vendredi, on se sort les yeux du nombril et on regarde ce qui se passe autours. Ne rigolez pas , j'en connais qui ont du mal à le faire. Au programme de cette revue de blog, tout ce qu'il faut avoir lu cette semaine pour briller en société de ce weekend. Thank blog it's friday...


Le droit d’auteur a-t-il mal tourné ?
Pour Stan Jourdan le problème auquel notre société fait face dans l’ère numérique est celui de la réforme du droit d’auteur. Au menu, rétrospective historique, réflexions du jour, le café et l'addition. Passionnant ! Copyright is for Losers ? C'est à lire de cette face ci du web :
http://www.tetedequenelle.fr/2010/03/droit-dauteur-mal-tourne/


La musique investit 5 milliards dans la création
Dans Le Figaro, Marie-Catherine Beuth présente le 1er rapport de l'IFPI sur l'investissement de la filère musicale. Les labels dépensent 30 % de leurs recettes ne production et promotion. En 2009 70 artistes ont été signé et 88 ont été remercié . L'analyse de Marie-catherine et le rapport à télécharger en PDF sont gravés dans marbre numérique ici :
http://www.lefigaro.fr/medias/2010/03/10/04002-20100310ARTFIG00490-la-musique-investit-5milliards-dans-la-creation-.php



Dans le futur, chacun aura droit à son quart d’heure d’anonymat
Pour Jean-Marc Manach: Google, Facebook sont à la libération de la parole publique ce que l’industrie du sexe fut à la libération sexuelle : C'est à dire une façon d’exploiter et de faire commerce d’une nouvelle liberté. Paradoxe : d’un côté, les internautes ne cessent de s’exprimer sur le Net, de l’autre, ils ont une peur bleue des conséquences que cela peut avoir pour leur propre vie privée. A lire et relire sur :
http://www.internetactu.net/2010/03/09/dans-le-futur-chacun-aura-droit-a-son-quart-dheure-danonymat/



Dans les coulisses des Victoires
Sur les inrocks.com Christophe Conte nous offre un accès « VIP » pour les coulisses de la messe musicale et télévisuelle de l'année. Du journalisme gonzo , la souris trempée dans l'acide ! C'est méchant , c'est mesquin, c'est fourbe, mais on adore ça !
http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/43483/article/dans-les-coulisses-des-victoires/

16 commentaires:

  1. Stan a dit…
     

    Merci pour le lien et ton commentaire encourageant !
    (et ton avis sur la question ? ;-)

    Bon we à toi ;)

    Stan

  2. Frédéric Neff a dit…
     

    Ba Bidibule ? C'est quoi cet article sur le Droit d'auteur ? C'est un peu la pagaille, ça confond allègrement "idées"et "oeuvres" !
    On nous ressorts le droit d'auteur comme grand méchant loup ? Gna.. Et l'auteur dans tout ça, on n'en parle jamais ?

  3. Bidibule a dit…
     

    @Stan

    Ton article est très bien écrit et m'interroge en tant que créateur... Mais tu dois te douter qu'ayant un angle de vue diffèrent de l'édifice, je ne partage pas vraiment les avis que tu y exposes. Pardon de faire redescendre ainsi le débat , mais je pense que le nœud est là. Le droit d'auteur est avant tout ( et ta retro le montre au passage très bien ) un progrès social. Il est une réponse à l'instant T à la question : « Quelle est la place que je donne au créateur et à sa création ».Dans un monde dominé par l'économie de marché ( et rien que ce début de phrase est je te l'accorde assez discutable, peut on dominer un vide, sans autres possibles), le fait que cette réponse soit économique et qu'elle s'adapte ainsi ( mais pas seulement , on pourra revenir sur les notions de durée ou succession ) au mode voir à la norme d'échange en cour m'apparait comme logique, équitable et juste dans son fondement.


    Mon premier constat est qu'il existe une pensée et un discours qui rentre en lutte contre ce progrès social. Un constat qui fait naitre chez moi une certaine inquiétude puisque qu'il vient poser la question de la cohésion dans notre organisation sociale et dans le structuration de nos échanges. Pardon mais lorsque au sein d'une même société un groupe d'individus exprime la volonté d'exclure un autre groupe d'un mode d'échange normé : Travail <=> argent. Je m'interroge . Mais je viens peut être déjà de dévoiler une partie de la problématique qui est la notre en introduisant le notion de travail et en l'opposant donc à la simple notion d'idée.


    Mon second constat tient dans les clauses de non réciprocité du contrat qui est tendu aux créateurs par de tels discours. Je veux dire par là, que si le droit d'auteur est une réponse de la société à l'instant T et donc se doit d'être adapté dans le temps aux réalités , la société se doit aussi et dans sa globalité d'embrasser ce devoir d'adaptation. Hors assez étonnamment ( mais j'ironise), le palier du droit d'auteur passé , ces argumentations que je trouve pourtant intellectuellement recevables se volatilisent dans les couloirs et escaliers de préoccupations humaines.

    Pourtant il y a tant de choses sur lesquelles l'homme a posé son droit et gravé son nom, choses certainement plus « vitales » au sens biologique ou moral que la création, l'accès et la consommation de cette création.

    Si je me passionne aujourd'hui c'est donc plus sur les piliers et les causes de ce type de discours que sur l'architecture d'une telle pensée.

    N'êtes vous pas en train de nous dire que le droit des uns est fatalement un privilège pour les autres ? Quel espoir reste- t-il alors dans l'élaboration et l'organisation des échanges entre êtres humains et dans notre faculté à pouvoir vivre ensemble ?

  4. Stan a dit…
     

    Merci pour ta réponse qui m'intéresse beaucoup. Non tu ne rabaisse pas le débat, bien au contraire tu le complexifie.

    Tout d'abord je voudrais préciser que mon article n'est que le début d'une réflexion que je mène. Au début mon article se voulait beaucoup plus large et complet sur la question, mais il m'a semblé finalement plus juste de scinder en plus petits articles afin de poser des "jalon". Mon premier constat était donc, dans cet article de dire que le droit d'auteur actuel n'est pas intouchable, sa conception fait l'objet de débats profonds qui apparaissent dès ses premières heures et l'Histoire aurait pu le rendre différent. Voilà tout. Il ne s'agit pas de le remettre en cause son existence même, et je suis navré que certains le croient.

    Mon deuxième constat que je vais approfondir par la suite est que le droit d'auteur actuel nous emmène vers une situation qui va bientôt devenir insupportable pour la société. Quand on voit ce que des politiques et lobbyistes sont prêts à faire pour sa sauvegarde telle quelle voir son renforcement (hadopi, acta) il y a de quoi sérieusement s'interroger. Donc oui, on peut dire que le droit d'auteur est un loup dans la bergerie numérique. Mais moyennant intelligence et bon sens, ce n'est peut etre qu'un loup garou qui peut redevenir copain copain avec les moutons :) C'est tout ce dont j'espère en tout cas.

    Je suis d'accord qu'il y a un probleme de réciprocité dans la relation public/auteur.
    Pour moi le probleme se décline de plusieurs manières :
    - Beaucoup de gens ne veulent plus participer à entretenir l'ancien modèle en achetant un cd à la fnac par exemple. Beaucoup d'internautes (moi le premier) attendent avec impatience qu'on retrouve le juste équilibre et nous paieront volontier.
    - les nouveaux modèles peinent à se développer du fait de la resistance des partisans de l'ancien monde (cf licence globale par exemple) ou restent imparfait par l'omniprésence de l'ancien monde (pb du partage de la rémunération d'itunes par exemple qui ne change pas grand chose pour l'artiste chez une major - corrigez moi si je me trompe)

    Au final : une évolution trop lente des usages et des offres légales qui ne propose au final pas de "contrat" win-win entre l'auteur et son public.
    Et dans l'histoire c'est malheureusement les artistes qui paient le plus cher : les internautes pirates, les majors se gavent en nous vendant leur soupe via intraveineuse médiatique.

    L'autre probleme que je vois est dans le rapport à l'oeuvre. Tu évoques travail <=> argent que l'on peut difficilement renier, mais je crois qu'on a été trop longtemps dans un rapport plutot oeuvre <=> argent qui je crois n'est pas si légitime (cf Jean Zay), en tout cas dans le cas de la musique qui est totalement immatériel. On pourrait en revanche voir les choses différemment pour un peintre par exemple.

    En considérant que c'est le travail qui doit être rémunéré, alors d'autres perspectives de rémunération s'ouvrent. En effet, l'artiste ne vent pas des oeuvres, mais davantage de nous faire vibrer en concert par exemple.

    Bon j'ai bien le sentiment d'enfoncer une porte ouverte en disant cela, et je n'ai pas de solution miracle à proposer.
    La monétisation de contenus online reste un problème majeurs dont beaucoup souffrent actuellement, même moi suis confronté à ce problème dans le cadre de mon job !

    Mais je reste persuadé que nous trouverons des solutions. N'oublions pas que nous sommes en pleine transition numérique, le cul entre deux chaises. Et je reste d'autant plus optimiste quand je vois des gens comme toi qui prennent le temps de réfléchir et le montrent tous les jours en bloguant (en plus de faire de la super musique bien évidemment ;-).

  5. Bidibule a dit…
     

    Oeuvre : De manière générale une œuvre (du latin opera "travail") est l'objet physique ou virtuel résultant d'un travail.
    Source : Wikipedia


    On peut chercher beaucoup d’excuses pour briser ce qui relève du pacte social. (révolution numérique pour certains internautes, la crise pour le medef …). Mais reste qu’on ne peut remettre en cause le mode d’échange dominant et l’organisation sociale qui en résulte sans en accepter et en assumer toute les contraintes et les conséquences sur la globalité du modèle. Es-tu prêt à vivre dans un monde qui embrasse globalement ce type de pensée et qui en fait son fondement ? ( Je te laisse le soin de décliner ses applications aux diverses activités humaines …). ça fait peur non ?

    Au delà, je crois comprendre même si tu ne l’abordes pas de façon frontale, tu poses la problématique de la propriété. Tu peux penser que l’eau appartient en tant que ressource naturelle à l’humanité entière, mais tu ne peux pas le faire sans te demander à qui appartient le pétrole…

  6. Stan a dit…
     

    hmmm ton rappel à l'ordre lexical est juste. Et mon intuition n'est l'est peut etre donc pas.

    Toujours est-il qu'il est devenu très difficile de donner un prix à une oeuvre totalement immatérielle (ce qui ne veut pas dire qu'elle n'ait pas de valeur...).

    Comme tu le dis ce qui me gêne par dessus tout est cette notion de propriété pour des biens immatériels (différent donc de l'eau et du pétrole) . Ce qui n'empêche pas bien évidemment mon attachement à la notion de paternité et certains droits moraux.

    Je comprends ton inquiétude quant au pacte social. J'aimerais abonder dans ton sens, mais en tant qu'internaute, j'ai une inquiétude similaire concernant le modèle de société que l'on nous propose quand on regarde hadopi, acta sous prétexte qu'il faut respecter la propriété intellectuelle.

    On a donc 2 propositions de société aussi mauvaises l'une que l'autre. Prenons la tangente!

  7. Frédéric Neff a dit…
     

    Cher Stan, tu mélange beaucoup de chose et c'est normal. Le secteur de la musique est un vaste monde complexe et prendre une partie isolée du problème, ici la notion de droit d'auteur, sans s'embourber dans le biz est très dur.
    Si pour toi, le monde de la musique c'est ça :
    "Au final : une évolution trop lente des usages et des offres légales qui ne propose au final pas de "contrat" win-win entre l'auteur et son public.
    Et dans l'histoire c'est malheureusement les artistes qui paient le plus cher : les internautes pirates, les majors se gavent en nous vendant leur soupe via intraveineuse médiatique." commence par regarder avec plus d'attention le paysage économique dont tu parles. On aimerait bien que ça soit aussi simple nous aussi ;-)

    Si on parles du stricto sensus Droit d'auteurs, la qualité du contenu produit, les taux dealé entre l'artiste et sa maison d disque, la monétisation de la musique en ligne, la faible (ou pas) implication des acteurs de la filières) c'est totallement hors sujet.

    L'internaute en a marre d'enrichir l'ancien système dis tu. GNA ? mais sur quoi te bases tu ? vivons nous dans le même monde, un monde ou chaque internaute et auditeur est militant dans cahcun de ses choix ? Quid de l'opportunisme de l'accès à un flux ou l'accès facillement et gratuitement à la musique qu'on souhaite ? Il est très difficile quand on parle de musique en ligne de considérer nos pratique comme marginale et non comme universelle.

    Le numérique et l'immatériel n'enlève en rien la notion d'auteur. Si on tend vers une marginalisation de la vente de bien physique support de l'oeuvre, celà en aucun cas supprime l'oeuvre et donc les droits d'auteurs qui sont liés.
    Comment appliquer le droit d'auteur dasn un univers numérique ? voilà la vraie queqtion. Que le droit d'auteur soit un loup dans la bergerie numérique me parait quelque peu grotesque. L'acte de création existe, il mérite, à mon sens ce droit d'auteur, même si ça oblige a innover et à complexifier les échange en ligne.
    Si l'on doit aller vers le plus simple niveau application, bons noombres de lois indispensable à la société seraient supprimer :-)

    Dans un monde numérique avec ce mythe du "libre accès", sur cette feuille blanche qu'est Internet, il est facile de prendre le bon rôle de l'innovant, en balayant d'une main un droit majeur, le droit d'auteur, pour créer un eco systeme qui favorise le fournisseur de contenu et l'utilisateur. Dans ce genre de considération, sous couvert de protéger les auteurs des vilains intermédiaires qui ne servent à rien (c'est bien connu), on a tendance de laisser sur le bas côté de la route le droit d'auteur. Solution de facilité ou vraie révolution ? Pensons global et artiste avant de penser à nos petits sharing bien agréables.

    En musique, tout artiste n'est pas auteur et donc tout auteur n'est pas interprète dans le monde de la musique. On a tendance à oublier ce genre de détail.
    enjoy :-)

  8. Stan a dit…
     

    Frédéric,

    Je crois que tu te méprends (ou bien je m'exprime mal) : je ne veux certainement pas tuer le droit d'auteur (!!)

    Je me pose davantage la question de son inadaptation au monde numérique et au fait que cette notion de propriété est, à certains égards un peu bizarre.

    Je ne suis néanmoins pas contre sur le principe, mais il faudrait pas qu'elle devienne un prétexte à tout et n'importe quoi. Qu'elle reste donc une exception comme le proposait la Loi Le Chapelier.

    "Comment appliquer le droit d'auteur dans un univers numérique ? "
    C'est effectivement une bonne question. Celle que je pose d'ailleurs (on a ensuite dérivé).

    Mais je la poserait plutot en ces termes : "Comment adapter le droit d'auteur dans l'univers numérique?"

    Subtile nuance qui a déjà un impact dans la manière de voir les choses ;)

  9. Bidibule a dit…
     

    C’est là que ça devient intéressant, je n’arrive pas trop à comprendre ce droit de propriété à géométrie variable selon si le bien est matériel ou immatériel. J’aimerai comprendre le cheminement ( plus qu’une argumentation)

  10. Frédéric Neff a dit…
     

    @Stan on a un droit d'auteur, comment on réalise son application. Rabotter le droit pour qu'il rentre dans un univers numérique ou adapter sa mise en place sur le digital pour qu'il colle au mieux avec l'esprit de la voix.
    @bidibule +1 (même plus 5)

  11. Stan a dit…
     

    Me revoilà... après avoir quelque peu progressé dans ma reflexion :)


    On en revient bien au final à la distinction oeuvre/idée que Fréderic pointait dans son premier commentaire.

    A vrai dire, j'ai mieux compris en lisant ça : http://www.slate.fr/story/18359/le-proces-dapple-sur-la-technologie-multitouch-certifie-stupide ou l'auteur explique assez bien que l'on peut protéger une invention, pas une idée. Le parallèle avec notre débat ici m'a sauté aux yeux.

    Donc reprenons : il est où mon problème avec le droit de propriété ?


    Il est dans le fait que certains le revendiquent abusivement !

    Le droit d'auteur est censé protéger une création de l'esprit si elle est originale.

    Or, on a tendance à croire sur internet que contenu=oeuvre donc protection légitime de la "propriété d'auteur".

    Prenons des exemples :
    - l'article de base du figaro.fr, est-il vraiment original quand on le compare à la dépêche de l'AFP et ses reprises par lemonde.fr et consorts ? (et pourtant ces gens revendiques leurs droits sur les 3 premières lignes reprises sur Google News...)
    - le mec qui prend une photo de la tour eiffel un Dimanche à 14h, peut-il vraiment prétendre à l'originalité de son cliché ?
    - les polices de caractère copyrightées ?!

    etc.

    On en revient donc à la notion d'oeuvre qu'il faudrait peut être redéfinir ? Je ne sais pas. La définition est pourtant assez claire au départ, mais mal appliquée(ou mal comprise ?).

    En tout cas, il est bien évident que dans ces considérations toi Bidibule n'est nullement concerné. Tes chansons sont bien sur "originales"... mais ... ... ;)

    Mais à part ça, mon autre souci vient tout de même du fait que 2 personnes à l'autre bout du monde, sans se connaitre, peuvent très bien créer une oeuvre très semblable. Et là on fait quoi ? (Je pose la question sans arrière pensée).

    D'autant plus qu'aujourd'hui si ces 2 personnes mettent leurs oeuvres sur internet, il y a beaucoup de chance qu'un jour l'une et l'autre s'accusent mutuellement de copie.

    L'autre problème (qui est moins lié, mais j'en profite ;) c'est aussi ça : http://www.numerama.com/magazine/14376-l-eff-met-au-pilori-l-exploitation-du-droit-d-auteur-a-des-fins-de-censure.html

    Ici la notion de droit d'auteur est carrément dénaturée.

    Donc voilà où j'en suis : le droit d'auteur est appliqué sur tout est n'importe quoi, et surtout nimporte quoi d'ailleurs.
    J'espère en tout cas que mon point de vue est plus clair. En tout cas il l'est davantage pour moi :) Et cette discussion y a largement contribué.

    Maintenant que conclure ?

    Pour ma part, la conclusion que j'en tire est plus que jamais qu'on a besoin de licences alternatives comme les CC pour lisser un peu tout ça.
    Je crois d'ailleurs que ce type de licence devrait être par défaut. Y compris pour les "vrais" créateurs. Mais là je vais pas trop m'avancer (pour une fois) mais plutôt demander votre avis ;)

  12. Bidibule a dit…
     

    Je réponds d’Ardèche en écoutant Jean Ferrat à la télévision et un chat sur mes genoux, ce qui devrait donner à mon discours une dimension particulière ;)

    Alors , quitte à te surprendre , je suis assez d’accord avec toi sur ce que nous pourrions appeler les dérives dans les applications du droit d’auteur. Et je partage cette impression d’un glissement progressif vers un monde dans lequel tout serait copyrighté et surtout chaque fait et geste serait soumis à la signature de 15 pages de disclamer au discours juridique opaque.
    Ces dérives ( et elles sont nombreuses ) servent d’autres intérêts que celui des créateurs.

    Je suis un peu moins optimiste que toi pour les CC dans la musique, premièrement parce que je les trouve « simplistes, généraliste, uniquement déclarative et trop détachées des réalités» pour qu’elles puissent servir de socle à l’encadrement des échanges entre les musiciens et le reste de la société. Deuxièmement parce que ces licences de diffusion sont mal comprises par beaucoup trop d’utilisateurs.

    Si je ne trouve moi aussi que mes chansons sont originales … ;)))))))

  13. Stan a dit…
     

    Je pensais bien qu'au fond on était pas si en désaccord sur ces points :) qui sont je le répète au coeur de mon questionnement sur le droit d'auteur (on verra plus tard pour la suite...).

    Mon prochain article tentera d'expliciter davantage tout ça.

    En attendant, je serais curieux que tu argumente davantage à propos des CC... (Mais peut etre as-tu déjà écrit à ce sujet ?)

    Pour moi leur avantage est justement dans la simplicité. Mais je suis d'accord qu'elles sont encore trop peu comprises et appliquées pourqu'elles soient -en l'état- une solution viable.
    En tout cas je trouve tout de même la démarche porteuse de sens et d'espoir.

  14. Bidibule a dit…
     

    C'est un immense chantier que tu me proposes... ;)

  15. Frédéric Neff a dit…
     

    @Stan
    Raaaaa... Faut pas confondre propriété Intellectuelle et Droit d'Auteur. Dans notre cas, on ne par parle pas de brevet mais de Droits d'auteur, une forme spécifique de protection des œuvres.
    Pour faire valoir son droit d'auteur, il faut une exploitation commerciale. Alors, oui, si la photo de ton bonhomme de la Tour Eiffel a un caractère original, c'est une oeuvre et il possède des droits sur cette oeuvre en tant qu'auteur : les droit d'auteur.
    Ce qui compte c'est l'originalité et non la qualité du contenu : "toutes les œuvres de l'esprit, quels qu'en soient le genre, la forme d'expression, le mérite ou la destination"
    Tu peux citer tous les exemple de cas ou c'est une reproduction d'une image qu'on connait, ou le contenu est lisse comme pas deux...
    Dans le cas de la presse, il y a des enjeux économiques qui vont utiliser ces droits comme levier et outil de combat. Un pretexte pour négocier (entre le figaro et google mais ça c'est une autre histoire) Oui, des cas litigieux, des jurisprudence à la con, et des sur addict au DA rendent peu lisible ce droit et le descrédite, je suis le premier à trouver débile le proccès fait contre cette vidéo aavec un gamin filmé au portable qui danse sur du MJ

    Qu'un DA soit accessible au plus grand nombre (on a des droit d'auteur dès qu'on a créé une œuvre originale) où, dans ce système, seul la preuve de la paternité doit être faite pour faire valoir ses droit est une bonne chose. Ca met tous les créateurs sur un pied d'égalité et c'est très vertueux pour la création.
    On n'est pas oublié de faire valoir ses droit, et comme je dis plus haut, on peut les faire valoir si il y a des enjeux financier et une exploitation sans rémunération avec l'auteur.
    Enfin toute création n'est pas originale. Tout dépend de la notion d'oeuvre ou pas d'oeuvre.

    Alors mon cher Stan pourquoi ne pas focaliser sur cet esprit de la loi ? Je trouve les CC peu lisible, assez peu en phase avec les créateurs surtout qui n'apporte rien par rapport au droit d'auteur. Tu facilites la diffusion de tes œuvres (cool) avec un process qui est du pain béni pour les diffuseurs et distributeurs de contenu (c'est surtout à eux que tu facilites le travail) tant les CC lissent et simplifient le process sans pour autant que tu ai un retour sur ta diffusion et sans pour autant que ton nom d'auteur soit cité.

    Pire encore à mes yeux, avec un dispositif CC "éternel", les CC te prive de toute forme de rémunération lors de rémunération via des systèmes de gestion collective. et pas de retour en arrière, CC un jour, CC toujours.

    pour la faire blogeur. La différence entre tes articles en CC et les mieux en pas CC, c'est qu'avec tes articles CC n'importe quel utilisateur peut copier coller ton article dans un site regroupant moulte articles faisant un mag gratos qui lui rapporte des thunes avec la pub. Il peut le faire avec mes articles aussi sauf que si je le contact, j'ai plus de pression sur lui que toi avec tes CC, il lui suffit de dire que "nan, c'est pas une utilisation commerciale (chose super pas clair dans les CC)" pour que ton travail soit source de revenu à un ouin ouin sans que tu en touches une thune (et des fois même sans que tu sois cité)
    Par contre, le fait que mes articles ne soit pas en CC n'empêche en rien leur accès gratuit et leur diffusion.


    Enfin, tu crois vraiment a ce dogme "une œuvre est un savoir qui doit être accessible à tous" et cette notion d'universalité de la diffusion de toute forme d'art ?
    Si un auteur souhaite rendre pas ou difficilement accessible son œuvre, c'est son droit de créateur, non ?

  16. Stan a dit…
     

    @Frédéric


    Je ne vois pas où tu vois une confusion entre droit d'auteur et propriété intellectuelle. Si tu pensais à l'allusion à l'article de slate, le rapport n'est que dans l'analogie entre idée/invention et contenu/oeuvre.

    "Pour faire valoir son droit d'auteur, il faut une exploitation commerciale" : et uniquement une exploitation commerciale ?? J'avoue ne pas te comprendre là.


    "Enfin toute création n'est pas originale. Tout dépend de la notion d'oeuvre ou pas d'oeuvre."

    C'est bien là qu'est le problème. Il faudrait redéfinir où on met le curseur entre ce qui est une oeuvre et ce qui ne l'est pas.

    Donc oui, ma reflexion se porte maintenant sur cet aspect. Et cette réflexion m'y a fortement conduit :).

    Pour l'instant mon propos est que même si, au sens strict chaque contenu est différent, les considérer comme "originaux" est une aberration (la même photo prise par beau temps ou non ; des articles de presse qui disent la même chose avec d'autres mots etc).

    C'est pour ce type de contenus que je pense que les CC devraient être par defaut.

    Pour les autres, je posais justement la question. A vous entendre ce n'est pas si évident. Je veux bien en convenir a priori. Même si j'ai l'intuition que moyennant un peu d'éducation aux bons usages, une petite reforme de la sacem et consorts ça pourrait le faire. Enfin bon on verra.
    En tout cas, j'ai bien conscience qu'nternet permet certes l'abondance, mais il y aura probablement toujours des contenus hautement qualitatifs quise feront rares et mériteront donc de vraies protection.

    Mais il faudra néanmoins trouver d'autres formes de monétisations moins intermédiées.

    A propos des CC : perso je me contrefous que mes articles soient repris ailleurs, même avec de la pub. Je suis dans la situation où je veux diffuser mes idées et je le fais par passion sans que cela soit mon gagne-pain. Mais bien sur ce n'est pas forcément le cas de tout le monde.

    Bref, je pense que les CC (ou un système similaire) devraient être "par défaut" afin d'éviter les aberrations actuelles (comme le probleme des oeuvres orphelines par exemple) tout en conservant bien sur la possibilité d'opter pour un vrai DA (mais en réduisant la durée post mortem svp ;-)

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