
Yozik.com sur les traces de Zimbalam ?

Bonjour, jusqu'ici Yozik s'était surtout illustré par ses boutiques numériques sur mesure. Aujourd'hui vous vous lancez dans la distribution numérique, pourquoi une telle évolution ?
Nous le faisions depuis longtemps pour certains artistes et labels utilisateurs de Yozik, en plus de la vente directe qui est c'est vrai notre spécialité. Notre but est de générer des revenus pour les artistes, et pour cela on ne peut pas passer à côté de iTunes et de son système de paiement super simplifié. En vendant sur les plateformes, on perd le contact direct avec le fan qui achète, mais en moyenne des utilisateurs de Yozik on double les revenus du digital par rapport à la vente directe. C'est aussi plus simple d'avoir la même plateforme pour uploader son contenu et le vendre par les différents circuits existant. Comme tu le sais les revenus sont en baisse pour la musique et il faut utiliser toutes les solutions existantes pour limiter les dégats. On avait également eu de bons retours de Deezer permettant la mise en avant de groupes indés ou en développement. Ils ont une ligne éditoriale très ouverte je trouve, et on voulait en faire profiter les artistes de Yozik.
Il est difficile de ne pas comparer votre offre ( vous le comprendrez) à celle de Zimbalam. Quelle est la valeur ajoutée de Yozik ? Pourquoi les artistes et labels doivent aller chez eux et pas chez vous ?
On a pas la force de frappe de Believe (ni les capitaux d'ailleurs), donc moins de plateformes (à ce jour) que Zimbalam. Je pense qu'en tant que petite structure, et basés en France, on est plus à l'écoute des artistes pour les conseiller dans leurs sorties numériques, et on a carrément des outils plus variés à leur proposer pour diffuser leur musique et toucher des fans : sur leur site, Facebook... La différence c'est aussi notre transparence : pas de coût caché (comme les frais de résiliation) et notre discrétion : des players 100% à l'image de l'artiste.
Sur quelle plateformes distribuez vous les artistes et labels ?
iTunes, Fnac, Virginmega, Amazon mp3 (usa), et sur la plateforme de streaming Deezer.
Allez vous ouvrir sur plus de plateformes ?
C'est un travail continu d'intégrer de nouvelles plateformes. Comme on a beaucoup d'artistes electro, on a cherché à élargir notre offre avec les (nombreuses) plateformes spécialisées en electro. Nous venons de signer des accords avec Juno, BeatDigital, DJTunes et BeatPort (après sélection éditoriale), on est en train de finaliser avec Nokia et on discute avec Spotify, SFR, Napster, etc.
Vous avez négocié avec Deezer, combien vous rapporte une écoute de stream ?
Le taux varie chaque mois en fonction du nombre d'écoutes totales sur Deezer et de leur revenus publicitaires, et nous n'avons pas de minimum garanti (je crois que ça ne se fait plus). En moyenne sur les derniers 6 mois c'est
0.02€ par stream payé par abonnement (offre Premium +)
0.008€ par stream payé pour la diffusion HQ
0.003€ par stream payé par la publicité, au passage moins que les 0.005€ que Deezer verse à la Sacem pour les Auteurs/Compositeurs sachant que le se stream gratuit (payé par la publicité) représente 96% des écoutes et 75% des revenus.
Pour les artistes que nous avons eu la chance de placer en page d'accueil, dans la radio ou le slider de présentation de la home, cela représente quelques dizaines d'Euros par mois, c'est toujours ça de pris. Je trouve que Deezer est plus ouvert aux nouveautés et aux découvertes pour la sélection de leur page d'accueil que d'autres média, sans passer forcément leur choix au crible du budget publicitaire.
Vous avez opté pour une formule d'abonnement à l'année contrairement à Zimbalam qui a misé sur des frais de mise en ligne sur le mode « One shot » . Pourquoi ?
Non non les frais sont aussi uniques et payés une seule fois par single ou album, par contre il y a un abonnement annuel de 29€ pour un groupe ou 199€ pour un label qui nous permet de payer les frais fixes de chaque compte utilisateur (facturation, conseil) et les autres services apportés par Yozik : streaming, boutiques intégrées...
J'en profite pour remercier Bidibule pour son regard souvent pertinent sur le monde de la musique, hors des sentiers battus et des poncifs sur la révolution internet.
Bonne route donc.
Merci
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