C’est vendredi et c’est le jour de la revue de presse sur le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise. Voici donc ce qu’il faut lire et savoir sur le petit monde de la musique en cette fin de semaine …
Spotify , le petit logiciel vert va-t-il passer à l’orange ?
De septembre à décembre dernier, près de 400 abonnés Orange ont testé un mystérieux nouveau service de musique en ligne. Stupeur dans les rangs de ces beta testeurs, ce service était en fait Spotify. Le verdict de cette expérimentation est lui sans appel. Les abonnés Orange ont été séduit le service qu’ils jugent majoritairement « mieux que Deezer » . Reste à savoir si le FAI va proposer un Spotify By Orange comme il l’a déjà fait pour le client de messagerie instantané de Microsoft. Source : Orange Lab
Piratage à l’africaine !
On considère au Mali que la consommation de la musique est d’une cassette par habitant et par an, on peut dire que plus de 10 millions de cassettes sont consommées au Mali. Et 94% de ces enregistrement seraient piratés Source: Maliweb URL : http://www.maliweb.net/category.php?NID=57150&intr=
C’est aujourd’hui qu’est lancé le site Moozar qui veut réconcilier les ayants droits et les internautes téléchargeurs. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette startup au modèle stupéfiant, je vous invite à découvrir l’interview d’un de ses fondateurs sur Wearemusik.com , le vidéocast du débat avec Emmanuel Torregano sur Europe 1 ainsi que cet article publié il y a quelques semaines .
Pour les poppies rien n’a changé !
Quarante ans après leur succès, les ex enfants-chanteurs ont demandé des comptes à Universal. Mais ce mercredi la cours d’appel de paris a confirmé un premier jugement daté de 2008. Universal n'a pas commis de "manquement à ses obligations contractuelles". Non rien n’a changé !
Il s’appelle Benjamin, il est photographe de talent, bloggeur et accessoirement un peu agacé par le peu de considération des artistes pour son travail. Depuis quelques jours, il diffuse sur son propre blog illégalement l’album d’une artiste ( Hannah signée sur My Major Company) qui utilise illégalement ses clichés. Une loi du talion numérique sur laquelle le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise a marqué la pause.
Il y a deux ans , Benjamin a réalisé une série de cliché d’Hannah une jeune artiste. Depuis ces photos sont fréquemment utilisées , parfois retouchées pour sa promotion comme par exemple sur la couverture du magazine « ça va » ou encore sur le site My major Company ou elle a réussi une levée de fond de 100 000€ et est désormais signée. Jusque là tout va bien dans le meilleur des mondes, sauf que Benjamin n’a pas vu la couleur d’un euro, ni donné son accord pour l’exploitation de ces clichés , on lui répond même que c’est bon pour sa promotion personnelle. Benjamin Lemaire ne manquant pas d’humour. il a décidé de diffuser illégalement le EP de la jeune chanteuse qui utilise illégalement ses clichés.
« Après avoir découvert que Hanna et son manager avait fait ma promotion en couverture du magazine Ca va ?, et qu’ils avaient poussé la gentillesse jusqu’à mettre deux autres photos à l’intérieur du magazine, j’ai décidé qu’il était bien normal de leur rendre les aider à mon tour. »
Dans sa réponse du Tac au tac, le photographe a pris lui aussi la liberté de retoucher l’enregistrement d’hannah pour offrir une version à son goût ( mais surtout de qualité moindre) .Je vous invite à lire dans son intégralité sur Soul kitchen , ce magnifique coup de gueule plein d’humour et de cynisme ,ainsi que les très nombreux commentaires des internautes.
Hier, le premier label participatif de l’histoire était hors ligne et son avenir compromis. Coup de théâtre, Johan Vosmeijer, son fondateur a annoncé dans la soirée d’hier « un jour nouveau » pour Sellaband.com en passant le relais à son nouveau CEO Michael Bogatzki. (Ex Sony BMG) . Dagmar Heijmans le co-fondateur de Sellaband devrait lui continuer l’aventure dans la nouvelle équipe. D’après tout ce petit monde , Sellaband devrait être de nouveau en ligne le jeudi 25 février dans le courant de la journée. Pour les artistes et internautes producteurs, ce rocambolesque rachat n’aura aucune incidence. Sellaband a donc réussi là où Spidart a échoué...
La nouvelle ne semble pourtant pas rassurer tout le monde puisque sur le forum officiel du label , un des membres de la communauté déclare “Well if they keep the curent staff ; Sellaband will be bankrupt again before the summer”. Voilà qui en dit long sur l’ambiance qui règne sur le site. En décembre 2009 , plus de 3000 artistes étaient inscrits. A ce jour , 4 artistes ou groupes français y ont réussi une levée de fond de 50 000$.
Panique dans le monde des labels dont vous êtes le producteur , Sellaband l’historique premier label participatif a-t-il jeté l’éponge ? Le site lancé en 2006 a inspiré my major company , spidart et une dizaine d’autres plates formes dans notre petit hexagone. Après la naufrage de Spidart, les tourments de Sellaband viennent confirmer l’inexorable déclin du modèle Je vous propose de découvrir le message laissé aux internautes sur la home page du site :
On Friday February 19th, SellaBand AG requested provisional suspension of payments (moratorium). This was granted by the Court in Amsterdam on the same day. Yesterday, Monday February 22nd, this moratorium was changed into bankruptcy, with appointment of, Mr Paul Schaink, an amsterdam lawyer, as trustee. The trustee wishes to inform the 'Sellaband community' that, apart from a few technicalities, the completion of a transaction with a potential buyer of the business, is to be expected soon, in order to make a fresh start, safeguarding both the rights of Believers and Artists. More news will follow shortly.
On behalf of the trustee,Johan Vosmeijer CEO SellaBand
Même si une reprise prochaine ( on parle en off d'une société allemande) et la sauvegarde des droits des artistes et producteurs sont évoquées par le message de Johan Vosmeijer ( CEO ), on ne peut s'empêcher de voir ici une redite du scénario catastrophe qui a conduit Spidart ( premier sellaband like français) au naufrage. Affaire à suivre donc.
En octobre dernier, AIDES, l’association de lutte contre le SIDA et Spidart.com ont appelé les internautes à financer la production de la compilation « message » dont les bénéfices seront reversés à l’association. Les artistes produits sur Spidart avaient alors enregistré un titre qui devait rejoindre la tracklist de l’album. Si le bateau Spidart a depuis chaviré, la compilation est depuis cette semaine dans les bacs. Et les artistes Spidart en ont tout simplement été éjectés…
Les artistes qui ont dépassé les 50 000€ sur Spidart pouvaient se dire qu’ils auraient au moins ça. C'est-à-dire un titre sur une compilation commercialisée à grande échelle et aux côtés d’artistes reconnus: Jenifer, Christophe Willem, Lara Fabian, M. Pokora, Daniel Powter, Natasha St-Pier, Bob Sinclar, Victoria Abril, Anggun, Sliimy, Yael Naim, Elsa Lunghini… . Il n’en sera rien, le titre ( composé par Xavier V. Combs ) qu’ils ont enregistré en studio au mois de décembre dernier a tout simplement été éjecté de la tracklist du disque. On imagine pour des questions de droits.
Lauréat d’un prix SACEM, récompensé par Paris Jeunes Talents et aujourd’hui dans la séléction du Fair 2010, Ben Mazué a tout du parfait artiste en développement. C’est donc avec un grand plaisir que je l’ai invité à passer quelques minutes sur le canapé du blog d’un artiste en développement dans un monde en crise pour qu’il puisse partager avec nous sa vision du petit monde de la musique...
Salut et merci de te poser quelques minutes dans la canapé pour répondre à mes questions. Tu es l’heureux lauréat du prix SACEM 2006, du prix Paris Jeunes Talents en 2008 puis du FAIR 2010. ça commence à faire pas mal de médailles. Est-ce que c’est important pour toi t’être reconnu par un jury de professionnels ? Est-ce que BenMazué a envie d’être reconnu et de cette manière ? ?
Pour répondre à ta question, je fais mon chemin depuis 3 ans, à mon rythme, j'avance tranquillement, et les prix, qui sont dispositifs prévus pour nous les artistes, ont représenté un soutien indispensable, et bien sur une reconnaissance des professionnels, qui aide à y croire, à poursuivre.
Quelles sont tes attentes vis-à-vis de la sélection du FAIR ?
un soutien franc et discret, absolument désinteressé.je ne m'attendais pas à grand chose, puisque je n'avais pas mis le doigt sur ce dont j'avais besoin,nous avons défini cela ensemble, et le FAIR m'aide, depuis.
On t’as découvert avec un premier EP , on te retrouve avec un nouveau 6 titres. Est-ce que ce format court te convient particulièrement ? Où est ce une bonne façon de nager jusqu’à l’album ? Es tu attaché à la notion d’album ?
La particularité de mon projet réside un peu dans le fait que j'ai commencé par la scène, bien avant de savoir que je ferai un album, du coup j'ai fait cet EP pour donner au public l'occasion de repartir avec certains de mes titres. l'album c'est autre chose, on part de lui, et puis on tourne à partir de lui. C'est une belle ambition, je suis très content de le faire. l'EP m'a aussi permis de savoir avec quelle équipe je vais faire mon disque, Régis Cécarelli, qui a arrangé Obama et l'homme modeste, sera celui qui dirigera la réalisation du disque, d'abord parce qu'il a su s'adapter à mon projet hiphop/chanson, et ensuite parce que j'apprécie l'idée de faire tout un disque avec un seul arrangeur, ça lui donne de la cohérence.?
Peux tu nous décrire ton environnement ? Qui t’entoure ? Managers ? etc ?
Sur scène , on est 2, Clément Simounet, multi-instrumentiste, compositeur, et arrangeur, et moi. nous jouons autour de 3 guitares, de nos voix, et puis d'une pédale de boucle, qui nous permet d'arrondir les angles, d'allourdir les beats, et de faire tout plein de choeurs et de petites ritournelles. A cela s'ajoute un ingé son, Fabien Aubert, qui, au fur et à mesure des résidences, devient musicien à part entière du concert. J'ai un manager depuis le début, elle s'appelle Fanny Vollenweider, elle a commencé avec moi, d'où une confiance sincère, qui nous permet d'avancer dans le meme sens. en plus de cela j'ai signé avec un éditeur, Stricly confidential, depuis un an, il me soutient dans mes projets de création et d'écriture. enfin, last but not least, le tourneur, neonovo, qui se met en quatre pour nous faire parcourir la France. ( tiens d'ailleurs, prochaines dates le 19 et 20 mars au théatre travsersiere à Paris, et pour le reste de la France, n'hesitez pas à aller faire un tour sur www.myspace.com/benmazue)
On entend souvent dire : Les artistes ne vivront plus de leur disque mais ils gagneront leur vie avec la scène. Est-ce que cette vision te convient ? Est-ce que tu la trouves logique ? Acceptable ?
Ce que je crois, c'est que l'industrie du disque est en pleine mutation, entre la chute des ventes de disques, la présence des artistes sur le net, et le développement atypique de certains projets qui marchent, on peut dire qu'il n'y a pas plus de modèles incontournables, et donc, à partir de là, il existe une plus grande liberté d'action. c'est comme si il n'existait plus vraiment de gros producteur, cigare au bec, en train de te dire: " ecoute petit, je vais t'expliquer comment ça marche..." moi, j'ai choisi la scène comme étendard, parce que c'est pour moi l'essence de la musique, mais chacun sa route... Internet et BenMazué , ça donne quoi ? Tu t’occupes de ton myspace ? Qu’est ce que tu penses de la loi HADOPI ?
J'avoue que je suis séduit par internet, la proximité avec le public, l'instantanéité, l'aspect créatif et récréatif, et puis le coté far west découverte, on peut tout y faire, même sans beaucoup de sous, pour moi, internet a un peu "démocratisé " la musique, ça me plait. Alors oui, je m'occupe de mon myspace, j'envoie des nouvelles sur la fan page de facebook , et je tweete régulièrement ( www.twitter.com/benmazue), je communique, je corresponds, c'est un fil solide..??
Si tu avais 3 conseils à donner à ceux qui veulent marcher dans tes pas ?
Oh moi, tu sais, je suis loin d'être un modèle, mais à ceux qui se lancent dans un projet artistique musical, je leur conseillerai de persévérer d'abord, parce que c'est le nerf de la guerre, de trouver des soutiens à la hauteur de ses ambitions, fidèles, compétents, cool et dignes de confiance, et enfin, de se dire qu'un projet de vie n'est pas un sprint, c'est une course de fond...
Anesa est un des groupes dont l’album était en cours de production lorsque le premier label participatif français SPIDART.COM a été placé en liquidation judiciaire. Le Rockband mené par Harold, qui fut également candidat à la Star Academy, avait levé 50 000 € sur la plate forme. Contre vent et marée et par ses propres moyens, Anesa a terminé la production de son disque et coup de théâtre, compte même rembourser les internautes producteurs... Gros plan sur cette surprenante déclaration ...
C’est par un courrier électronique envoyée à ses fans-prods et par la home page de son site que le groupe Anesa a dévoilé ses intentions.
« Après plusieurs échanges avec le liquidateur, il s'avère que la situation financière de SPIDART ne permettra le remboursement d'aucun producteur (ou presque).
Compte tenu de la tristesse - voire de la colère - des fans-prods que nous partageons (nous sommes contraints de terminer la production de notre album sur nos propres deniers), il nous est apparu juste de tenter, modestement, de les aider à recouvrer leurs fonds.
Ainsi, Anesa ayant achevé le mastering de son album le week end dernier, nous allons nous mettre en recherche d'un distributeur.
A ce titre, nous nous engageons formellement, dans l'hypothèse où nous serions signés et où les recettes de l'album le permettraient, à rembourser à nos producteurs - non satisfaits par la procédure de liquidation judiciaire et au prorata des investissements de chacun - chaque centime perçu pour l'enregistrement de notre album, savoir 39.286,11 euros, au gré de 35% des gains nets.
On croise les doigts pour que l'investissement de chacun dans cette aventure n'ait pas été vain... »
Il faut dire que cette déclaration vient répondre à de nombreuses questions posées par les internautes producteurs. En effet , nous apprenions il y a quelques semaines que les artistes produits , récupéraient gratuitement les masters financés par les mises des internautes les faisant passé de fan-prods ( terminologie spidart ! ) à celui fan- mécènes. Je vous invite à lire ou relire l’article Spidart : les internautes se retournent contre les artistes. Un groupe « pour un accord signé entre les artistes et les ex producteurs spidart » s’était même constitué sur facebook.
Précisons que ce reversement est bien sûr conditionné par la distribution de l'album et les recettes générées par ce dernier.
L’exemple d’Anesa sera-t-il suivi par les autres artistes ?
Vous connaissiez les sites de téléchargement gratuit et même rémunérateurs pour les internautes, vous connaissiez les labels participatifs. Faites préchauffez votre cerveau à 180° , insérez les deux modèles, laissez cuire 20 minutes et vous obtiendrez le premier site de coproduction gratuit. Ça s’appelle Castarprod.com Et on en parle tout de suite sur le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise…
Jusqu’ici pour devenir internaute producteur, il fallait dégainer sa carte bleue. Avec Castarprod, un site lancé par le producteur Yvan Tarlay, la donne va changer. Le site devrait organiser des concou rs appelés « Casting » où 40 artistes seront présentés aux internautes. Ce sont eux qui décideront quel artiste gagnera le concours et sa mise en production. Les internautes qui l’auront ainsi soutenu pourront prétendre à toucher 20% sur les royalties générés par les ventes et 20 % de plus si ils participent à sa promotion. ( le site reste assez flou sur ce point.)
La mise en production de l’artiste se fera sous la forme de l’enregistrement d’un single, la création d’un site Internet professionnel et un encadrement professionnel par une équipe de production expérimentée. Si les ventes du single dépassent les 70 000 téléchargements payants ( Autrement dit , va falloir cartonner ! ) , Castarprod ajoutera la réalisation d’un clip et la production d’un album à ses notes de frais.
La part des royalties réservée à l’artiste s’élèvera à 30 % sur les ventes Physiques, digitales et les DVD. Plus de 5800 internautes se sont déjà inscrits et 26 artistes ont déjà été sélectionnés. Le premier concours commencera dès que 40 artistes seront la ligne de départ.
Je vous avais parlé de Moozar en janvier dans ce coin ci du web. Au MIDEM 2010 , l'étonnant modèle de la star up française a laissé les professionnels et les observateurs sans voix. Je suis donc allé poser quelques questions à son co-fondateur David Brami en compagnie de Remi Bouton et Frédéric Neff. Vous allez apprendre que le modèle Moozar est incompatible avec les artistes ayant confiés la gestion de leurs œuvres à la SACEM. A voir sur Wearemusik.com
Depuis le succès populaire de Grégoire, nombreux sont les artistes et les internautes qui se sont lancés dans l’aventure de la production participative. François Ville est l'un deux et il n'est pas content. Dix mois après avoir finalisé une levée de fond de 3000€ pour la production de son single sur Buzzmyband ( ex nomajormusik), François n’a ni posé un pied en studio, ni vu venir l’ombre d’un contrat. L’artiste appelle via twitter les internautes-producteurs à réagir sur le forum du label participatif …
« J'entame mon 10ème mois sans production malgré les 3000 Euros atteints, je vais finir moine boudhiste tant ma patience paraît aujourd'hui sans limite, ainsi que celle de mes producteurs. » François Ville
En mai 2009, François Ville a dépassé les 3000 € de mise sur Nomajormusik, depuis devenu Buzzmyband. Une somme recueillie en trois mois auprès de 47 internautes producteurs et devant servir à produire un single numérique. Il faudra quatre mois à François Ville pour rencontrer l’équipe du site qui lui propose d’enregistrer par ses propres moyens et chez lui les parties instrumentales ! « Il a été décidé d'un commun accord que j'enregistrerais l'instru de la chanson à la maison…J'irais donc en studio avec Audrey uniquement pour les prises voix et le mixage, ce qui devrait logiquement être économique pour BMB. »
Deux mois plus tard, François a rempli sa part du contrat, les pistes instrumentales sont en boite mais rien ne vient. L’artiste affirme n’avoir eu ni contrat, ni enregistrement, ni contact avec un directeur artistique ou un ingénieur du son comme le label participatif lui avait annoncé. On ne lui proposerait qu’au dernier moment des dates de studio lorsqu’il se libère (Le week end de noël ou du jours de l’an).
« je suis juste déçu que ce qui devait être un rêve se transforme en expérience désagréable. Je n'imaginais pas les choses ainsi. » François Ville
Sur le forum de Buzzmyband, un des modérateurs réponds : « Tous les projets produits ne sont pas au même niveau et n'engagent pas les mêmes implications. Nous faisons au mieux pour nous adapter et respecter chaque production, mais on ne peut pas toujours nous désigner comme responsables des retards dans des productions où les artistes arrivent sans musiciens, travaillent en semaine sans jamais pouvoir se rendre disponibles sur les propositions du studio.»
Excusez moi de vous demander pardon !
Comprenons nous bien…Je n’ai absolument rien contre Buzzmyband. Mais il y a dans cette réponse plusieurs points qui méritent que l’on marque une pause. Quand je lis « Tous les projets produits ne sont pas au même niveau et n'engagent pas les mêmes implications ». Excusez moi de vous demander pardon ! (Appréciez la formule ) mais j’ai peur de comprendre : « Ecoutez , il y a chez nous des artistes qu'on aime et d'autre pas, alors on ne va quand même pas donner les mêmes moyens à tout le monde ». Ce à quoi j’aimerai répondre : Lorsque l'on décide de produire uniquement les artistes dans lesquels on fonde un espoir de succès commercial où ceux qui nous plaisent,Je ne sais pas si monter un label participatif est la meilleure des choses à faire. L’autre partie de la phrase me laisse tout aussi perplexe.Pourquoi ne pas avoir filtré les artistes solos à l’inscription ? ( Voir les artistes travaillant en semaine sic !)
Je ne peux que souhaiter à François et à ses internautes producteurs une fin heureuse à ce périple participatif. Reste que « lever 3000€ pour ne faire que des prises voix et un mixage et distribuer ton titre sur Itunes sur lesquels tu ne toucheras que des miettes, c’est un peu cher payer. Non ? ».
Face à cette réalité, je crains que les déçus du participatif se multiplient dans les mois à venir et que le modèle montre plus que jamais ses limites ...
En dépit d'effort de communication conséquent ( la une de Musique Info Hebdo Spécial MIDEM ) L'ovni Moozar n'avait pas convaincu sur la croisette à la fin du mois dernier. Le modèle Moozar continue se susciter étonnement et interrogation sur l'antenne d'Europe 1.
Il y a quelques semaines, je vous annonçais que les artistes dont les albums ont été produits par les internautes sur Spidart pourraient bel et bien récupérer les masters de leur enregistrement. L’information a été confirmée par Jade, Jessica Marquez sur leurs profils Facebook et par Xavier V. Combs au MIDEM. Nous pouvions alors penser que ces artistes réalisaient quelque part une bonne affaire ( du moins sur le plan comptable) en devenant les uniques propriétaires de bandes produites avec l’argent des internautes et en faisant passer leur pourcentage de simple artiste à producteur soit de 35 % à 100%. Mais certains fans producteurs n’entendent pas être transformé aussi facilement en fan mécènes …
« pour un accord signé entre les artistes et les ex producteurs spidart »
Tel est le nom du groupe créé sur facebook par un ex producteur de Spidart. Un groupe qui ne compte pour l’instant qu’une trentaine de membres et dont l’objectif est d’obtenir des artistes dont l’album a été produit la signature d’un accord. Une entente portant sur le dédommagement des internautes producteurs en cas de gain suite à la vente de leurs albums produits sur Spidart. Une requête qui ne fait pas l’unanimité dans la communauté des ex Spidartiens. Certains estiment en effet que les artistes ont suffisamment été lésés par le défunt label participatif. Reste que la position de ces quelques frondeurs est parfaitement logique.
« Une situation complexe pour les artistes »
Une telle requête, aussi légitime qu’elle soit, place les artistes dans une situation très inconfortable. Premièrement car ils se retrouvent sans aucun cadre pour partager les revenus générés par l’exploitation de leur album. Deuxièmement car les masters récupérés, ils n’ont aucune certitude sur l’exploitation de ces enregistrements et se retrouvent dans la position de n’importe quel artiste autoproduit sortant de son home studio.
Sur son Facebook, l’artiste Jade réponds avec sincérité : « Je ne sais pas encore si rembourser tous les fan-prod sera une chose possible pour moi. C'est très compliqué. Et ça ne dépend pas que de moi. Je ferai de toute façon un gros geste en faveur des fan-prod de spidart en m'arrangeant pour que vous soyiez favorisés. »
Je vous avais déjà parlé de NOOMIZ, une nouvelle plate forme lancée en beta privé au mois de Décembre. Le site se veut « une passerelle indépendante entre artiste et professionnels de la musique ». Pour vous rafraîchir la mémoire, direction ce coin ci du net. C’est au MIDEM que nous avons rencontré Antoine El Iman qui a quitté Universal après plus de dix ans de bons et loyaux services pour fonder avec Thomas Artigebieilles, cette plate forme d’un nouveau genre. Un interview vidéo à voir sur Wearemusik.com.
Il y a quelques mois on m’a demandé d’animer un EPN Camp sur la musique en ligne. J’avais décidé de proposer une vision caricaturale et amusante de l’industrie musicale à travers ces trois composantes : Les artistes , les professionnels divers et variés de l’industrie musicale et enfin les nouveaux acteurs issus des nouvelles technologies. Je voulais faire de beaux dessins pour avoir l’air aussi intelligent que Loic Le Meur tout en jouant la carte de l'humour. Malheureusement, j’apprenais quelques jours plus tard que l’heure d’animation dédiée à ce Camp devait être coupé en 3 animations de 20 minutes. Ma brillante et drolatique "Vision à la con de la musique en 2010" tombait donc à l’eau… Pour un temps. Car la voici revenir sur le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise.
Dessinez, c’est gagné.
Considérerons que l’ensemble des étapes de la création puisse être représenté par des cercles concentriques et que le centre de l’ensemble soit la création. Considérons qu’il existe une droite coupant chaque cercle et représentant le parcours de l’œuvre du centre du système vers l’extérieur, c'est-à-dire de la création de l’œuvre à sa divulgation au public.
Les cercles concentriques les plus proches du centre, ceux qui relèvent encore du domaine de la création (choix artistique, production, enregistrement, mixage, mastering) seront en noir, ceux qui au contraire seront le plus à l’extérieur du système et qui relèvent d’autres domaines (Promotion, distribution ) seront en blanc. A la question : Pourquoi couper l’industrie en deux ? Nous pourrions répondre : Un marchand de journaux qui vends Playboy fait il partie du monde du X ?
Précisons que le nombre de cercles concentriques, leur nature et l’ordre dans lequel ils apparaissent dans le système n’est pas figé. Je crois ( ce n’est qu’un avis, pire ce n’est que le mien) que chaque œuvre a son histoire, son propre parcours rationnel entre sa création et sa divulgation. Mais si tu crois qu’il existe un modèle universel, je t’offre même la liberté de rêver.
Constatons en choeur…
Ce que je remarque…C’est que sur son parcours entre sa création et le public, l’oeuvre croise la route des professionnels de la musique de plus en plus tard. L’artiste porte donc son projet de plus en plus loin. Il y a 30 ans tu te pointais dans une maison de disque avec une guitare et une chanson, il y avait tout à faire, tout à construire. Aujourd’hui les groupes arrivent avec des albums déjà distribués et on les signe en licence ou on réenregistre partiellement. La révolution du home studio a autorisé la création de maquette, puis de produits commercialisable. La révolution de l’Internet a autorisé la divulgation, la promotion et la distribution des ces productions. Et dans les mêmes temps dans les maisons de disques, les chefs de projets ont remplacé les directeurs artistiques.
A ce sujet j’aimerai ajouter une petite réflexion. Je lis souvent « untel qui a fait le choix de l’autoproduction. ». L’autoproduction est un choix certes, mais pas forcement celui que l’on croit. Ce n’est pas je signe en major ou je m’autoproduis. C’est plus si les majors ou labels ne veulent pas de moi , je m’autoproduis ou je ne fais pas de disque. Enfin passons.
Cette nouvelle donne a obligé les artistes à embrasser de nouveaux domaines de compétence et sans aucun doute à modifier la vision qu’ils pouvaient jusqu’ici avoir de l’industrie musicale. (Bon, j’idéalise un peu , chaque banquise a ses pingouins ). Traiter un producteur de « cochon de capitaliste » est facile jusqu’au jour où tu mises tes propres dollars dans le production d’un album. Concrètement, cela veut dire qu’un artiste autopoproduit a le même genre de préoccupation qu’un manager de label. A savoir : Faire rentrer de l’argent pour continuer à produire de la musique. Qu’ils froncent tout deux les sourcils de la même façon en voyant arriver les « cacahouetiques » revenus du streaming …et j’en passe. Assez étrangement, de l’autre côté de la route, « la vision de l’artiste dans la lune, capricieux, jamais content et déconnecté des réalités du business » est toujours assez répandue. On ne peut pas toujours empêcher les gens de se mettre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Je leur souhaite un bon retour vers le futur…
Et les nouvelles technologies dans tout ça … A peine éjecté de son école de commerce, le nouveau futur ex acteur de la musique fait un constat simple : « la musique c’est facile, même moi j’en écoute ». Partant de ce brillant postulat, il tape l’incruste partout où il y a de la place, voir même là où il n’y en pas. Vous savez c’est le coup du « vous n’avez rien capté à la musique, on va vous montrer comment faire et on va déchirer » , du « je suis la solution à la crise du disque » ou encore du « oh là là, l’industrie musicale et les artistes planent complètement, ça fait peur ». Effectivement, le nouvel acteur de la musique fait peur parce qu’il ne réalise pas que si il voit planer les professionnels et les artistes, c’est parce qu’il plane souvent plus haut qu’eux. C’est d’ailleurs limite si pendant le Midem on ne doit organiser des couloirs aériens au dessus de la croisette. A force de planer tous ensemble, c’est sûr on va finir par se rentrer dedans.
Conclusion
Heureusement il ne reste plus que 2 ans avant 2012 ...
Nous avons réalisé de nombreux videocasts durant le MIDEM 2010. Artistes, producteurs, nouveaux acteurs de la musique ont accepté de répondre à nos questions. Durant les prochaines semaines, nous partagerons sur Wearemusik.com ces rencontres avec vous ... Ça commence dès aujourd'hui avec Xavier V. Combs que j'ai rencontré au Mc Do ( et oui ça passe comme chez Mc Donald à Cannes !) .
A venir, Vincent Frerebeau du label "Tôt Ou tard", Starzik , Noomiz, Tunewiki, le groupe coréen F(x) et j'en passe.
Dans le petit monde du téléchargement financé par la publicité, nous connaissions déjà Airtist.com et Beezic.com. Jamais deux sans trois et voici donc arriver Wizeap.com avec une promesse pour les internautes : « téléchargez légalement sans dégainer sa carte bancaire mais cette fois sans DRM, ni vidéo publicitaire à regarder ». La plate forme tourne le dos (pour le moment ?) aux coûteux catalogues des majors pour se concentrer sur les contenus autoproduits. Reste à savoir ce qui est réservé aux ayants droits ? Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise a mené l’enquête.
Le modèle Wizeap : Une boutique pour autoproduits où l’internaute ne paye pas.
L’idée est simple, vous déposez vos contenus sur Wizeap. Les internautes les téléchargent gratuitement est vous recevez une rémunération sur chaque téléchargement grâce à la publicité. Assez étonnamment, pas de film publicitaire de 30 secondes à visionner avant de télécharger. Après inscription, un click sur un titre mène directement à une page de téléchargement où l’on retrouve quelques google ads. C’est à se demander quel est le véritable modèle économique de la plate forme ! Les artistes sont eux rémunérés 16 centimes TTC par téléchargement. Sur ces 16 centimes , 7 sont reversés directement à la Sacem ( dans le cas des artistes sacemisés ) et le reste est crédité sur votre compte. Une fois la somme de 20€ atteinte ( soit 125 téléchargements pour un artiste non sacem ou plus de 222 pour un artiste sacemisé ) vous pouvez demander la paiement via un compte paypal. Précisons qu’il faudra encore déduire les frais transfert lors de la transaction.
Un téléchargement qui rapporte près de 5 fois moins qu’Itunes et 31 fois plus qu’une écoute sur Deezer…
La première chose à dire c’est que ce téléchargement financé par publicité est peu rémunérateur. A titre de comparaison, un artiste autoproduit touche en général 42.6 centimes par titre téléchargé sur Itunes soit près de 5 fois plus qu’un titre téléchargé sur Wizeap. En même temps ce même téléchargement rapporte 31 fois plus qu’une écoute sur Deezer. Sur une si faible rémuneration, le modèle de répartition interne par titre est modifié par le versement forfaitaire de 7 centimes par titre à la SACEM. Ainsi, les producteurs ( qui sont dans le cas de Wizeap, les artistes) ne touchent directement plus que 56 % du gâteau, contre 98% sur un titre acheté sur Itunes. Il n’est pas questions ici de discuter le modèle économique, ou les éventuelles vertus du téléchargement financé par la publicité, mais simplement de montrer qu’un tel changement n’est pas neutre, et que de nombreuses questions sont posées par ce type de service...
Il y a ceux qui les utilisent et le disent …Et ceux qui ne le disent pas mais les utilisent quand même. Les joyeux logiciels qui automatisent votre présence en ligne sur myspace, youtube & co sont le secret de polichinelle le mieux gardé de la planète musique en ligne. S’il est de bon ton d’afficher des signes extérieurs d’indéniable succès statistique, pas question de communiquer sur l’inavouable pratique. De « C’est pas moi qui vous spam c’est mon bot ! » à «Ah non moi jamais ! ». Retour sur une hypocrisie numérique dans un monde selon myspace.
Friendblaster Pro, le robot lance request !
Des Bots (comprenez logiciel d’automatisation) pour myspace, il est le plus connu et le plus populaire. Moyennant une trentaine de Dollar US , Friendblasterpro se charge d’aspirer des listes d’utilisateurs selon vos critères et de les inviter à devenir vos meilleurs amis dans le cyberspace. Mais mieux encore, ce R2D2 de la promotion en ligne est capable de commenter leur profils et de leur envoyer bulletins et messages. Les petits malins de Addnewfriend ont même pensé à proposer aux labels ou personnes gérant plusieurs artistes une version « unlimited myspace account » à 60$. Du côté de myspace, on lutte plus ou moins mollement en introduisant les fameux CAPTCHA ( des codes de vérification incontournables) et en bloquant les profils dépassant plusieurs centaines de "friend request"par jour. Il faut dire que les développeurs de friendblaster sont particulièrement réactifs et la disponibilité des Bots n’est pas non plus complètement étrangère au succès de myspace chez les musiciens.
Et pour ceux qui voudraient encore aller plus loin dans le paraitre digital… On trouve bien d’autres services en ligne . Sur playsviews.com par exemple les "friends request" et les "daily MP3 plays" se vendraient au kilo. 199$ les 50 000 invitations , 40$ les 50 000 morceaux joués.
On va pas se mentir…
Il y a aura toujours des gens pour t'expliquer qu'il faut viser au tournevis parce que c'est mieux qu'à la visseuse. Mais tout à fait personnellement, je ne trouve rien de choquant dans le fait d'utiliser un bot. Du moins pas plus que de payer quelqu'un pour assurer l'animation de son profil ou de s'abonner à un service premium. Le vrai problème, c'est la façon dont les artistes utilisent ces logiciels et surtout le but qu'ils poursuivent. Le fait est que chaque jour dans nos boites au lettre s’accumulent des dizaines d’invitations, d’impersonnels messages auto générés. Sur les murs de nos profils : C’est l’affichage sauvage de gifs mal animés et la foire aux commentaires publicitaires .Et on appelle ça faire sa promo en ligne ! Pourquoi pas ? Au moins nous savons aujourd’hui que l’artiste est un spammeur comme un autre. Mais ce qui au fond m'inquiète le plus c'est que dans le monde selon myspace, les statistiques règnent en maître. La popularité d’un artiste ou d’un groupe se chiffre en nombre d’amis, de visites et d’écoutes journalières, Reste la question qui fâche. A savoir : Qu’est ce que ces indicateurs statistiques expriment vraiment ?
Quand je vois un artiste ou un groupe non médiatisé (pour ne pas dire inconnu) qui, été comme hiver, promo ou pas, se prend invariablement plusieurs centaines d' écoutes par jour. Je pense que dans la majorité des cas , ces éléments statistiques reflètent plus une activité sur le réseau ( automatisée ou manuelle, la question n'est même plus là ) qu’autre chose. Et comme le dirait le célèbre directeur artistique d'un label Universal :On ne vas pas se mentir. Poser l’étiquette « fan » sur une personne qui répond simplement oui à une friend request avec pour objectif d’avoir lui aussi un ami de plus …Ce n’est quand même pas très sérieux.
Bref, dans ce marathon promotionnel et cette course aux statistiques, porter de fausse Nike ne permet pas de tromper les vendeurs de chaussures...
Dans la jungle des formats lossless, le MP3HD apporte plus que la qualité CD, il est rétro compatible. Comprenez que ces nouveaux fichiers haute définition sont lisibles sur les baladeurs MP3 déjà disponibles sur le marché. Et pour en ajouter une couche , le 19 janvier dernier , Samsung a présenté le ICE TOUCH (YP-H1) , le premier baladeur MP3HD compatible. Amis musiciens et artistes, nous n’avez donc plus aucune excuse pour ne pas passer par la case Lossless. Et si après, j’en trouve encore un pour dire que je fais preuve de réticence à l’innovation … ;)
Nous allons dans un premier avoir besoin d’installer l’encodeur, le décodeur MP3HD et surtout la graphical user interface disponible sur http://www.all4mp3.com/. A moins bien sûr que vous préfériez vous amuser à lancer l’encodeur en ligne de commande. Téléchargez le « Win32 mp3HD GUI encoder/decoder v1. » si vous êtes sur Windows. Attention, vous devez avoir préalablement installé Microsoft NET 3.0 pour profiter de cette GUI.
L’interface graphique est d’une simplicité remarquable à défaut d’être jolie, les options d’encodage et décodage sont séparées par des onglets. Il suffit de déposer les fichiers par drag and drop sur l’interface pour qu’ils soient automatiquement ajoutés à la file de fichier à traiter. Si toute fois, le programme refusait de prendre votre fichier, assurez vous que son extension soit bien en minuscule. Les fichiers nommés machanson.WAV devront être renommés en machanson.wav
Nous allons maintenant nous occuper des options de retro compatibilité. C'est-à-dire inclure dans notre fichier MP3HD, une version du MP3 lisible par l’ensemble des lecteurs disponibles sur le marché. On retrouve dans cette partie de l’interface l’essentiel des options disponible sur un encodeur MP3 classique. C'est-à-dire le réglage du Bitrate ( de 96 à 320 kbs) et de son mode (CBR/VBR). Un pavé proposant des presets de qualité dispensera les plus pressés d’aventureux réglages …Ceci fait il ne reste plus qu’à cliquer sur « ENCODE ». Pas de barre de progression en vue, la GUI lance une bonne vieille fenêtre DOS pour exécuter l’encodeur.
Pour ce test, j’ai encodé un de mes titres. Le fichier d’une durée de 2 minutes 22 seconde pour un poids de 23.9Mo ( dans son format WAV) a été compressé à 18.4 Mo en mp3HD incluant une version rétro-compatible MP3 haute qualité (320kps) . Pour information, la version MP3 simple 320kps du même titre (celle qui est vendu sur les plates formes de vente) pèse à elle seule 5,35Mo.
Notes : l'encodeur/décodeur est disponible sur Windows, Linux & Mac
Depuis le temps qu’on vous le dit ! ça commence à se savoir. Après France 2 en novembre, NRJ en décembre et juste avant la sortie de son premier album « Turtle Tales from overseas » en Suisse, l’équipe de l’émission musicale Musicronik sur W9 a craqué sur «don’t help me » le single qui réveille de Pamela Hute. On me souffle dans l’oreille gauche que ce n’est qu’un début….
En attendant la sortie en France, voici un extrait de Musicronick sur W9 et l'interview de Pamela hute dans ce coin ci du blog d'un artiste en développement dans un monde en crise.
Allplugged.com n’a pas laissé les internautes indifférents ! Un véritable débat s’est installé dans les colonnes numériques de Bidibule.fr depuis la publication de cet article. Rubens Mamane co-fondateur du service m’a depuis contacté pour éclairer son côté de la route. C’est donc tout à fait logiquement que j’ai accepté de lui laisser un droit de réponse sous la forme d’une interview. En avant la musique...
Bonjour Rubens. Pouvez vous vous présenter et présenter l’équipe d’allplugged.com ? Quelles sont vos expériences dans le domaine de la musique ou de l’Internet ? Depuis quand avez-vous lancé le site ? Bonjour à vous et vos lecteurs, et merci de l’intérêt que vous portez à All Plugged. Je suis le co-fondateur de cette agence numérique. Ma double formation (diplôme Grande Ecole de Commerce à l’ESCP, formation mathématiques – informatique à Paris Dauphine) me permettent de veiller au développement technique et stratégique de l’entreprise. Evidemment, il n’était pas question d’aborder un tel projet sans expertise de l’industrie musicale. C’est ce qu’apporte mon associé Yankel Datchi, l’autre co-fondateur d’All Plugged. Il est lui-même artiste, auteur et compositeur (www.yankelmusic.com pour découvrir l’artiste). Il a connu les signatures en major (Sony Epic, Trëma), les producteurs, et les agences de promotion / communication traditionnelle. Il permet d’apporter à All Plugged la connaissance profonde des besoins et exigences des artistes. Nous avons tous deux par ailleurs participé à d’autres aventures internet musicales (Jack Maestro par exemple). Pour compléter l’équipe, nous avons fait appel à Charlotte Legal (« chamuzz » http://www.myspace.com/chamuzz), agent d’artistes chez Universal. Elle est spécialisée dans la promotion web des artistes, et s’occupe en parallèle depuis de nombreuses années d’artistes indépendants. Elle apporte son expertise du web et des techniques de communication pour créer du buzz autour des artistes. Nous avons également fait appel à Jennifer Ohnona, issue du monde des relations presse - relations publiques. Notre équipe est évidemment également composée de personnes travaillant en informatique, infographie, en communication, et en gestion de compte artistes.
Après de nombreux mois de réflexions, d’efforts et de développement, le site est finalement sorti en version béta privée fin novembre 2009. Après avoir récolté les retours de nos bétas testeurs (des artistes et agents d’artistes), nous avons finalement lancé officiellement All Plugged le 1er Janvier 2010 !
Vous m’avez contacté suite aux nombreux commentaires des internautes sur l’article présentant votre service. Qu’est ce que vous avez envie de dire à ces artistes, ces professionnels de la musique qui se posent des questions sur Allplugged.com ?
La première chose à laquelle j’aimerais répondre, est le fait que certains commentaires aient comparés All Plugged à une boite à Spam, ou à invitations.Ceci est très étonnant, puisque cela n’est pas du tout la philosophie d’All Plugged. En premier lieu, les invitations ne représentent qu’une infime partie de nos services. En effet, les services phares d’All Plugged sont l’organisation de campagnes de promotion (pour des concerts, sorties d’album …), la gestion de l’ emailing de newsletters, et la centralisation de toutes les données de l’artiste présentes sur le net, afin de lui présenter un condensé de sa carrière au même endroit (statistiques sur ses fans, ses visites etc…). Concernant les invitations, nous essayons certes de faire croître le nombre de fans de nos artistes, mais toujours dans des proportions humaines (environ 100 invitations par jour), et surtout nous mettons un point d’honneur à n’inviter que des fans répondant à des critères sélectionnés par l’artiste. En effet, nous demandons à l’artiste de nous indiquer le profil type de ses fans : âge, sexe, localisation géographique… Nous avons également d’autres méthodes qui nous permettent de cibler des fans en fonction de leurs goûts musicaux. La deuxième chose à laquelle j’aimerais répondre, est l’idée selon laquelle Internet ne servirait pas réellement à promouvoir des artistes. Nous revenons du Midem, et toutes les conférences (rassemblant professionnels, labels, artistes indépendants …) allaient dans le même sens et ont renforcé nos convictions : il est devenu impossible de promotionner sa musique sans Internet. Les jeunes talents doivent s’en servir pour commencer à se constituer une audience avant de démarcher les majors, les artistes indépendants doivent s’en servir pour vendre des places de concert, et leur album, et les artistes pros doivent s’en servir pour gérer leur image…
Enfin, il est toujours sympathique de voir d’autres entreprises attaquer sans fondement notre service (mention à l’un de vos commentaires)…Je comprends qu’une agence traditionnelle ne nous voit pas d’un bon œil étant donné l’attractivité de nos prix défiants toute concurrence, pour un maximum de services, rendus possible par un haut niveau de développement technique. Par ailleurs, cette même entreprise a écrit « notre position est d'offrir des services maitrisés via notre label en développant des artistes de talents ! ». All Plugged ne partage pas du tout ce point de vue et assez humble pour penser que tous les goûts sont dans la nature……nous ne promettons pas le succès à nos artistes, mais nous offrons à chacun la chance de pouvoir diffuser leur musique au plus grand nombre. Ces dernières années nous ont montré que ce sont aux fans de décider qui ils veulent écouter et célébrer.
Comment vous est venu l’idée de créer un tel service ? Quelles sont les cibles de vos offres ? Le résultat du mini sondage réalisé sur ces pages montrent que moins de 30% des artistes sont prêt à payer une offre premium pour se promouvoir sur les réseaux sociaux , qu’est ce que cela vous inspire ?
L’idée d’un tel service est venue d’un constat simple : Internet est devenue un outil de communication indispensable pour les artistes (indépendants ou non). Malheureusement, cet outil nécessite une connaissance non négligeable du web, et demande également de consacrer beaucoup de temps à cette tâche. Les artistes avaient alors le choix jusqu’à présent de confier la gestion de leur image sur internet à des agents ou agences de communication (solution très onéreuse), ou bien de le faire eux même (solution très couteuse en temps, et pas toujours efficace). Nous avons 2 types de cibles : d’une part les agents, et labels qui veulent gagner beaucoup de temps et d’efficacité dans la gestion de leurs artistes. D’autre part, tous les artistes qui ne savent pas comment tirer efficacement partie du formidable outil de communication qu’est Internet, et qui ne veulent pas se ruiner en dépensant des sommes exorbitantes.
30% ? Ce chiffre ne m’étonne pas, puisqu’il rejoint les études que nous avions réalisées en vue de lancer All Plugged. Il montre bien que près d’un artiste sur 3 souhaite qu’on l’aide à gérer son image sur Internet. Avec les services comme All Plugged, ce chiffre risque d’augmenter considérablement lorsque les artistes se rendront compte que l’on peut déléguer efficacement la gestion de son image à un prix très raisonnable.
Concrètement, quand un artiste fait la démarche de s’inscrire chez vous, comment ça se passe ? Une fois que l’artiste a fait la démarche de s’inscrire chez nous, la prise en charge de sa communication par All Plugged se fait en 3 temps :
- Activation du compte par nos équipes web.
- Entretien téléphonique avec l’un de nos conseillers en communication, pour faire le point sur la carrière de l’artiste, et sur ses objectifs en matière de promotion et communication.
- Lancement de sa campagne de communication.
Nous réalisons évidemment ce travail même pour les artistes qui souscrivent à un compte « Test Gratuit pendant 7 jours ». L’artiste n’est jamais livré à lui-même !
Pouvez vous nous en dire plus sur l’offre pro ? Quelle est la valeur ajoutée de cette offre ? L’offre Pro comporte de nombreuses fonctionnalités supplémentaires :
- Inscriptions sur des plateformes : Il est très ennuyeux pour l’artiste de devoir entrer à chaque inscription son adresse, son pseudo, etc…Nous lui proposons donc de le faire inscrire par nos équipes sur toutes les plateformes de notre package !
- Gestion de campagnes : Une campagne donne la possibilité de planifier une période de promotion en fonction de son actualité : sortie d’album, annonce d’un concert, sortie d’un single … L'artiste doit simplement nous indiquer ce qu'il aimerait promotionner et All Plugged s'occupe alors de :
- Ecrire le texte de la campagne.
- Diffuser ce texte à tous ses fans, sur Facebook, My Space, Skyblog, Twitter etc...
- Envoyer des tweets et des statuts liés à cette campagne : Facebook, Twitter....
- Envoyer un emailing à tous les contacts "mail" de l'artiste.
- Gestion d’emailing : All Plugged propose aux artistes de gérer l’intégralité de leurs vagues d’emailing à partir des carnets d’adresses de leurs différentes messageries. A noter que la version « test » que nous proposons comprends toutes les fonctionnalités du pack pro à l’exception de l’inscription sur de nouvelles plateformes.
Avez-vous déjà beaucoup d’artistes inscrits ? Des noms connus ? Quel est votre objectif en termes d’abonnés ? Notre campagne de communication n’ayant pas encore démarré (elle débutera la semaine prochaine), nous avons pour l’instant profité d’un « bouche à oreille », et du carnet d’adresses de notre équipe. Pour le moment, nous avons une centaine d’artistes inscrits. Des artistes connus nous font confiance et utilisent déjà nos services : Larusso, DJ LBR. Nous en avons d’autres dont les agents préfèrent ne pas communiquer dessus. Des labels et sites internet s’intéressent également à nous pour nous confier la gestion de leurs artistes (Akamusic par exemple). Notre objectif en termes d’abonnés est clair : nous ne voulons pas avoir autant d’artistes que sur My Space ! Nous rechercherons toujours l’équilibre entre la qualité de nos services pour nos artistes d’une part et la rentabilité et le développement d’All Plugged d’autre part.
Avez-vous déjà pensé à des évolutions possibles ? Des services supplémentaires ?
Nous préparons un tas de services supplémentaires ! Nous réfléchissons en permanence sur l’ajout de fonctionnalités pour nos artistes abonnés. Nous allons ajouter de nombreuses plateformes pour permettre d’accroître la visibilité de nos artistes sur Internet. Nous réfléchissons aussi à des modules très innovants, mais je ne vous en dirai pas plus pour le moment pour conserver un peu d’effet de surprise… Nous offrirons très prochainement des services à la carte, à des prix défiants toute concurrence (Dossiers de presse, kit presse, site internet, enregistrement studio…). Nous sommes également constamment à l’écoute de nos artistes, et si vous-même ou vos lecteurs avaient des recommandations, des envies, des besoins, n’hésitez pas à me les communiquer à web@allplugged.com et nous prendrons en compte toutes vos remarques en vue de toujours améliorer notre service.
Attention, les labels participatifs deuxième génération débarquent dans la galaxie web. Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise a tendu le micro à Angel Ramos fondateur de revenonsalamusique.com . Que faut il attendre de ces nouveaux sites de production communautaire ? Quelles leçons ont-ils tiré du naufrage de Spidart ?
Bonjour Angel et merci d’accepter de répondre à mes questions … Vous lancez votre service au moment même où le premier label participatif français fait naufrage. Comment vivez vous la chose ? Est-ce qu’il devient plus compliqué de communiquer avec les médias, les internautes ?
Ce naufrage est une très mauvaise nouvelle surtout pour les internautes et les artistes qui se retrouvent une nouvelle fois seuls devant un système complexe. Mais sincèrement deux choses nous avaient interpelé ; comment des étudiants en école de commerce pouvaient-ils croire que produire un artiste était aussi simple et pourquoi créer une société d'investissement en amont du site. Une fois de plus la musique ne peut pas être traitée comme un produit lambda, dans ce milieu, si vous oubliez le côté humain vous vous plantez. Notre site est pensé et créé par des professionnels du son qui travaillent dans le milieu musical depuis des années, notre souhait était de réunir tous les métiers dans un même lieu, studios, auteurs, compositeurs, musiciens, ingénieurs du son, tourneurs etc.. Ce qu'il manque à certains sites c'est cette réunion de compétences nécessaires à une production musicale. Faire un album est possible mais en faire sa promotion et en tirer le meilleur n'est possible que si vous vous entourez de tout un panel de compétences et c'est ce que nous avons fait avant de construire revenonsalamusique.com Oui c'est plus compliqué de communiquer car il faut redonner confiance mais, nous sommes très réactifs vis à vis des internautes et des artistes, nous n'hésitons pas à les rencontrer et à répondre à toutes leurs questions. La transparence est une nécessité pour eux mais aussi pour nous. Tous les professionnels inscrits sur le site sont les fondations de la structure et s'impliquent dans cette aventure pour apporter une vraie réponse à cette profusion de sites musicaux.
Revenons à la musique.com est un label participatif de Deuxième génération dans un secteur saturé par l’offre ( une petite quinzaine de site de production communautaire sont en ligne ou préparent leur lancement) . Qu’est ce qui fait de votre service un label participatif différent ? Quelle est la valeur à ajoutée de Revenons à la musique ?
J'ai déjà un peu répondu à cette question. Mais la vraie différence est dans la structure même du site. Le site est créé autour de structures et de professionnels du son, Jean-Felix Lalanne, Loic Pontieux, Brice Davoli. Nous avons également des studios comme,studio Planète Sun, studio Omega, studio Hauts de Gammes ou AVRM. Revenons à la musique n'est pas juste un site c'est vraiment la réunion de compétences multiples et diverses incontournables pour faire une production. Nous sommes le seul site à proposer nos propres structures de production et pas n'importe lesquelles. Plus de 30 structures ou professionnels font partie de revenonsalamusique.com ce qui nous donne une vraie valeur ajoutée dans l'aide que nous apportons aux artistes.
Beaucoup de vos concurrents ont offert des bons de 5 à 20€ aux internautes producteurs pour faire connaître votre site, vous avez décidé d’offrir 1500 € de mise aux premiers artistes inscrits. Pourquoi cette démarche ?
La démarche est simple, par ce biais nous montrons la détermination des structures impliquées dans le site, ce sont eux qui offrent cette mise. Les studios ont tous accepté d'offrir des journées de studios pour aider le site mais aussi les artistes à avancer. Un des studios a même offert 2 jours de studio à une artiste (CyleW) inscrite pour enregistrer son dernier titre, un autre studio a offert la journée de mastering et un ingénieur du son a offert son travail, tout ceci pour bien faire comprendre que nous ne sommes pas juste un site mais bien une équipe visant le même objectif, aider à la production des nouveaux artistes. Ah pardon j'allais oublier, un réalisateur a également filmé et monté une petite vidéo et cet enregistrement est visible sur notre site.
Est ce que vous faites une sélection des artistes ? Ou laissez vous les internautes choisir ? Que pensez vous des artistes qui ont été produit par vos concurrents ?
La seule sélection qui est faite est de n'accepter que des projets sérieux par exemple, chanter juste ou jouer juste, c'est très basic comme sélection. C'est plutôt aux internautes de choisir tout ce que nous pouvons faire c'est proposer plus de diversité musicale, Rock, RAP, Metal, Variété, Jazz. Je pense que c'est le devoir des sites musicaux que de proposer plus de diversités, quand vous donnez à choisir entre 10 artistes de variété il faut s'attendre à produire un artiste de variété, c'est une Lapalissade mais c'est la réalité aujourd'hui. Peut être produirons-nous de la variété, et j'aime la variété aussi mais, ce sera le choix des internautes. Nous aurons au moins fait découvrir d'autres styles musicaux par le biais du site. Ce que je pense des artistes produits par les autres sites ? En fait mis à part Grégoire pour le moment on ne voit pas d'autres artistes émerger. Grégoire est la locomotive qui permet d'avoir confiance en ce nouveau type de production et s'il a eu du succès c'est qu'il le méritait. Encore une fois ce sont les internautes qui décident du choix de l'artiste à produire et de toute évidence dans le cas présent ils ne se sont pas trompés. Comme quoi il est grand temps de laisser le choix au public et d'arrêter d'imposer aux forceps des artistes rémunérateurs.
Avez-vous des évolutions à venir pour revenonsalamusique ? Des partenariats en cours ?
Nous sommes en pleine négociation et donc sur ce point je ne peux pas trop en dire pour l'instant. Ce qui est sûr c'est que nous sommes en contact avec des partenaires qui ont les mêmes idées que nous sur la musique.
Si je vous laissais 2 minutes pour convaincre les internautes et artistes qui nous lisent. Que me diriez vous ?
Que en entrant dans notre site il entrent dans une communauté de passionnés, d'amoureux de la musique que, le site n'a pas été créé par deux ou trois personnes mais par la réunion de professionnels qui aiment leur métier. Que ce qui anime les structures ou les professionnels présents sur le site c'est la musique avant tout et que nous sommes tous persuadés que parler d'abord musique fera la réussite de notre aventure. Que partager nos passions est forcément profitable à tous. Qu'en réunissant toutes ses compétences nous sommes sûrs d'aller tous vers le même but. Que notre succès à tous dépend du succès de l'artiste.
Il y a quelques semaines vous avez été nombreux à participer au débat « Streaming : ça va péter ? » sur ce blog. 37 Commentaires passionnés et passionnants sur un modèle qui soulèvent bien des questions. Nous savions que 2010 serait l’année du ça « passe ou ça casse » pour les sites de d’écoute de musique en ligne. La décapitation de Deezer en plein Midem a donné le ton. Aujourd’hui c’est JIWA qui se voit contraint de retirer sur le champ le catalogue Warner. Un message pop up s’ouvre désormais sur la home de plate forme appelant les internautes à soutenir financièrement Jiwa via Allopass. Non vous ne rêvez pas vous êtes bien connecté à Internet !
Le message publié sur la home page de JIWA: "Toutes nos excuses aux utilisateurs de Jiwa ainsi qu'aux artistes Warner, mais la direction de la maison de disque ne nous laisse pas le choix.
Nous sommes donc contraints à limiter à 30 secondes les écoutes d'artistes comme Madonna, Jeff Buckley, Christophe Mae, Sliimy ou BB Brunes... Malgré le fait que Jiwa soit un fantastique outil de lutte contre le piratage et un outil de promotion pour les artistes, la maison de disque américaine ne souhaite pas poursuivre l'expérience :(
Votre site de musique est à un moment charnière. Seul à supporter le coût de l'innovation, son existence est menacée. C'est pourquoi nous faisons appel à vous : nous avons besoin de votre aide pour continuer à vous apporter le meilleur son du net, gratuitement et sans publicité audio.
L'accès à Jiwa reste gratuit et illimité, mais vous pouvez nous soutenir en devenant "Jiwa Addict". Envoyez un simple SMS surtaxé ou appelez un numéro surtaxé
Par SMS, pour obtenir votre code, envoyez CODE au 81 038 (3,00 euros par envoi prix d'un SMS, 1 envoi de SMS par code d'acces sms) ou appelez le : 08 99 78 46 66 (seul le cout de la communication vous sera facture 1,91 euros l'appel a partir d'un poste fixe audio)"
Que penser ?
Que le nouveau modèle de Jiwa met l’internaute en position de payer les avances aux Majors ? Est-ce que Jiwa a déjà présenté des excuses aux artistes Warner (Et aux autres voir ici) pour avoir un temps exploité leurs enregistrements sans contrepartie ni autorisation ? Puisque seul le catalogue Universal est rentable ( dixit le PDG de JIWA) Pourquoi s’obstiner à exploiter celui des autres majors ?
Êtes vous prêt à soutenir JIWA ? A vous la parole...
Les 4 étudiants de « Quadricolor » se sont fait remarquer l'an passé, en remportant la Rock battle organisée par Ray Ban et CQFD.COM. Depuis les Inrocks leur fait des yeux doux et ils ont même été sélectionnés pour participer à la scène découverte du printemps de Bourges. 2 EP au compteur, 1 album à venir. Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise a invité ces enfants du rock sur le canapé le temps d’une interview…
Salut et merci de prendre quelques minutes pour répondre à ce quelques questions…On a déjà du vous la faire cent fois , mais pourquoi donc donc s’appeler Quadricolor ? Vous êtes des fan de Bruno Vandelli ou quoi ?
Nous voulions avoir un nom original et accrocheur, un nom qui amène les journalistes à nous demander "Mais pourquoi donc ?". Nous voulions aussi un nom qui montre que l'on ne se prend pas au sérieux et Quadricolor nous a semblé un choix judicieux. Nous en sommes plutôt satisfaits.
Ceci dit, Bruno Vandelli est un dieu pour nous et, bien plus que ses fans, nous sommes ses disciples.
Comment s’est constitué le groupe ? La petit histoire de Quadricolor , c’est quoi ?
Nous (Guillaume, David, Billy et Romain) nous sommes rencontrés par l'intermédiaire de la musique. Nous étions tous les quatre étudiants au conservatoire de Nice. Après avoir sympathisé, l'idée de fonder un groupe est devenue évidente, la réponse parfaite à notre volonté de faire de la musique le centre de notre vie. Sylvain (parolier) n'a, lui, aucune formation musicale, mais il parle anglais, et ça nous plaît bien.
Vous vous êtes fait remarqué en remportant un concours Ray Ban sur Cqfd.com, depuis que s’est il passé pour vous ?
Depuis nous avons fait une vingtaine de concerts dans la région PACA, dont celui des sélections du Printemps de Bourges (nous venons d'ailleurs tout juste d'apprendre que nous avons été sélectionnés pour participer à la scène Découvertes du festival). Nous avons aussi démarré une collaboration avec un tourneur, Loud Booking avec qui nous préparons les dates de l'été et la tournée qui devrait accompagner l'album.
Beaucoup de groupes autoprod choissent de passer par la case EP , d’ailleurs vous en avez déjà deux au compteur. Pourquoi favoriser le format à celui de l’album ?
L'approche "EP" est pour nous un excellent moyen de démarcher les professionnels. La vente de ces EPs nous permet de récolter de l'argent pour financer nos différents projets dont le premier album de Quadricolor.
Quel est votre rapport à Internet ? Vous utilisez quels outils, quels sites ?
Nous utilisons énormément internet. Nous avons une "fan page" sur Facebook sur laquelle nous diffusons des informations concernant les concerts, les nouvelles vidéos ou chansons, etc. Nous faisons la même chose sur Twitter et y ajoutons parfois des photos lors des concerts (par exemple lorsque l'on passe des heures interminables sur la route). Nous disposons d'un Myspace Music sur lequel se trouve toutes les informations importantes : dates de concert, vidéos, un lien pour commander nos EPs. En ce moment vous pouvez aussi y télécharger un morceau gratuitement, Cymatics.
Si je vous dis Hadopi , téléchargement illégal & co , vous me répondez quoi ?
Nous ne sommes pas vraiment fan de la loi Hadopi, on n'apprécie pas, entre autres, le fait qu'elle renverse le principe de présomption d'innocence. De plus, elle met en place un système très coûteux qui va à l'encontre de ce qui nous semble être la justice. Pour autant, nous ne louons pas non plus les avantages du téléchargement illégal. Même si cela a permis à notre génération d'avoir un accès bien plus large à la culture, cela reste du vol. Il est normal de payer pour un bien, de rémunérer ceux qui l'ont créé. Nous gardons malgré tout une position d'observateurs sur ces questions, on se permet de critiquer ce qui nous semble incohérent ou mauvais mais nous n'avons pas de solutions à apporter ...
Demain pour Quadricolor c’est… ? Vous pouvez vous lâcher, on ne le mettra que sur Internet…
Nous serons au Nouveau Casino à Paris le 11 février et le 13 au Cabaret Aléatoire à Marseille, au Festival Chorus à la Défense en mars, à Bourges en avril. Si tout va bien, Nous enregistrerons notre premier album à la fin de l'été.