Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

Marie Paule Belle et l'échelle des valeurs dans le participatif

On nous avait promis de dénicher et faire émerger les talents de demain. Mais contre toute attente, le modèle participatif est aussi devenu une occasion inespérée pour stars oubliés et candidats malheureux de la télé réalité de retrouver le chemin des studios d’enregistrements. Après, Leopold Nord, c’est Marie Paule Belle qui a lancé la production de son futur album sur le site belge AKA MUSIC…

Pour les stars des années 80 , c’est l’amour …

Alec Mansion a connu un succès dans les années 80 avec son frère. Son « c’est l’amour » s’est hissé jusqu’à la deuxième place du sacro saint TOP 50. Un beau jour Alec découvre les labels participatifs « .Je ne me suis même pas posé la question de savoir si j’allais réfléchir,et j’ai bien fait ». En effet quelques mois plus tard, plus de 500 internautes produisent son nouvel album sur site belge AKA MUSIC. Un disque de duo où il invite Jean Pierre Madère, Plastic Bertrand, Richard Sanderson , Jean Schulteiss et même Début de soirée. Une succès story qui n’a pas tardé à faire des petits. Il y a quelques jours, Marie Paule Belle a à son tour lancé la production d’un nouvel album sur un label participatif. « De Belle a Barbara » a déjà séduit les internautes qui ont investi plus 8000€ sur Aka music. Une surprise ? Pas vraiment…

Il y a 20 ans il fallait faire un album pour se faire un nom , aujourd’hui faut-il avoir un nom pour faire un album ?

Si les sites de production communautaire se sont d’abord positionnés en « découvreur de talent » , une médiatisation, même ancienne est un atout dans la jungle participative. On découvre par exemple et sans grande surprise dans le haut des classements : Bon nombre d’ex Staracademiciens… De même, l’expérience définie ( faussement selon moi) comme « devenir producteur » est en grande partie valorisée par un nom. Un nom que l’on connaît déjà, qui garantie une qualité , une exposition, une médiatisation, un retour sur investissement mais surtout une valorisation de l'expérience. « Tu sais que je coproduis le dernier Desireless ? » sonne mieux que « tu sais que je produis le 1er disque Pierre Lasemoule »
A la lumière de cet élément, on pourrait tenter de reconsidérer l’étonnant succès participatif de Marc Dorcel . Il était en effet question de coproduire un film X , mais pas n’importe quel gonzo de bas étage, un film X de Marc Dorcel. Un succès à attribuer au modèle participatif ou au célèbre producteur ?

Nous pourrions même aller plus loin en imaginant qu'il existe sur ces sites une valorisation par comparaison. L'ex staracademicien étant toujours moins inconnu que l'inconnu lambda.













Voir même une valorisation par association que l'on connait bien même chez nous pauvres blogueurs …













Et qui visiblement dans le cas du participatif arrive jusqu'à ce genre d'extrémité















La recette My major Company , un glissement de valeur ?


Nous pourrions aussi nous arrêter aussi sur le cas de My Major Company qui a réussit par un succès populaire puis un second à donner de la valeur à son propre nom et ce au moins autant auprès des artistes qu’auprès des internautes. Il y a il me semble dans ce glissement valeur , une des clés du succès de MMC … Ce qui a de la valeur ce n'est pas de produire un tel ou un tel mais de le produire sur mymajorcompany. Et je trouve ça bien joué.













Mais il est surtout intéressant de noter qu’au final le public , du moins celui qui se laisse tenter par les sirènes du participatif reproduit ce qui a longtemps été reproché aux professionnels de la musique, en se tournant vers ce qui a déjà marché , ce qui est déjà connu, ce qui est le moins risqué. Pour apporter un regard plus positif , on pourrait dire qu'il se tourne naturellement vers ce qui le valorise et valorise sa démarche.

Reste à savoir pourquoi Public Enemy peine à lever 50 000€ depuis des mois sur Sellaband ou expliquer pourquoi les incursions participatives de Mademoiselle K ou Cock Robin ont connu un succès plus mitigé…Suite au prochain épisode.

2 commentaires:

  1. eïdan a dit…
     

    Dis-moi, "Shouan", c'est une allusion à un prénom chanté par les vendéens ?

    Si c'est le cas, pas mal la référence ...

    Parce que ce prénom, je l'aime bien, et je trouve dommage qu'ils soit dévalorisé par un variéteur bas de gamme.

    A noter que sur un "label" comme akamusic, les internautes et les artistes (ceux qui ont une semi-renommée genre "8e de finaliste de Koh-lantah 4" entretiennent des rapports un peu ambigus: chat MSN, déclaration émotives "merci pour tes 1000€, mon ami", et là on est dans le Direct 2 Fan. Mais ça sonne plutôt faux.

    Pour revenir sur le développement d'un artiste en crise dans un monde fluctuant, comment se positionner par ra

  2. Rimes a dit…
     

    ça existe sérieux mY moi même producteur ?

    Rimes !

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