Cet article est né suite à quelques échanges de commentaires sur un article de B comme Boxsons. Oui car il faut le dire, les blogueurs spécialisés dans l’industrie musicale , se lisent, se commentent et se retwittent entre eux. Il faut y voir d’un part l’expression d’une certaine solidarité, voir d’un corporatisme , d’autre part le fait que toute personne normalement constituée , saine de corps et d’esprit, se fiche complétement de savoir si il est intéressant de signer sa distribution numérique avec Zimbalam ou pas. Pour les autres, vous êtes tombé du bon côté du net puisque c’est justement de cela dont je vais vous parler. Sortez vos calculettes !
Il y a très longtemps dans une très lointaine galaxie …
Jusqu’ici dans notre petit et obscure hexagone, les artistes désireux de se hisser dans les rayons numériques des Itunes, Fnacmusic et autres supermarchés virtuels de la musique, devaient passer par la case : Distributeur numérique. Cela ne coutait rien. Le distributeur numérique se resservait une part plus ou moins importante des revenus générés par les ventes ( entre 20 et 50% ) et tout allait bien dans le meilleur des mondes. A l’époque, tout le monde fantasmait sur la longue traine. La logique pour ces distributeurs étaient donc de faire grossir le catalogue et les artistes se faisaient donc draguer par email. (dis donc toi , t’as de beau MP3 tu sais !)
Puis vint la désillusion ! Damned ! Pour les artistes d’abord quand le « palmier sauvage » est allé rejoindre Charles Aznavour en Suisse en oubliant de payer les artistes. Ensuite, on a réalisé qu’avec la longue traine, un artiste qui ne vend pas, par une accumulation de non vente dans le temps , ne vend toujours pas .( La fameuse théorie du 0+0+0+0+0+0=0 , on a additionné plein de zéro mais au final ça fait toujours zéro ) . Pire non seulement il ne vend pas , mais en plus il coute des sous. Car il faut le mettre en ligne, lui envoyer ses reporting, etc …) A partir de ce moment , beaucoup des distributeurs jusqu’ici très mais alors très très entreprenants avec nous autres, sont devenu de véritables saintes nitouches. Comprenez sélectif !
Mais la demande étant de plus en plus grande du côté des artistes, Believe (bien) inspiré par les agrégateurs américains, a donc lancé Zimbalam By Believe . Les frais d’entrée ( et même de sortie ) sur le marché numérique étaient de retour. ( 29€90 par album pour la mise en ligne , 29€90 pour le retrait) mais les portes étaient grandes ouvertes et le taux de reversement plus qu’attractif ( 90%) .Sans surprise ce fut un énorme succès. Zimbalam est très exactement à Believe , ce que Dacia est à Renault. Des voitures qui n’ont pas le même nom mais le même moteur, les mêmes pièces, la même peinture , les mêmes options, que tu fais réparer dans le même garage. Et au bout d’un moment c’est celui qui acheté une Clio qui se demande si il n’aurait pas mieux fait de prendre une Sandero. On a beau t’expliquer que Believe est un distributeur et fait de la distribution , et que Zimbalam est un aggregateur et fait de l’agrégation , la différence pour un petit artiste qui a signé chez Believe est difficilement perceptible.
Sortez vos calculettes !
Faut il chanter les louanges de Zimbalam ? A première vue oui sauf que dans le petit monde de la musique rien n’est jamais aussi simple qu’il n’y paraît. Nous donc prendre trois exemples différents. Un artiste autoproduit qui sort un premier album , un artiste autoproduit déjà plus confirmé qui sort lui aussi un nouvel album , mais souhaite mettre en ligne ses trois précédentes productions et enfin un label qui souhaite mettre en ligne un catalogue de 50 albums.
Comme base de calcul nous allons prendre les éléments suivant : Pour un titre téléchargé sur I-tunes en France 0.71€ sont reversé au distributeur , l’artiste autoproduit va donc toucher chez Zimbalam 0.639€ ( donc 90%) chez Believe 0.426€ ( donc 60% …)
La différence sur ce téléchargement titre entre Zimbalam et Believe est donc de 0.213€ .
Nous partons également sur la base d’un coup total de mise en ligne + retrait par album chez Zimbalam de : 59,8€ Pour 4 albums : 239,20€ Pour 50 albums : 2990€ Et chez Believe : 0€ quelque soit le nombre de référence.
Notes: Je sais ce calcul est idiot. D’une part on peut vendre des albums , du stream , le faire à l’étranger avec des conditions différentes…Mais j’ai volontairement décidé ( dans un objectif de simplification) de prendre un full d’un titre sur Itunes en France comme référence . D’autre part, les frais de retraits de Zimbalam sont également pris en compte . Car la liberté ça n’a pas de prix.
Cas N°1 , Didier Polaroid Artiste en développement Un album au compteur Didier débarque donc chez Zimbalam avec son bel album tout beau , il lui faudra dépasser les 93 titres vendus pour commencer à gagner de l’argent. Attention , j’ai bien dit pour commencer à gagner de l’argent. Si au final il vends moins que 270 titres, il aurait mieux fait de signer avec Believe ou Tartanpion. Mais bon Jouable !
Cas n°2Olivier JerameArtiste usé 4 albums au compteur Olivier est un vieux autoproduit fatigué par de longues années de galère. Il débarque sur Zimbalam avec ses 4 albums ( ces trois vieux + son tout nouveau qu’il est presque pareil mais que personne n’a osé lui dire … ah le con ). Alors lui, pour juste commencer à gagner des sous il lui faudra dépasser les 374 ventes singles sur Itune. Si il vend plus de 1035 titres , il a bien fait de signer chez Zimbalam par contre si il vend moins, il aurait mieux fait de signer avec Believe. Ça commence à faire mal …
Cas n°3 Stephane Raclo du Label Pshit 50 albums à distribuer Et voici mon label indé, son manager radin et son catalogue de 50 albums dont tout le monde se fout. Alors lui c’est gratiné car il commencera a faire de l’argent lors de son 4680e titre vendu. Et si il vend au total moins de 14037 titres, ben il aurait mieux fait de signer chez Believe. No comment !
Que faut il déduire de tout ça ?
Que Zimbalam c'est super si tu t'appelles les Black eyes peas . Tu payes ta mise en ligne le prix d'un verre au Carlton, tu touches 90% et tu en vends tellement que tes reportings ressemblent à un annuaire. (Genre pour charger ton XLS à la fin du trimestre, c'est 2go de ram minimum ) . Et là où je dis que c'est prodigieux le coup qu'a fait Believe avec Zimbalam , c'est que cette offre il la refourgue à qui ? Aux Black eye Peas ? Non mais bien à ceux qui vendent peu ! Et notons que ce peu est déjà une performance quand la plupart des autoprods "que personne les connait "ne vendent tout simplement pas !
Attention ! OAI STAR: Les rois de la pagaille débarquent directement de la planète Marseille sur le blog d'un artiste en développement dans un monde en crise. Portrait d'un développement artistique loin de la capitale...South powa et clip en bonus !
Bonjour les garçons et merci de vous poser quelques minutes dans le canapé de Bidibule.fr. Tout le monde est bien installé ? Bière, coca ou Café? Pastis ? Non ? Si ?
T'y as pas 2 feuilles?
Dois m'en rester dans l'imprimante, je vais y aller en attendant pouvez vous nous expliquer votre cheminement artistique de vos débuts à ce 4e album ?
Oh fan! Au début j'étais nu, j'ai essayé de faire du punk rock mais je manquais d'étoffe, j'ai rencontré le Massilia au moment ou Public Enemy sortaient leur 1er LP, stop la guitare je veux devenir MC, prendre le micro. Après pas mal d'albums et de tournées du Massilia, de fils en aiguilles on a créé Oai Star avec mon collègue Lux B, pour tenter de refaire du rockn'roll avec nos codes de MC de sound system. On a tissés 3 albums , tricotés plein de concerts, on s'est piqués mais toujours avec le sourire. Lux s'est envolé voilà presque 2 ans, dans un 1er temps j'ai faillit tout stopper, mais la rencontre avec Dubmood a redonné un futur à Oai Star.
Vous faites votre promo sur Internet ? Utilisez vous myspace et les autres outils 2.0 ou réseaux sociaux ?
On utilise bien sur le net pour communiquer, via nos sites et réseaux sociaux, tout en gardant un certain contrôle et de la cohérence, c'est vite saoulant de recevoir la même info 50 fois.
Restons un peu sur Internet, le téléchargement illégal, les sites de streaming qui rapportent des cacahuètes ? Ça inspire quoi à OAI STAR ?
L'auteur/compositeur est dépité, l'être humain philosophe. J'ai essayé de sortir mon caddie sans payer du supermarché, un vigile m'a barré la route... merde, mais ils n'avaient pas parlés de licence globale... parce que la licence globale je suis pour, on écrit les chansons, on fait danser et on paye plus rien, plus de loyer, plus de factures, YES, c'est bon d'être artiste dans ce pays... Allez je redeviens intermittent...le téléchargement et le streaming n'ont pas que des effets néfastes, celui qui télécharge Oai Star et qui aime ça, va vraisemblablement venir en concert, acheter un tee-shirt , peut-être même un disque, qui sait? Les fournisseurs d'accès profitent du système, on le sait, on dit rien, morceau suivant...
Vous êtes plutôt un groupe de scène ou un groupe de studio ?
Pas mal ça, j'aime bien le concept du groupe de studio qui ne sort pas de son local, qui fait des concerts en faisant venir le public 2 par 2, donc je calcule, en jouant 363 jours par an ( off le 1er mai pour la fête du travail et le 26 mai pour l'anniversaire de la victoire en coupe d'europe) ça fait 726 personnes, ça le fait non? Ce sont 2 facettes de notre vie, différentes, nécessaires, complémentaires.
Il y a quelques jours, c'était les victoires de la musique et son spectacle télévisuel de haut vol où toute la profession s'auto congratule. Avez vous l'impression d'appartenir à cette grande famille ?
Pourquoi pas, si ils nous invitent on leur chantera "smoke marijuana every day" avec l'accent de la Cabucelle.
Vous avez quoi dans les cartons pour les mois à venir ? Vous pouvez tout me dire, ça ne sortira pas d'internet ?
4 magnétoscopes VHS neufs, l'intégrale des Rubettes, une palette de cagoles périmés, la vie de Jo Dassin raconté par Nana Mouskouri en CD rom, une santiag pied gauche en croco, un lot de piles ayant appartenus à Emmanuel Vitria, le nouvel album de "PapetJ.Rit" en mai, le nouveau Moussu T en septembre, en attendant on tourne... Aioli, si tu veux on te livre.
Avant de partir pour le week-end le plus court de l’année, le blog d’un artiste à l’écoute dans un monde en pleine communication de crise paye sa revue de blog ! Thank blog it’s Friday, ou comment alimenter son cerveau disponible en connectant au meilleur et au pire d’internet.
Industrie musicale : où est passé l'argent ?
LesInrocks.com ont demandé à quinze étudiants de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ) de réaliser un dossier pour savoir où se cache le cash dans la musique. De notre côté on se demande bien où est passé l’argent pour payer les journalistes chez les Inrocks. C’est à lire même si vous n’apprendrez sans doute pas grand chose dans ce coin ci du net : http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/43967/article/industrie-musicale-ou-est-passe-largent/
Moins vus à la télévision, les vidéoclips obtiennent la faveur sur l'internet
Du côté de la presse Canadienne , on affirme haut et fort que si le vidéoclip semble être en voie de disparition sur certaines chaînes spécialisées, il a trouvé sur l’Internet sa pérennité. Un article signé Michael Oliveira à lire de l’autre côté de l’atlantique mais en français : http://www.jminforme.ca/article/991192
Wanted Musicians ! Pour que YouTube touche la prime ?
A ce jour moins de quarante artistes font confiance à Moozar pour se réconcilier avec les internautes … Lundi, 19h40 sur TPS Star mais en Clair, Pamela hute est l’invitée d’Eric Nolleau... Carrefour vient de lancer sa plate forme de téléchargement de musique …
De Roy music nous connaissions Mademoiselle K, Jil is Lucky, Boulbar mais aussi le coup de buzz "Make the girl dance" et son clip qui donne froid ou chaud (enfin c'est selon...). Le label s'est toujours tournée vers les solutions innovantes pour produire ses artistes ( de façon participative avec Buzz My band), les vendre (Avec Yozik). Il n'est donc pas étonnant de voir aujourd'hui, Roy music laisser aux internautes choisir le prix des albums... Une opération limitée...
1000 albums de "Requiem pour un champion" , le dernier opus de Boulbar seront commercialisés à prix variables. Libre aux internautes d'en fixer eux même le prix entre 0 à 5000€. Cette opération est limitée au téléchargement. L'album physique continue d'être distribuer par EMI au prix normal en CD ou sous la forme d'une BD Disque disponible en librairie.
Tout à fait dernièrement, on m'a demandé de participer à l'émission "C'est quoi ton job" pour parler de ma (double) activité de blogueur (et artiste) dans le merveilleux petit monde de la musique. Vous pourrez donc retrouver la chose cette semaine sous la forme de 5 épisodes diffusés sur plusieurs radios Fm (VFM, Loire FM, Frequence mix, C rock etc) et web radios (La grosse radio ...)
Mardi 23 mars, mes camarades Frédéric Neff (Viva musica & wearemusik.com) et Emmanuel Torregano ( Electronlibre.info) étaient invités au micro du Mouv pour un échange sur les sites de streaming. Vous avez loupé ça ? Pas de soucis, le blog d'un artiste en développement dans un monde en crise vous paye le Podcast en deux parties ;)
Elle s'appelle Hanoah, son projet a été financé par des internautes sur le label participatif belge AKA MUSIC. Le 18 mars dernier, l'artiste s'est fendue d'une lettre ouverte sur les réalités de la production communautaire. Dans sa lettre disponible en intégralité sur AKA MUSIC: la jeune artiste pourtant produite exprime sa déception je cite « A part un lancement à la sortie de l'album …. on se retrouve ... tout seul à devoir écouler son stock de disques et à devoir se faire connaitre par nos propres moyens, comme si on était en autoproduction en fait et pas sur un label…Personnellement, quand je me suis inscrite ici je m’attendais à plus. »
Le blog d'un artiste en développement dans un monde en crise s'est intéressé à ce coup de gueule et proposé à Hanoah de répondre à quelques questions : Depuis ton "coup de gueule", qu'est ce qui s'est passé pour toi ? As tu eu des contacts avec l'équipe d'AKA ? Comment situation évolue ?
Mon coup de gueule n'a pas vraiment été apprécié. Ensuite pour ce qui est des solutions je n'ai eu pour réponse qu'un grand silence. Je suis bel et bien coincée chez cet éditeur qui malgré une somme de 7500 euros dédiée , n'a su m'assurer aucune promotion . Akamusic n'est donc qu'une usine à presser des disques et ne promotionne que les quelques artistes qui pourront éventuellement lui rapporter le gros lot par une popularité déjà existante. Les autres peuvent crever dans leur coin. L'art ne les intéresse que peu.
Est ce que tu es en contact avec d'autres artistes produits par AKA ? Est ce que tu penses qu'il y a un malaise général ?
Oui je suis en contact avec plusieurs artistes Akamusic qui ressentent la même chose que moi. Mais Je suis la seule à avoir eu le culot ou pris le risque de me faire mal voir en lâchant le morceau. Ce qui se dit en privé c'est que nous sommes sur Akamusic à 58 artistes produits en 1 an !!! Chez Akamusic ils sont 8 personnes à gérer 58 artistes ! Bilan la seule chose qu'ils peuvent faire c'est rencontrer une fois l'artiste pour signer les contrats, répondre à quelques questions vite fait, filer l'argent pour le studio, le pressage du disque et un envoi aux "médias" à la sortie de ton single
Es- tu en contact avec tes internautes-producteurs ? Comment vivent-ils cette situation ?
La plupart d des coproducteurs sont très déçus car on leur promettait 40 % des bénéfices des ventes, et ce côté "ventard" mis en avant sur le site, leur faisait croire qu'en gros ils allaient gagner de l'argent. La problème c'est que concrètement plus des 3/4 des internautes ayant versé par exemple 250 euros n'ont touché actuellement qu'1€ ou 2€ parfois 5€ . Bref on est loin du remboursement de la somme misée. Il faudra aussi m'expliquer comment le producteur va faire pour toucher le gros lot alors que nos cds sont pressés à 1000 exemplaires seulement et qu'ils ne sont même pas distribués en magasin. Je ne crois pas qu'il y ai une volonté d'arnaquer du côté d'akamusic, mais en tout cas les coproducteurs se sentent arnaqués car tout simplement on les attiré en leur disant qu'ils gagneraient de l'argent.
Qu'est ce que tu comptes faire ? Quitter AKA ? Essayer un nouveau label participatif ? Penses tu que l'herbe est plus verte ailleurs ?
Je ne peux tout simplement pas quitter Aka car je suis liée 5 ans avec eux. Je pense faire une autoproduction pour mon prochain album, et faire ce qu'on appelle de la musique libre.Je suis personnellement écœurée de la production communautaire de par ce que j'en ai vu. J'ai l'impression que la jeune équipe d'Aka ne savait pas dans quoi elle se lançait quand ils ont créé ce label...
Peut on produire, lancer et défendre un artiste avec les budgets annoncés sur ces sites ? Un label ( participatif ou pas) peut il défendre autant d'artistes et d'albums en même temps ? Les Artistes et internautes n'en attendent ils pas au final trop ? Les labels participatifs ne souffrent ils pas de leur propre effets de communication ? Ce qui est sûr c'est que les messages inquiétants d'artistes et d'internautes se multiplient... Affaire à suivre, en attendant voici Hanoah...
Il y a quelques semaines, « le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise » vous présentait une nouvelle plate forme de téléchargement légal et gratuit de musique financé par la publicité. Le service est lancé en phase bêta, a terme il pourrait rémunérer les ayants en droits à la hauteur des rémunérations du téléchargement payant. Wizeap va- t-il donner des sueurs froides à Airtist.com et à Beezik ? Pour le savoir j’ai proposé à son fondateur Nicolas Abib d’éclairer nos lanternes….
Bonjour Nicolas , merci de prendre quelques minutes pour répondre aux questions du « blog d’un artiste en développement dans un monde en crise ». Tu es le fondateur de Wizeap , un nouvelle plate forme de téléchargement gratuit de musique financé par la publicité. Est ce que tu peux te présenter aux lecteurs de Bidibule.fr ?
Bonjour, Je suis un passionné d’art et d’internet qui pense que la culture est trop importante pour que son accès soit restreint en quantité par le revenu et le salaire des individus qui souhaitent l’acquérir. D’un autre coté, la culture ne peut être gratuite que si les artistes qui la développent et l’enrichissent peuvent vivre de leur travail. Les solutions proposées actuellement ne répondent pas à cette double exigence.
C’est dans ce contexte que j’ai créé Wizeap avec mon associé Raphael Haziza, aujourd’hui CTO.
Qu’est ce qui fait la différence entre Wizeap.com les acteurs existants sur le secteur ( je pense à Airtist.com, Beezik.com) ?
Outre le téléchargement légal et gratuit, sur Wizeap tu peux: - Avoir des amis/fans/groupes de fans - proposer des oeuvres/artistes à tes amis - Voir les affinités artistiques que tu as avec les autres internautes - importer ton wall facebook/twitter/ou n'importe quel flux RSS - un chat et une inbox pour rester en contact avec tes artistes préférés et tes amis. De plus, sur Wizeap, il n’y a pas de publicité agressive (spot publicitaire de quelques secondes/minutes) Sans oublier bien sur qu’Airtist et Beezik ne se concentrent que sur la musique tandis que notre objectif est de réunir sur une même plateforme, musique, photos, ebook et bientôt vidéos afin de rendre gratuite l’intégralité de la culture.
Dans votre communiqué de presse, vous annoncez verser une contrepartie équivalente à celle espérée pour les sites de téléchargements payants ? Tu imagines que je brûle d’impatience de te demander quel est le business modèle de Wizeap ? Notre modèle économique repose sur la refondation du modèle actuel de l’advertising-supported Il est aujourd’hui évident que les publicités traditionnelles (bannières, mégabannieres, cubes…) ne sont pas à même de rémunérer décemment les artistes qui font pourtant un travail extraordinaire. Nous avons donc misé sur le renouveau des formats publicitaires sur le web notamment les publicités pro-actives où les internautes ne sont plus des acteurs passifs mais deviennent réellement actifs dans la production et la diffusion publicitaire. Ces formats sont actuellement à l’essai dans notre régie. Je ne peux malheureusement pas en dire plus, ce type d’informations doit rester confidentiel jusqu'à la sortie de ces publicités innovantes.
Vis à vis des catalogues majors ou ceux des distributeurs comme Believe , est ce qu’il y a des choses de signé ? Ou c’est encore en négociation ?
Nous n’avons pas encore signé avec eux. Mais notre objectif est bien entendu d’enrichir notre catalogue
Le dossier de presse parle d’interactivité entre les artistes et les annonceurs ? Tu peux nous en dire plus ?
Comme je vous l’ai dit, ces infos sont encore confidentielles, mais vous serez le premier informé ! Vous lancez le site en phase beta. Quelles sont les particularités de la béta par rapport à la version finale ? La version 1.0 est prévue pour ?
La version finale de Wizeap sera une plateforme sur laquelle n’importe qui, n’importe où, pourra télécharger, uploader, partager, écouter, visionner n’importe quelles œuvres artistiques. Nous souhaitons créer à terme la meilleure plateforme d’interactions culturelles entre artistes, internautes et annonceurs. Cette version sortira lorsque notre catalogue sera plus important. Cela dépend essentiellement des négociations que nous menons avec les grands de l’industrie culturelle. Cependant, la version béta sera complétée par de nombreuses nouvelles fonctionnalités qui amélioreront considérablement l’expérience utilisateur.
Qu’est ce qu’il y a dans les cartons pour Wizeap dans les mois à venir ?
Pleins de choses ! Un logiciel qui permettra de télécharger plus rapidement. La possibilité de créer des playlists L’amélioration des fonctions de notre ‘social version’ Un lecteur streaming Du contenu Video Les Infos sur les concerts et autres évènements artistiques
Il aurait été bien naïf de penser que la liquidation judiciaire de Spidart serait sans conséquences sur l 'avenir des autres sites de production communautaire.Du côté du label participatif "star" My Major Company: L'optimiste message envoyé aux internautes en fin de semaine dernière a-t-il eu l'effet inverse de celui désiré ? En tous les cas les commentaires se multiplient dénonçant un problème de communication et des changements de règles en cours de jeu. Il faut dire que depuis le printemps dernier My Major Company a considérablement fait évoluer son modèle. Gros plan sur ces changements de la discorde.
Qu'est ce qui a changé ?
Le passage du seuil de production de 70 000€ à 100 000€ Les artistes doivent depuis le printemps dernier réunir 100 000€ pour entrer en phase de production. 30 000€ de plus ( 42% du seuil initial ) justifiés par la volonté de MMC de produire et promouvoir les artistes dans de bonnes conditions mais qui n'est pas sans conséquences pour les internautes investisseurs. En effet , il faudra désormais vendre plus de disques pour espérer récupérer, voir gagner de l'argent. Lorsque l'on sait qu'à l'époque du palier à 70 000€ , il fallait déjà vendre 48 000 exemplaires ( pratiquement un disque d'or) pour récupérer sa mise. Je vous laisse en tirer vos propres conclusions.
La mise en place d'un mécanisme anti spéculatif de Jauge Autre nouveauté , La mise en place d'un mécanisme anti-spéculatif de jauge ou la mise de chaque internaute est plafonnée à 1000€ puis diminue de 100€ par pallier de 10 000€ de mise atteint.
Ex : De 0 € à 10 000 € : 1 000 € De 10 000 € à 20 000 € : 800 € De 20 000 € à 30 000 € : 600 € De 30 000 € à 40 000 € : 400 € De 40 000 € à 50 000 € : 200 € De 50 000 € à 100 000 € :100 €
L'idée de départ est d'empêcher le jeu spéculatif et en même temps pour ne pas dire surtout ( il ne faut pas le cacher) de freiner la production des artistes. Une vingtaine d'album sont en phase de production chez MMC (et certains depuis longtemps), d'autres le seront prochainement, il est indispensable de revenir à un rythme plus rationnel.
Là dessus encore , les explications de MMC me laissent perplexe. Je cite « Nous voulons enfin souligner que c'est un sacrifice financier pour nous de limiter les mises. Un sacrifice que nous sommes les seuls à faire dans le monde participatif. Si tous nos concurrents courent après les mises des internautes, ça n'est certainement pas parce qu'ils ont mal fait leurs comptes. »
Alors que dans le même temps, My Major Company a justement fait l’inverse en acceptant plus de 7000 artistes sur sa plate forme. Qui court donc après les mises des internautes ? Et comment réagira la concurrence à ce tacle ?
L'ouverture des vannes à l'inscription Jusqu'ici la particularité de MMC était d'avoir imposé une direction artistique forte en limitant le nombre d'artistes à produire. Désormais , les vannes sont ouvertes à l'inscription. A ce jour plus de 7000 artistes ont déjà rejoint la plate forme. On peut imaginer que par ce nouveau positionnement MMC souhaite freiner la machine par la simple dispersion des mises … Reste qu'il se pose aussi d'autres questions que j'ai déjà soulevé dans ces colonnes numériques. La machine à vendre du rêve et à fabriquer de la déception est en route.
Un rétribution dégressive My Major Company a importé le mécanisme de de rétribution dégressive de Your Music Hall. La rétribution des internautes est désormais variable selon les recettes : - Entre 0€ et 250 000€ de recettes nettes: 40%; - Entre 250 000€ et 500 000€ de recettes nettes: 30%; - Au-delà de 500 000€ de recettes nettes: 20%;
La vertu d'un tel mécanisme est de « faciliter » le retour sur mise. Son effet pervers : Plus l'artiste vends plus la part de My Major Company est grande et celle des internautes faible.
Modification de la durée de rétribution La durée de cette rétribution a également été modifié. Hier, les internautes touchaient des droits pour une durée de 3 ans à compter du remboursement de leur mise. ( Avec un durée globale ne pouvant excéder 7 ans ) . Désormais ils le sont 3 ans à compter du 1er janvier suivant la sortie du disque.
Communication de crise ? : Ces multiples adaptations conduisent à l'élaboration d'un produit sophistiqué et complexe. Un produit de moins en moins lisible , de plus en plus difficile à expliquer, à vendre dans un contexte marqué par les mésaventures de Spidart et Sellaband. En pleine pandémie participative alors que les nouveaux acteurs apparaissent de façon hémorragique sur un secteur déjà saturé , la prise de conscience, voir la crise de confiance n'épargnera personne. Les difficultés de communication que rencontre aujourd'hui My Major Company n'ont donc rien d'étonnantes.
Reste que le discours du label participatif « star » laisse apparaître de plus en plus de contradictions et de failles . Et le nombre de réaction dans sa communauté nous informe sur la méfiance des internautes. Il faudra de toute façon bien plus qu’un nouveau succès commercial ou un énième effet de com pour négocier le virage de l’après « tout le monde il est beau , tout le monde il est vertueux » .
Il est français, multi instrumentiste mais ne joue pas live et pour couronner le tout le monsieur est signé sur le label américain ESL ( Washington DC) . Depuis 95 , Chris Joss ne suit qu'un seul chemin: le sien. Certains appellent ça un extraterrestre, j'appelle ça un artiste. Chris a sympathiquement accepté de se poser sur le canapé aux interviews et partager sa vision d'un monde en crise.
Salut Chris merci de te poser 5 minutes sur le canapé du « blog d'un artiste en de développement dans un monde en crise ? » . ça va bien installé ? Chuppa Chups ou cigarette ?
Merci, bien installé, pas de chuppa ni de cigarette, ou alors sans tabac.
Bon je vais essayer de te trouver une chuppa sans tabac ! En attendant , Tu peux nous raconter ton histoire ? Comment un frenchy arrive- t-il à se faire signer sur un label américain ?
ESL avait contacté le label français qui avait sorti mon 1er LP pour le sortir aux US, à l'époque ESL démarrait tout juste et finalement ça ne s'était pas fait. J'avais sorti "you've been spiked" mon 3eme album sur le label de mon éditeur en France, Cristal records, on leur a envoyé par la poste dans l'espoir d'une distribution aux US et ils l'ont signé aussitôt, enfin après 6 semaines de négociations, car j'ai un contrat à 50/50 ce qui était assez nouveau à l'epoque, c'est à dire que je paye la moitié de tout ce que le label dépense sur mon cas et je touche la moitié de ce qui rentre.
Tu ne fais plus de scène pour des raisons de santé... Tu vis ça comme une frustration ou te sens tu plus à l'aise en studio en tant de dingue du son et de l'enregistrement ?
Il y a 11 ans quand on m'a dit d'arreter le live pour eviter la surdité ça ne m'a trop peiné parce que je n'avais plus de groupe, pas encore sorti mon 1er LP solo, je n'avais donc pas de projet. Maintenant on me propose regulièrement des concerts aux 4 coins du monde et c'est effectivement très frustrant de refuser. En plus du plaisir de jouer live ça me prive du feedback de mon public, que je ne connais que par les commentaires sur myspace. Je n'ai du coup que les mauvais côtés du show business une fois les enregistrements terminés. Heureusement l'enregistrement est une passion, je fais avec.
Est ce que tu fais ta promo via myspace, facebook, twitter ? Oui après tout ces sites ont remplacé les couloirs du métro , la galère est devenue numérique ? Ou non ce n'est vraiment pas le boulot d'un artiste ?
Je ne suis ni sur Facebook ni twitter parce que myspace me prend déjà un temps faramineux, mais comme je disais c'est pour moi un moyen précieux d'être en contact avec mon public, même si j'ai environ 75% de groupes qui spamment sans écouter ma page ça me permet d'évaluer ma notoriété, quasiment le seul moyen vu que les gens n'achètent plus de disques, en tout cas pas les miens. J'ai lu que Biolay avait vendu 100 000 CDs d'après Naive, impressionnant non ?
Comment est ce que tu vis tout ce qui se passe pour la musique aujourd'hui : Le téléchargement illégal, la scène montrée comme un nouvel eldorado de la monétisation de la musique alors que c'est la musique enregistrée qui est le plus massivement consommée sans ce que cela rapporte quoique ce soit ?
Pour être honnête je le vis très mal. Je vois des gens qui n'ont aucun problème à dépenser 5 euros par jours dans des clopes engraissant les multi-nationales sans pitié qu'ils prétendent haïr et traiter avec mépris les artistes qui leur procurent du plaisir sans effets secondaires."T'as qu'à aller bosser et faire du live" est un classique du sous développé du cortex. Il me faut entre 1 et 2 ans pour faire un album en bossant à plein temps, et je ne gagne plus rien du tout sur les quelques ventes. Je suis donc à un stade où j'ai perdu la motivation de faire des disques, le message que je reçois du piratage est que la musique et donc ma musique n'a plus de valeur, c'est très difficile d'être inspiré dans ces conditions. Une sorte de "A quoi bon? ".
La vie d'artiste, si c'était à refaire, tu re-signes ?
J'ai eu une enfance malheureuse et la musique a toujours été mon refuge, n'ayant aucun artiste dans ma famille ça n'a pas été facile mais j'ai du mal à imaginer ma vie sans cette échappatoire, donc oui je rempile.
L'avenir pour toi ? Des projets ? Des rêves ? Tu peux tout me dire , je ne le mettrai que sur internet …
Pas très optimiste sur tous les fronts. Ceux qui sont dans ce business depuis longtemps savent qu'on touche le fond et à moins d'avoir d'autres moyens de vivre, les artistes un peu âgés doivent se tourner vers d'autres activités. Et comme il y a une multitude gigantesque de nouveaux talents qui arrivent avec la fougue de la jeunesse sans besoin d'argent dans un premier temps, il y aura toujours une quantité incroyable de nouvelles musiques. D'ailleurs beaucoup de nouveaux artistes sont fiers de donner leurs titres gratuitement et quand ensuite vient le temps de la réalisation de l'impossibilité d'en vivre, une nouvelle vague d'artistes les remplacent.
Les débats que je lis à ce sujet ressemblent à un concours de bêtise et d'hypocrisie. Licence globale? superbe idée pour les organismes de collections de droits, puisqu'ils vivent sur un pourcentage de ces collections, mais qu'en est il de la redistribution ? Personne ne s'étale et pour cause: à qui redistribuer ? Les artistes, contrairement à l'idée apparemment répandue, n'habitent pas tous ensemble partageant joyeusement leur revenus. Savoir qui est téléchargé pour ensuite redistribuer l'argent revient à policer le net et est chose impossible pour l'instant. On aurait donc recours à la fameuse "redistribution équitable" chère à la SACEM, qui comme le nom l'indique n'a rien d'équitable. On distribue la vaste majorité des sommes perçues aux artistes les plus vendeurs en estimant qu'ils sont les plus joués plutôt que de se baser sur les passages réels en radio qui sont pourtant vérifiables, alors imaginons un peu sur le net... Johnny Halliday vend beaucoup et donc toucherait beaucoup (enfin ses compositeurs surtout) mais est-il effectivement plus téléchargé qu'un groupe qui s'adresse à un public jeune donc plus enclin à télécharger? j'en doute fortement.
Je pense que l'inéluctable à moyen terme c'est le flicage et filtrage du net, qui va permettre malheureusement à des mouvements qui n'ont rien à voir avec les arts de contrôler les opinions et populations et on se servira des artistes comme responsables du rétrécissement de liberté, ironique non ?
Mes projets, finir la ribambelle de titres commencés que j'ai interrompu quand j'ai reçu mon relevé de ventes et ai constaté que j'avais dépensé plus pour la promotion, fabrication et distribution de mon précedent LP que je n'avais gagné en le vendant. Je cherche des directions.
Et mon rêve? Qu'ESL continue à me chopper des synchros (films, pubs etc) pour pouvoir continuer à faire de la zik et quitter ce pays bien tristounet et fermé sur lui-même et pourquoi pas trouver un pays de...rêve.
Après le naufrage de Spidart et le rachat de Sellaband, My Major Company avait joué la carte du silence. Mais alors que du côté des médias et de l'internet, le modèle participatif ne déclenche plus les pluies de louanges de jadis, et que les déçus de la production communautaire se multiplient, l'équipe du label , mieux vaut tard que jamais, a décidé de reprendre la parole. L'idée à faire passer aux internautes est simple comme bonjour : My Major Company est le label participatif qui se porte bien. Le blog d'un artiste en développement dans un monde de com décrypte pour vous le message.
Je vais bien, tout va bien...
C'est tout d'abord sur la santé financière du label , que les dirigeants ont logiquement souhaité communiquer. My Major Company est bénéficiaire et a levé à la fin de l'année 2008: 3 millions d'euros auprès du fond de Stéphane Courbit . Mieux encore, l'entreprise a confié à Paul-René Albertini les clés de son développement à l'étranger. Comme d'autres sites de production communautaires l'ont fait auparavant, MMC assure aux internautes que toutes les sommes investies sont placées sur des comptes bloqués et qu'ils sont en droit de demander un remboursement à tout moment.
Entre pédagogie et paradoxe...
L'autre versant du discours est plus pédagogique. L'équipe de MMC lance donc un avertissement aux internautes tentés par l'aventure participative. « Miser sur un artiste , c'est prendre un risque », « miser dans une optique purement spéculative serait un mauvais calcul que nous ne voulons pas encourager. »
Ce qu'il faut en retenir c'est que le mot de « producteur » qui était pourtant le fondement de la communication du label a disparu du discours. On parle désormais de mise, de risque et même mieux on n'hésite pas à tacler la concurrence par un « On ne s'improvise pas producteur de disque, de cinéma ou que sais-je encore. »
Difficile de ne pas voir derrière cet effort pédagogique, se dessiner les paradoxes induits par la communication de lancement. La façon dont ces labels se sont vendus aux internautes. Souvenons nous des « Devenez producteur ! » qui ont accompagné la lancement de Spidart et MMC en France et qui trône encore sur les home-pages de la quasi totalité des Sellabands à la française Je ne peux m'empêcher de voir là une forme de rédemption.
D'autre part , il est sans doute bon de rappeler que le modèle de MMC est celui qui a le plus « tordu »le modèle originel. Un modèle proche de la souscription ou du pré achat. C'est à dire celui de Sellaband. Encore une fois, sur MMC , les internautes investisseurs ne reçoivent pas l'album. Il est donc nettement plus centré sur son volet spéculatif que beaucoup des autres Sellaband à la française.
Un message personnel ? ;)
Un passage est spécifiquement dédié aux journalistes, bloggeurs qui ont tenté de décortiquer de système participatif : « Les taux de rémunération trompeurs. De nombreux journalistes et bloggeurs par exemple regardent les % sans regarder les assiettes de calcul. Or mieux vaut 30% d'un gros gâteau que 50% d'une faillite! Et mieux vaut 30% d'un album qui se vend à 100 000 exemplaires que 50% d'un album dont personne ne parle. Les taux de rémunération ne veulent rien dire ou presque. Seul le palmarès commercial du site offre une quelconque garantie de rémunération. »
Ne le cachons pas , difficile pour moi de ne pas me sentir un peu visé puisque j’avais publié un comparatif des labels participatifs sur ce blog et sur Ziknblog basé sur ces pourcentages il y a quelques mois entraînant la réaction de Michael Goldman en personne dans ces colonnes numériques … L’argument est tout à fait recevable, j’en conviens. Reste qu’à ce jour ni My Major Company ni d’autres labels participatifs n’ont levé le voile sur les conditions de distribution des artistes qu'ils produisent, rendant la comparaison impossible sur d’autres terrains que celui des pourcentages de répartitions ou celui de la constitution de la fameuse assiette. ( Durée , territoire d’exploitation , droit d’édition ou pas ..Et j'en passe). Et à la lumières de ces éléments , mes conclusions ( qui n'étaient d'ailleurs pas défavorables à My Major Company) restent inchangées.
Que penser de la publication de ce bulletin de santé et des recommandations annexes ?
Il m'apparait logique que My Major Company réagisse et communique alors que nous sommes face à une véritable prise de conscience, voir une crise de confiance. Ce qui me gène un peu c'est qu'aucune réponse n'est apportée aux constats que je faisais sur Europe 1 au micro de Marc Olivier Fogiel. Que penser des 6000 artistes à produire sur My Major Company ? Pourquoi avoir ouvert les vannes aux inscriptions ? Ne sommes nous pas face à une machine à vendre du rêve et à fabriquer des déçus ? Une vingtaine d'artistes à produire et à défendre n'est ce pas déjà trop dans la conjoncture actuelle ?
Mais soyons juste, même si cette prise des parole a des airs de rendez vous manqué, My Major Company reste à mes yeux l'un des seuls acteurs du secteur a avoir apporté la preuve de son savoir faire. Affaire à suivre donc...
Et vous, êtes vous rassurés par les déclarations de My Major Company ? La parole est à vous ?
Le vendredi, on se sort les yeux du nombril et on regarde ce qui se passe autours. Ne rigolez pas , j'en connais qui ont du mal à le faire. Au programme de cette revue de blog, tout ce qu'il faut avoir lu cette semaine pour briller en société de ce weekend. Thank blog it's friday...
Le droit d’auteur a-t-il mal tourné ? Pour Stan Jourdan le problème auquel notre société fait face dans l’ère numérique est celui de la réforme du droit d’auteur. Au menu, rétrospective historique, réflexions du jour, le café et l'addition. Passionnant ! Copyright is for Losers ? C'est à lire de cette face ci du web : http://www.tetedequenelle.fr/2010/03/droit-dauteur-mal-tourne/
La musique investit 5 milliards dans la création Dans Le Figaro, Marie-Catherine Beuth présente le 1er rapport de l'IFPI sur l'investissement de la filère musicale. Les labels dépensent 30 % de leurs recettes ne production et promotion. En 2009 70 artistes ont été signé et 88 ont été remercié . L'analyse de Marie-catherine et le rapport à télécharger en PDF sont gravés dans marbre numérique ici : http://www.lefigaro.fr/medias/2010/03/10/04002-20100310ARTFIG00490-la-musique-investit-5milliards-dans-la-creation-.php
Dans le futur, chacun aura droit à son quart d’heure d’anonymat Pour Jean-Marc Manach: Google, Facebook sont à la libération de la parole publique ce que l’industrie du sexe fut à la libération sexuelle : C'est à dire une façon d’exploiter et de faire commerce d’une nouvelle liberté. Paradoxe : d’un côté, les internautes ne cessent de s’exprimer sur le Net, de l’autre, ils ont une peur bleue des conséquences que cela peut avoir pour leur propre vie privée. A lire et relire sur : http://www.internetactu.net/2010/03/09/dans-le-futur-chacun-aura-droit-a-son-quart-dheure-danonymat/
J'ai découvert Smooth dans une voiture en rentrant du Midem. Smooth c'est trois garçons, 4 albums au compteur, des featuring avec Sinclair, Dominique A et Yann Tiersen, des titres placés sur les B.O. d' "Arthur et les minimoys" ou encore "les dents de la nuit". Smooth c'est aussi un tube à se décrocher les oreilles : Another Life. Smooth c'est surtout bien et c'est aussi en interview sur le blog d'un artiste en développement dans un monde en crise.
1) Bonjour les garçons, merci de vous poser quelques minutes dans le canapé de Bidibule.fr. Tout le monde est bien installé ? Bière, coca ou Café ?
Bien installés, merci… cafés s’il te plait..
2) Pouvez vous nous expliquer votre cheminement artistique de vos débuts à ce troisième album. L’histoire de Smooth c’est ?
DAVID: Je jouais en groupe avec Christophe dans un combo de Funk. Il a splité le 2 mai 2001 et le soir meme nous décidions tous les deux de fonder Smooth. Nicolas qui était avec moi sur les bancs d’école s’est greffé à l’histoire un mois plus tard. Autant dire depuis le début. Petit à petit, nous avons dessiné la ligne artistique du projet: pas de limites… Nous sommes fans des musiques que nous définirions comme “sincères”. Il était important pour nous de pouvoir évoluer dans un groupe où chacun pouvait apporter sa poésie et ainsi véritablement s’abandonner, s’exaucer.
3) Vous avez eu l’occasion de faire quelques synchro cinéma, je pense en particulier à Arthur et les minimoys, les dents de la nuit . Qu’est ce que cela vous a apporté ?
L’envie de travailler pour une véritable commande de la part d’un réalisateur. C’est un rêve que nous espérons réaliser un jour… Pour les films que tu cites, les morceaux ont été pris tel quel, mais imaginer composer à partir d’images « nues » nous excite véritablement.
4) Dans « the parade » vos avez un featuring avec Dominique A. Vous pouvez m’en dire plus sur cette collaboration ?
Le titre « I know » incarne, de notre point de vu, un long couloir obscure. Le rythme est une sorte de valse nonchalante. Ca nous a fait immédiatement pensé à la gestuelle de Dominique lorsqu’il chante. Son bras qui se balance de l’avant, le trémolo de sa voix, son talent d’interprète, son histoire… tout ceci fait qu’il nous semble normal que Dominique chante sur ce morceau.
5) Qu’est ce que vous pensez de ce qui est proposé aux artistes sur Internet , le téléchargement illégal, les micro rémunérations des sites de streaming ?
Le téléchargement illégal permet, quelque part, de faire connaître notre musique et, donc, de motiver les gens à venir nous voir en live. Ceci étant, la musique est devenue quelque chose que l’on peut « voler » aux artistes trop facilement. Les gens doivent se rééduquer par eux mêmes et comprendre que c’est tout simplement du vol. Aujourd’hui, on voit une véritable prise de conscience écologique… J’attends le même sursaut pour le respect des artistes. En 1980, on jetait un sac en plastique sans remord, aujourd’hui on spolie les musiciens sans regrets, ce n’est pas normal.
DAVID : J’ai un petit frère de 15 ans qui a compris la leçon : Il me disait que le fait de télécharger c’était « du vol, mais plus pratique que d’aller dans un magasin »… je lui ai répondu la même chose lorsque je suis parti avec sa casquette sur ma tête. Je lui file 20 euros par mois pour qu’il achète des titres sur iTunes, histoire qu’il ait le réflexe d’acheter et non pas de voler. Je rêve de débarquer chez un mec qui télécharge illégalement notre Album et de lui prendre un truc chez lui d’une valeur de 15 euros… Ca serait énorme ! T’imagines ? Tu rentres, tu dis rien, tu lui prends un T-shirt ou je sais pas quoi sous son nez et tu te barres… Le pied ! Tout réside dans l’éducation des gens et la considération qu’ils ont pour les artistes… Par exemple, j’ai vu notre Album à télécharger via un torrent. Le mec mettait que l’Album était génial, que c’était hyper bien «produit » (donc que ça nous a coûté de l’argent) et à côté de ça, il le met à disposition de tout le monde gratos… non, mais faut être vraiment con là, non ? D’où est-ce qu’il défend notre musique lui ?!
6) Vous faites votre promo sur Internet ? Utilisez vous myspace et les autres outils 2.0 ou réseaux sociaux ?
Évidemment ! c’est le moyen le moins cher et parfois le plus efficace pour se faire connaître. Par contre, c’est un taf de malade !
7)Tout le monde parle des labels participatifs, vous savez ces petits malins qui font produire les artistes par les internautes. Vous en pensez quoi ?
Bonne idée. Pourquoi pas ? Tant que le Talent est bien là, ça ne nous dérange aucunement !
8) Entre nous : C’est dûr la vie d’artiste ? Vous pouvez vous lâcher , ça ne sortira pas d’internet ! ;)
DAVID : ben… en fait, j’vais prendre une bière à la place du café… Non, je déconne. Oui, c’est difficile. Je ne connais pas de métier aussi complet que celui ci : tu fais de la manutention lorsque tu décharges ton camion, des maths lorsque tu te prends la tête sur une prise de son, du social lorsque tu discutent avec des mecs bourrés sur un festival, de l’artistique quand tu composes et du commerce lorsque tu essaies de « vendre » ton truc… Pour avoir fait les marchés pendant un temps, je ne vois pas trop la différence ! Le seul truc vraiment appréciable, c’est que nous sommes libres et que nous avons choisi.
« Des artistes d'exception ont tenu à saluer le roi de la pop, celui qui a définitivement marqué l'histoire de la musique » . C'est par ces mots et lors de la soirée de victoires de la musique que Nagui a présenté un interminable et douloureux hommage à Michael Jackson signé -M- , Charlotte Gainsbourg, General Elektriks, Amadou & Mariam. Depuis la vidéo a été vue près de 13 000 fois sur Dailymotion.fr et les commentaires ne sont pas tendres. L'hommage raté au king of the pop est il en train de virer au bad buzz ?
Chose sûre, à l'heure d'Internet, de Twitter ce genre de prestation est devenue « casse gueule » pour les artistes. Ce qui aurait il y a 15 ans ,sans doute été aussi vite oublié que vu, dans le défilé d'artiste que constitue les victoire de la musique, est aujourd'hui gravé dans le marbre numérique, s'échange de mail à mail et via Twitter. Le tout accompagné de commentaires peu flatteurs.
Entendons nous bien , il n'est pas question pour moi de jeter la pierre. Quel que soient les "qualités musicales" du résultat, je ne peux qu'applaudir les artistes qui ont accepté un tel saut de l'ange télévisuel en me demandant tout de même qui les a poussé de la falaise.
Vous avez été nombreux à réagir à l'article « encore bisou bisou mais plus pognon pognon » qui présentait la v1 de Kiss kiss bank bank. Vincent Ricordeau , le co-fondateur de la plate forme est venu défendre son concept dans ces colonnes numériques. J'ai donc trouvé tout à fait normal de lui proposer de répondre à nos questions autrement que par un commentaire. Kiss kiss bank bank : Questions de choix et droit de réponse. C'est ici et tout de suite.
Salut Vincent et merci d’accepter de répondre à mes questions.
Merci de nous donner l'occasion de répondre aux polémiques que nous avons suscitées. Je voudrais d'abord préciser, car ce n'est pas toujours très visible, que nous ne sommes pas un label participatif. Nous sommes un outil digital permettant aux artistes de financer ou développer leurs projets avec leurs communautés de fans ou d'amis en conservant 100% de leurs droits. C'est d'ailleurs pour affirmer cette différence que nous avons supprimée toute notion de producteurs ou de coproducteurs sur la V1 de Kisskissbankbank. L'idée est de permettre au grand public de participer à l'éclosion ou à la promotion de projets artistiques. En aucun cas ils ne deviennent producteurs des projets puisque aucune part du master ne leur revient. C’est vrai que nous avons participé à cette confusion sémantique pendant la version béta, nous l’avons corrigé ici. Il n'y a donc pas de changement de philosophie de notre part, mais au contraire la volonté de l'affirmer en évitant des expressions qui prête à confusion. Enfin, notre volonté est de garantir une qualité artistique élevée, en ne présentant que des projets émanant de labels indépendants. Nous pensons en effet que ces labels sont les mieux placés pour sélectionner les artistes de talents.
La présentation de la V1 de Kiss kiss bank bank a déclenché quelques réactions épidermiques dans ces colonnes numériques. Est ce que vous vous attendiez à avoir de tels retours ? Est ce que vos comprenez que certains artistes ( et accessoirement moi même) puissent se poser quelques questions sur ce qui est proposé par votre nouveau modèle ? En particulier au niveau de la nature des bonus ?
Il y a une incompréhension concernant ces fameux bonus. L'idée directrice est de permettre aux KissBankers de s'offrir, en compensation de leurs participations, une proximité originale avec l'artiste et son projet. Plus l'internaute participe, plus cette proximité devient réelle. La motivation première reste évidemment de faire exister le projet. Ces bonus viennent récompenser dans un second temps les participations des internautes puisqu’ils ne sont validés que lorsque l’objectif de la levée de fonds est atteint. Ces bonus ne sont absolument pas des produits auxquels nous accolons une réelle valeur marchande, mais plutôt une valeur émotionnelle qui augmente en même temps que le montant des participations des KissBankers. Les petits déjeuners, concerts à domicile ou autres dîners sont des clins d'œil humoristiques qui récompensent les internautes qui participent le plus. Je suis effectivement assez surpris que cela puisse choquer. Il s'agit pour l'artiste de faire vivre, aux KissBankers que cela amuse, une expérience un peu inédite et originale. J'avoue que l'idée que Paco Volume, œnologue de son état en plus d'être musicien, vienne chez un KissBanker préparer un dîner parce qu'il a participé à financer son projet, nous paraît sympathique et attirante. Pas une seule seconde, ni nous, ni Paco Volume n’avons voulu insinuer une notion de voyeurisme ou donner l’impression qu’il doive se transformer en livreur de pizza à domicile pour exister artistiquement. Visiblement ce genre d’idées ne fait pas l’unanimité, sincèrement nous sommes assez à l’aise avec ce postulat…ce n’est finalement que l’étape suivante du Backstage ou de l’aftershow… mais cela dit je comprend votre frilosité sur le sujet à l’heure ou on ne sait plus trop ce que les musiciens doivent vendre pour vivre de leur Art.
Dans son commentaire Lara, une lectrice déclare « Je pense que la proximité de l'artiste et du fan doit être impulsée par l'artiste lui-même, ». Est ce que les bonus sont proposés par les artistes? Comment fabriquez vous une offre ?
Encore une fois nous ne sommes qu’un outil pour l’artiste, c’est donc lui qui formate son offre. Trent Reznor ou les artistes sur Kickstarter utilisent ce genre de clin d’oeils… Par contre pour le lancement de notre V1, nous avons fait des propositions aux artistes pour qu’ils réfléchissent dans ce sens. Il se peut, nous le verrons dans les bonus des projets suivants, que certains artistes soient plus frileux sur le sujet et restent plus conservateurs dans le choix de leur bonus. Encore une fois, ils décideront seuls de la nature de la relation qu’ils souhaitent tisser avec leurs fans ou amis.
La V1 de KKBB constitue une évolution philosophique puisque le volet spéculatif qui est l’un des piliers du modèle participatif originel, est supprimé ou conditionné par des investissements relativement importants. Qu’est ce qui a motivé cette évolution ? Ne pensez vous pas qu’il va pour le coup être très compliqué de communiquer sur votre offre ?
Nous nous sommes aperçu pendant notre période béta, en observant les autres sites de « crowdfunding », et surtout en discutant avec nos KissBankers que le coté spéculatif mis en avant pose par nature un problème réel. En effet, dans la très grande majorité des cas, et de plus en plus, les projets artistiques musicaux sont et seront déficitaires. Du coup ce coté spéculatif trop affirmé nous est apparu avec le temps comme trop racoleur. D’ou la volonté chez nous de renforcer cette politique de bonus, donc de récompenses immédiates en fonction du niveau des participations des internautes. En proposant de toute façon ce qui motive en premier lieu nos KissBankers : Participer à la création ou au développement d’un projet artistique. Puis, le voir aboutir sur Kisskissbankbank, en fonction de l’objectif fixé par l’artiste.
Pour nous cette rémunération aléatoire passe donc en arrière plan et devient naturellement un simple bonus parmi les autres. Cela dit c’est évidemment l’artiste qui décidera s’il pense que ce partage des bénéfices potentiels est crédible dans son projet. C’est vrai qu’à ce niveau là, nous avons modifié notre positionnement. A un tel point, que vous verrez bientôt sur Kisskissbankbank des projets ou cette rémunération potentielle disparaitra complètement pour laisser la place à des initiatives ou il est difficile ou inenvisageable d’imaginer des bénéfices : Des documentaires, des expositions, des festivals, des courts métrages, des projets de designers…Seuls les bonus viendront récompenser les mécènes au prorata de leurs participations.
Sur le projet "Vincent Dargent" par exemple , pour 20 € l’internaute reçoit l’album en numérique. Un album qu’il aurait payé 9€99 à sa sortie. Est ce que ce n’est pas un peu paradoxal ? L’internaute qui finance la création n’est il pas mal récompensé ?
Encore une fois la première motivation est de participer au projet puis d’avoir la satisfaction de le voir aboutir. Chacun choisira le montant de sa participation en fonction de sa motivation et de sa capacité financière. A l’artiste de bien calibrer ses bonus pour rendre son projet sexy. Nous veillerons à les guider au mieux sur ce sujet. Peut être avons nous été un défaillant sur ce point sur ces premier projets. Vos remarques permettront aux artistes et à nos équipes d’optimiser une certaine logique dans la valorisation des bonus.
Vous lancez votre modèle sur d’autres secteurs, qu’est ce qu’il faut en penser ? Le secteur participatif musical est il déjà trop concurrentiel ? Peu porteur ?
Cela a toujours été dans nos intentions. Kisskissbankbank deviendra une plateforme dédiée aux artistes ou créateurs des univers de l’Art, de la Culture et de l’Entertainment. Nous leur proposons un environnement juridique favorable pour financer ou développer leurs projets avec leurs communautés de fans ou d’amis. Nous avons commencé par la musique car c’était le secteur que nous maitrisions le mieux. Cette évolution fait partie de notre plan de marche. J’espère que nous saurons trouver petit à petit l’équilibre d’une offre acceptable et juste pour les artistes et les internautes. Si c’est le cas alors Kisskissbankbank aura rempli son rôle. Pour cela, et vos critiques nous aideront a avancer, nous devrons visiblement mieux faire comprendre notre offre et nos motivations.
Après une bêta de plusieurs mois, Kiss Kiss Bank Bank lance sa V1. Au programme de nouveaux projets musicaux à soutenir mais surtout de nouveaux bonus et une rétribution des internautes optionnelle ( Vous avez bien lu). Ou comment Bisou bisou : ne rime plus forcement avec Pognon Pognon ! Le blog d'un artiste en développement dans un monde en crise est allé jeter un œil dans le cyclone !
La rétribution des internautes investisseurs devient optionnelle.
C'est la première surprise et elle est de taille. Si dans la version bêta, la moindre part achetée permettait de bénéficier d'un intéressement sur le chiffre d'affaire , ce n'est désormais plus le cas dans cette version 1.0. Bref c'est toujours Kiss Kiss mais pas forcement Bank bank à tous les coups.
Ainsi sur le projet « Man & Man' » il faudra au moins investir 50€ pour espérer partager 14% des recettes, pour « Scotch et Sofa » il faudra passer la barre des 200% pour un retour potentiel de 15% et pour « Vincent Dargent » on pourra éventuellement toucher 8% à partir de 300€ d'investissement. Un positionnement à contre courant. Avec pour compensation l'arrivée de Bonus pour récompenser les internautes investisseurs.
Récompenser l'internaute investisseur en bonus et quels bonus !
La deuxième surprise se cache dans la nature des bonus qui vont récompenser les internautes. Des bonus que la plate forme annonce : « Sexy ». On assiste médusé ( pour ma part du moins ) à la concrétisation des prédictions de Jacques Attali. (Futurologue de son état & Zoltar de la musique) Je vous laisses juger avec l'exemple du projet « Vincent Dargent »
10€ misés = l'internaute reçoit 2 maxi en MP3 20€ misés = l'internaute reçoit l'album en MP3 30€ misés = les bonus précédents+ un concert diffusé live sur Internet 70€ misés = les bonus précédents+ un Maxi 45tours 100€misés = les bonus précédents+ 1 T-shirt 300€ misés= les bonus précédents+accès Backstage/aftershow 500€ misés= les bonus précédents+Mettez Vincent Dargent au défi pour qu'il réalise la reprise de votre choix qui vous sera livrée en MP3 !!!!! 5000€ misés = les bonus précédents+Vincent Dargent et son groupe viendront jouer live chez vous au moins toute la nuit !!!!!!
Du côté des autres projets , même donne puisque sont monétisé « Diner avec les artistes » , voir «leçon de guitare », « cours de chant », « appel téléphonique » même un « petit déjeuner » livré par les artistes à domicile (sur Paris).
Artistes, êtes vous prêts à livrer des pizzas ? Assurer les coups de fil coquins ? De quoi nous rendre nostalgique du bon vieux temps où nous n'avions à coucher qu'avec un seul producteur ...Internautes, ça vous fait vraiment "tripper" ? Plus sérieusement, jusque où pousser la monétisation ?
20€ l'album numérique , récompense-t-on vraiment l'internaute qui soutient la création , alors qu'il peut le télécharger à 9€99 lors de sa sortie ?
Autant de questions qui sont désormais posées par Kiss Kiss Bank Bank ... Vous avez un avis ? Les commentaires vous attendent !
Après Moozar et son don réconciliateur, voilà que Flattr et son micro paiement social pointe le bout de son nez. Lancé par le fondateur de "The pirate bay", Flattr va permettre aux internautes de rémunérer les créateurs de tout poil ( blogueurs, musiciens, photographes, cinéastes, podcasteurs et j’en passe …) grâce à un modèle pour le moins original. Les utilisateurs verseront chaque mois sur leur compte Flattr une somme de leur choix , et cette dernière devrait être repartie à tous les créateurs que l’internaute à décidé de soutenir. La plate forme a été lancé en phase bêta le 11 février dernier et l’inscription se fait par un système d’invitation.
Une idée neuve ?
L’avenir du financement de la création est il le don ? L’idée n’est pas nouvelle. En 2005, le E-label associatif parisien « La musique n’a pas de prix » proposait la téléchargement des artistes de son catalogue en laissant aux internautes la possibilité de soutenir l’initiative par un don. L’idée fut ensuite reprise par Jamendo, la plate forme de musique libre aujourd’hui en difficulté après une levée de fond manquée.
Les limites du système… C’est finalement plus dans son fonctionnement et dans l’organisation des micro-répartitions que Flattr innove. La première limite de ce système est à chercher du côté du nombre d’utilisateurs qui feront l’effort de soutenir la création par ce biais. Si l’idée est globalement séduisante, et que nombre de blogueurs ou internautes se montrent enthousiastes.Combien franchiront le pas ? A la lumière des expériences passées, l’optimisme est il encore possible ?
“Many large streams will form a river." L’autre problématique posée par Flattr réside dans le fractionnement des dons. Comme l’explique fort bien la vidéo de présentation ci dessus, plus l’internaute décidera de soutenir des créateurs , plus la rémunération par créateur sera faible. L’essentiel de la promesse faite par le fondateur de "the Pirate Bay" aux créateurs tient donc dans la phrase « les petits cours d’eau feront de grande rivières ».
Enfin, tout comme Moozar, Flattr n’est pas légalement utilisable par les artistes ayant cédé la gestion de leurs droits à une société de gestion de droit d’auteur comme la SACEM ou la SABAM . Ni même par ceux ayant signé des contrats de distribution numérique incluant des clauses d’exclusivité. Les créateurs devront être les seuls et uniques "ayant droit" des œuvres diffusées ( C'est à dire producteur, auteur, interprète, etc ) . Bref si ces systèmes a un sens dans le cadre des œuvres diffusées sous licences dites libres, nous sommes donc encore très loin d’une solution globale de financement de la création.Et donc très proche du don "à la jamendo"
Vers un business du don ? Et comme bien sûr tout travail mérite salaire, Flattr ponctionnera 10% des sommes versées par les internautes aux créateurs. De son côté, Moozar partagera avec ses sites partenaires 20% des dons ou indemnités.Sommes nous en train de basculer vers un business du don ?
Je vous propose donc de partager votre avis : Êtes vous prêts en tant qu'internaute ou créateur à utiliser Flattr ou Moozar ?
C'est vendredi , le jour des "follow friday" sur Twitter et de la revue de presse numérique sur le blog d'un artiste en développement dans un monde en crise, Mais que s'est il passé dans le petit monde de la musique sur internet cette semaine ? Voici de quoi alimenter vos réflexions ce week end...Ou pas !
Mymajorcompany : Ce que personne ne dit
L'équipe de Musiciens.biz et Jean-Marc Vincent (Ultime Music) se fendent d'un édito plutôt saignant sur My Major Company et ses succès story à répétition. Oh qu'il est loin le temps où le modèle participatif déclenchait des pluies de louanges. C'est à lire sur Musiciens.biz Source :Musiciens.biz Url : http://www.musiciens.biz/Mymajorcompany-Ce-que-personne-ne-dit_a2879.html
Pamela hute a eu la bonne idée de partager une journée de promo dans la vie d'un artiste en développement sous la forme d'une vidéo de 4 minutes. La vie d'artiste en 2010 : This is it! Source :Pamelahute.com Url : http://www.youtube.com/watch?v=U6g40jdDj5E
Why Matthew Ebel Is Leaving SellaBand
Après sa mort subite et sa résurrection soudaine la semaine dernière, le monde selon Sellaband continue à interroger les artistes, Matthew Ebel lui a tranché et il nous explique pourquoi il se passe des services de l'historique site de production communautaire. Source :Hypebot.com Url : http://www.hypebot.com/hypebot/2010/03/why-matthew-ebel-is-leaving-sellaband.html