Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

Je stream , moi non plus ...


























Histoire de parfaire sa réputation de frein à l'innovation ( va donc chez Beedy !!! ), Le blog d'un artiste en développement dans un monde en crise poursuit sa descente dans les
abyssales profondeurs du streaming. Alors que les plates formes aimeraient bien passer pour les nouvelles Cosettes du numérique, que l'on pointe du doigt l'étranglement par avance des méchantes majors, ces salaud d'ayants droits et ces bons à rien d'artistes syndicalistes , combien les mendiantes du moment payent-elles la musique qu'elles diffusent ? Pour répondre à cette question , je me suis procuré les chiffres reversés à un distributeur indépendant.

Notons que ces chiffres sont très modulables en fonction du pays de destination ( d'écoute) , de la conversion de devises et d'autres points plus ou moins obscures. Bref tout ce que vous allez lire ici est fatalement discutable et si les intéressés sont prêts à apporter des réponses, il se trouve que j'ai beaucoup mais alors beaucoup, voir énormément de questions. Messieurs : Rendez vous dans les comments …


Notes importante : Les chiffres ici sont exprimés en centimes et il s'agit de ce qui est versé aux distributeurs par les plates formes . Pour avoir une petite idée de ce que touche les ayants droits, vous êtes prié d'amputer la part du distributeur c'est à dire entre 50 et 10% selon contrat.

Deezer le pays ou la musique est moins chère ?
Ce qui saute aux yeux à la vision de ce graphique c'est évidemment les différences de prix d'une écoute entre les plates formes. En tête du classement « générosité » , MusicMe et Jiwa avec 1 centime le stream. En deuxième position l'anglais We7 qui passe pas la barre des 0.6 centimes d'euros, puis vient Deezer en dessous des 0.4 centime. Palme d'or à Last Fm où le stream parvient à atteindre la déraisonnable somme de 0.04 centime d'euro.

Comment peut on expliquer une telle disparité ? Pourquoi le même stream est il pratiquement 3 fois moins rémunérateur sur Deezer que sur MusicMe ? Pourquoi est il 10 fois moins rémunérateur sur Last .Fm que sur Deezer ?



Du participatif multi-services ?

Après avoir finalisé les levées de fond de 2 projets musicaux (Rafale et Greenshape) la plate forme participative Kiss Kiss Bank Bank dont nous débattions il y a peu dans ces colonnes numériques va élargir son champs d'action. Désormais les internautes pourront y financer des projets dans de nouveaux domaines : Le jeu vidéo, le documentaire, la presse et la musique live. Un nouveau tournant pour cet acteur à part dans la galaxie participative ...


La presse, le jeu vidéo et le live entrent dans la danse.

A partir du 17 mai prochain , les « Kiss Kiss Bankers » pourrons investir dans 5 nouveaux projets : Hysteria Project 2 , un jeu vidéo pour Iphone dont le premier opus s'est déjà écoulé à 80 000 exemplaires. « Paroles de conflit » et « the shoppings » deux documentaires, « The doors » un magazine hors série qui accompagnera la sortie du film de Tom Dicillo et « Kings of Comedy » une tournée de comiques belges en France.

De la musique oui mais de la musique classique...

Kiss kiss bank bank n'abandonne pas pour autant la musique. Petite surprise de cette évolution , un projet de musique classique consacré à Litz devrait être proposé à la mi mai.


Le dossier de presse est à consulter ici :
http://www.musicmediaconsulting.net/go/kkbb.pdf

Artistes, arrêtez de vous plaindre ...

Depuis que je tente de faire vivre ces colonnes numériques, je ne vous ai jamais caché mon agacement face à ceux qui viennent à intervalle régulier le petit doigt en l’air nous expliquer que nous ne comprenons rien. En ce dimanche matin , voici que mon ami Ben Pop, musicien vétéran de l’Internet et fondateur de musiciens.biz me fait parvenir un article qui me remplit de joie. Sur informationisbeautiful.net, David Mc Candless a décidé de mettre la tête des présomptueux donneurs de leçon dans la cuvette des chiottes numériques ! C’est donc tout naturellement que j’ai décidé de tirer la chasse. Vivre de sa musique en 2010 à l’heure du digital, this is it ou shit ?


A vos calculatrices…

Pour notre plus grand bonheur, Mc Candle s’est amusé à traduire un revenu mensuel minimum de 1160$ mois soit 866 € par mois en ventes ou streams en fonction des diverses configurations possibles (Artiste autoproduit, signé, etc…) Je vous laisse découvrir les savoureux et indispensables documents ici :
http://www.informationisbeautiful.net/2010/how-much-do-music-artists-earn-online/ et là :
http://bit.ly/DigitalRoyalty


Pour revenir à notre douce France je me suis fendu d’une petite transposition de l’exercice de Mc Candle … Ainsi pour atteindre la faramineuse ( j’en conviens) somme de 866€ de revenus mensuels et à la lumière de mon dernier reporting de vente, l’artiste solo-producteur qui fait tout par lui même ( signé en distribution à 60%) devra générer au choix chaque mois :


- la vente de 2 033 singles sur Itunes France
- la vente de 3 230 singles sur Itunes USA
- la vente de 241 albums sur Itunes France
- la vente de 260 albums vendus sur Virginmega
- l’écoute de 412 381 écoutes sur Deezer
- l’écoute de 144 333 écoutes sur musicme

à titre de comparaison cela équivaut à la vente de 144 CD autoproduits ( sur la base de 6€ de bénéfices par CD)


Ce qui représente sur une année

- 24 396 singles sur Itunes France
- 38 760 singles sur Itunes USA
- 2 892 albums sur Itunes France
- 3 120 albums sur Virginmega
- 4 948 572 écoutes sur Deezer
- 1 731 996 écoutes sur Musicme

à titre de comparaison cela équivaut à la vente de 1 728 CD autoproduits ( sur la base de 6€ de bénéfices par CD).

Je vous laisse le soin des multiplications pour les groupes de 3 , 4 musiciens … Il est également à noter que les droits (ou les doigts, je vous laisse seul juge) d’auteur ne sont pas pris en compte dans ce calcul. Bidibule, escroc !!! Bidibule, escroc !!!




Neo music store raccroche …

Neo music store n'assurera plus la vente en ligne de musique pour tous. Son créateur, Sylvain Corvaisier a annoncé la nouvelle sur son blog il y a quelques jours en invitant les artistes et labels à se rendre sur le back office de la plate forme et demander le solde de leurs ventes. Neomusicstore était une plate forme pionnière dans la vente de musique numérique indépendante.Rencontre ...









Bonjour Sylvain et merci de prendre un peu de ton temps pour répondre à ces quelques questions.
Le 15 avril dernier tu as annoncé sur ton blog que « Neo music store » ne proposerait plus de vente de digitale pour tous. Quelles sont les raisons de cet arrêt ?

Pour être honnête, cela fait déjà quelques temps que je ne crois plus à la vente de téléchargement hormis dans les cas suivants:

1 - on ne peut trouver le titre ailleurs (entendre illégalement)


2 - on a besoin de temps pour récupérer le titre (recherche sur des moteurs ou forums, visualisation de pub, clics multiples)


3 - on a envie de faire plaisir à l'artiste


Le 3 est à mon avis ce qui différenciait NeoMusicStore des autres plateformes, puisqu'on paye directement l'artiste, et qu'on lui laisse ses informations personnelles, mais je n'ai pas su convaincre les artistes et labels que c'était un point important (à de rares exceptions) surtout à long terme. L'éparpillement sur plusieurs plateformes, la vision court terme pour tout ce qui est digital, et la non mise en place de cette vente directe sur leurs propres pages n'ont pas aidé non plus. Avoir 95% du catalogue qui dort n'a pas d'intérêt pour moi, il était donc temps de voir si je voulais concentrer mon énergie sur du stockage de fichier et de la gestion de serveurs ou sur ce dont j'avais envie :)



Est ce que tu vis la chose comme un échec ? Un nouveau départ ?


Ni l'un ni l'autre. Mon travail (et mon salaire) est dans la TV numérique, pas dans la musique (malheureusement peut-être), la musique reste une passion depuis longtemps. Mais j'avoue que depuis 1996, j'avais pour habitude d'explorer des pistes parce que je pensais que le numérique pouvait apporter une redistribution des cartes pour les artistes et labels que je côtoyais. En 2000, j'ai lancé Kioskradio qui était un "Last.FM pour les indés" (avant Last.FM) avec approbation à priori (cela ne m'était même pas venu à l'idée de passer en force en mettant en ligne de la musique sans en détenir les droits). Trop tôt (pas d'ADSL), trop ambitieux par rapport aux moyens de l'époque. Malgré tout, il y a eu moyen d'innover jusqu'en 2004/2005 on va dire, ce que j'ai fait avec Neo en proposant la première plateforme non seulement de téléchargements, mais aussi de ventes physiques pour indés. Puis avec l'industrialisation du secteur, on est retombé dans les mêmes travers que dans le physique, à savoir un verrouillage par les distributeurs et les majors, les indépendants devant se plier aux règles de ces 2 types d'acteurs. Le pire, c'est que ça a été fait cette fois avec leur consentement, peut-être guidés par de mauvais représentants médiatiques. Si on devait parler de nouveau départ, c'est plutôt un retour aux sources, j'ai décidé de travailler avec des gens avec lesquels j'ai envie de travailler (artistes, labels, festivals, salles de concerts) et auxquels je pense pouvoir apporter mon "expertise" dans le domaine du numérique. Aujourd'hui je vois des business models divers et variés (pour ne pas dire loufoques), mais rien qui ne me semble solide pour tout le monde.


Tu dis que la vente de musique au détail ne rapporte qu'aux banques. Tu peux nous en dire plus ?

C'est très simple, sur une vente à 0.99 Euros (cela varie selon le montant du panier sinon), il y a entre 15-19 centimes (selon le pouvoir de négociation avec son banquier) qui tombent dans l'escarcelle de la banque si on est dans une formule "saisissez vos données bancaires à chaque achat" (ce qui n'est pas adapté à la vente à l'unité, car on tombe dans la difficulté d'achat de musique), 20 à 27 si on est dans une formule où les données bancaires sont stockées sur les serveurs de la banque. 60 à 70% sur le prix de vente sont redistribués, cela fait qu'il reste entre 2 et 14 centimes en moyenne par vente pour la plateforme. La moyenne est généralement autour de 5. On ne peut pas payer une maintenance 24/7, de la bande passante, du support et les gens qui vont avec avec ces 5 centimes. Ca vaut pour Neo, ça vaut pour Virgin ou la Fnac. Côté artistes, je connais pas mal d'artistes qui vendent dans des volumes raisonnables (plusieurs milliers par sortie), mais même à 5000 x 5 ou 10 cents, ça ne fait pas une fortune une fois leurs charges déduites (sans parler du temps passé). Ca permet uniquement de se faire un nom et d'obtenir des dates. Les labels (surtout les majors) y trouvent leur compte puisqu'elles n'engagent que peu de frais marginaux par plateforme.



Tu n'es pas tendre ( cela dit moi non plus ) avec les sites de streaming. Peux tu nous expliquer pourquoi et penses tu que ce modèle à de l'avenir ? En particulier les services premium ?

Je ne sais pas si je ne suis pas tendre, mais je n'aime pas les gens issus d'un domaine qui est à mille lieues de la musique (entendre qu'on ne risque pas de les croiser sur un festival, plutôt sur des plateaux TV, des tradeshows ou conférences 2.0 ou 3.0) s'immiscer sur le marché, et dire de manière plus hypocrite que moi ici "vous n'êtes que des blaireaux, on va vous montrer comment on va sauver l'industrie de la musique". J'ai l'impression qu'HEC nous refourgue à chaque promotion son lot d'illuminés. La musique est traditionnellement un lieu où beaucoup d'opportuns essaient de prendre une part du gâteau... les parts sont à peu près les mêmes mais leur nombre de plus en plus réduit. Un business model comme celui de Deezer n'est viable pour personne si ce n'est pour Deezer, en abusant de la confiance des artistes (en faisant croire que c'est nécessaire pour leur carrière que Deezer utilise leur musique pour collecter des emails) comme celle des annonceurs (demandez à n'importe quel utilisateur de Deezer combien de pubs il voit pendant une journée d'écoute), pour remplir les poches des majors comme des actionnaires. J'étais plus favorable à celui de Spotify, avec son modèle premium, mais les problèmes usuels de distribution (territorialité, temps de mise en ligne), le faible succès du modèle premium, un modèle de répartition qui ne semble pas plus juste, me font réviser mon jugement. Je suis néanmoins abonné au service, seul digne de ce nom aujourd'hui. Je ne vois pas d'autre alternative à Spotify qui ait les moyens de fonctionner durablement sur le marché du streaming actuellement.


Quel avenir pour la musique selon toi ? Gardes tu espoir ?

La musique en tant que tel n'est pas si en danger qu'on veut nous le faire croire dans les majors ou sociétés de collecte. Eux si. Il n'y a jamais eu autant de musique produite, je m'enthousiasme régulièrement pour de nouveaux artistes sur disque ou sur scène. Le revers, c'est que cette profusion et la culture du "next", des charts et de la non prise de risque de toute la filière, font qu'il est difficile de trouver cette nouvelle musique, et qu'on compte sur des influenceurs pour nous la faire découvrir (qui ne sont plus des medias, mais des tweets ou statuts Facebook) quand on est plus que "consommateur". Je déplore en revanche que le live semble prendre la même voie que le disque. Concentration, hausse des cachets, limitation du nombre de diffusion, exclusivités, etc.


Demain , des projets ? Tu peux tout me dire ,ça ne sortira pas d'internet …

Je crois toujours à Remix.me, et sa notion de partage créatif, les meilleurs "clients" de musique sont les musiciens eux-mêmes. Je suis content de voir des jeunes venir vers moi pour monter un label autour d'un projet artistique, même si je suis là pour les tempérer sur la réalité de l'économie qui va avec.


Le premier label participatix !

Quand on vous disait que les internautes finiraient par l’avoir dans le cul …. Qu’on me pardonne cette introduction inutilement vulgaire et racoleuse. Mais il faut bien que je fasse vivre ces quelques colonnes numériques ! En dépit du spéctaculaire crash de Spidart.fr , de la soudaine disparition de Moongata, des rocambolesques aventures de Sellaband, le participatif continue de faire rêver les internautes et de donner des idées aux petits malins . Et c’est cette fois l’industrie du X qui vient demander un coup de main aux internautes. MyDorcel est le tout premier label participatix de la planète Web. Ciel ! Dans quel monde vivons nous ?


Marc Dorcel Want You !
Devenez producteur de film X , telle est la promesse de My Dorcel. Les internautes sont appelés à y acheter des parts de (re ?)production à 20% et se partageront 45% des bénéfices liés à l’exploitation... Du film. ( à partir de 3 parts achetées) Car bien sûr plus on est de fous, plus on …rit . Il pourront au passage profiter d’un ensemble d’avantages ou privilèges divers, variés et liés aux montants investis dont voici un avant goût :

2 Parts achetées = Avoir son nom au générique.
3 Parts achetées = Partager les recettes du film
4 Parts achetées = Téléchargez le film
5 Parts achetées = Recevoir le DVD du film
6 Parts achetées = Recevoir le DVD dédicacé du film
250 Parts achetées = Diner avec Marc Dorcel (J’espère que c’est pas au Mc Do pour 5000€)
500 Parts achetées = Produire sa propre scène

Une levée de fond les doigts dans …. Euh Le nez
L’objectif a atteindre : 85 000€. En à peine 3 jours, 407 producteurs se sont déjà déclarés et plus 50 000€ sont
déjà sur la table (65% ). Une véritable leçon pour les labels participatifs du secteur musique. Le film devrait lui s'appeler "Mademoiselle de Paris".


Plus Guest : "se retrouver à Bourges te donne l'opportunité arrogante de croiser tous ces gens qui ont entendus parler de toi."



Après les Colt Silvers et leur foutoir Electronica rock, je continue d'explorer les profondeurs de l'excellent label Deaf Rock en recevant « Plus Guest » juste avant un départ pour le printemps de Bourges. Au programme, 4 garçons le cerveau dans le vent et un interview cash ...

Salut les Plus Guest , merci de vous poser sur le canapé du blog d'un artiste en développement dans un monde en crise. Si vous pouviez quitter vos chaussures car je viens de faire les sols et je suis un peu maniaque. Euhhhh C'est coca ? Café ou bière ?

Salut! 3 bières et un Coca steuplé!

Vous avez été sélectionné pour jouer au Printemps de Bourges. Est ce que ce genre de reconnaissance change la donne pour vous ? Quelles sont vos attentes par rapport à cette opportunité ?

De notre point de vue, c'est comme tu le dis une reconnaissance. C'est un "bon point". Tu reçois les félicitations et les encouragements du milieu professionnel qui te donne un peu plus de cartes en main pour continuer ce que tu as commencé. Car il est très difficile de les obtenir ces cartes justement.La donne change en majeure partie de l'autre côté, c'est à dire celui des programmateurs, D.A., tourneurs, etc..
En effet, d'un coup tu as de l'intérêt, et si les uns ont su prendre des risques en te programmant sur un festival de cette envergure, ceux qui étaient un peu plus frileux et qui t'avaient pourtant déjà entendus te feront plus facilement confiance.Et le fait de se retrouver à Bourges te donne l'opportunité arrogante de croiser tous ces gens qui ont alors entendus parler de toi.Tu n'es plus "un parmi tant d'autres" mais "le groupe que j'ai découvert au Printemps de Bourges et que j'amène en exclu à mon festival".

Comment vous vous êtes retrouvé signé sur Deaf Rock ? Ça va ils sont gentils ?

Il paraitrait qu'un membre du groupe serait le Directeur du Label. Moi je dis ça...
Ils sont adorables avec nous en tout cas, on possède une liberté artistique incroyable et ils nous soutiennent à chacune des conneries qu'on veut entreprendre.

Vous tournez en Allemagne … Vous avez votre public là bas ? Ils sont trop « saufen » pour se rendre compte que vous êtes français ?

Haha, tu fais référence à leur réputation de buveurs de bières?!! Je pense qu'ils ont surtout la chance de payer leur pinte 2 euros au grand max... Et puis tu sais l'Alsace n'est pas loin. Il est bon encore de discuter entre personnes qui ne pensent pas que Strasbourg est en Allemagne justement....

En parlant de ça, tu me remettrais la p'tite soeur steuplé?! et puis si tu peux le changer le verre, celui là goûte le savon..!

Il est vrai en tout cas que nous tournons majoritairement en Allemagne mais aussi en Suisse et en Autriche; tous 3 fonctionnent à peu de choses près de la même façon, à savoir bien différemment de la France.
On commence à y fidéliser un public, je pense qu'il nous faudrait un label là bas et une promo plus conséquente. C'est un des objectifs pour la rentrée 2010. On a la chance aussi d'y avoir rencontré nos tourneurs actuels, avec qui ça se passe super bien.

Il y existe un format de clubs que tu trouves très peu en France (où tu passes généralement du bar concert à la SMAC, ou jamais...). On s'y est fait la main. Les gens sont très réceptifs, accueillants et viennent toujours à notre rencontre en fin de concert.
Les échanges sont plus faciles.

Notre merchandising s'y vend mieux (...?) et les limitations sonores ne sont pas appliquées aussi sévèrement que chez nous, ce qui - ne nous mentons pas - est un avantage pour un groupe quelque peu bruyant comme le nôtre.

Je tiens à préciser qu'en aucun cas cet enthousiasme pour les pays germaniques est une critique envers la scène française. Au contraire, nous apprécions de plus en plus les concerts en hexagone ces derniers temps.

Vous sortez un vynil ! Vous êtes franchement pas modernes ! On vous a pas dit qu'ils y avait des K7 audio maintenant ? Vous pouvez m'expliquer un peu votre démarche ?

Cela découle d'un constat d'une part et d'un égoïsme sans prétention de l'autre.
On a eu l'occasion de faire un split vinyle avec un autre groupe de Strasbourg, qui se vend très bien voire plus que notre premier album sorti l'année dernière.

Nous apprécions le CD évidemment, mais écoutons pour la plupart de la musique sur notre baladeur mp3. Si nous en écoutons à la maison, c'est sur une platine vinyle, et ceci est valable pour nous 4!

Quand les ingés son du label sont en studio avec un groupe, il y a toujours cette étape de "penser un mixage et un mastering pour les écouteurs". Tu changes ta manière de bosser en studio pour un phénomène de mode (très pratique certes!), autant te faire plaisir sur le support sur lequel tu vends ta musique. Tu y joins un coupon de téléchargement et le tour est joué. Tu as ta musique sur ton ordi, ton baladeur mp3, et tu peux jouir de la qualité sonore que te procure un vinyle.

Et si ça peut inciter le public à s'acheter une platine pour (re)découvrir le plaisir d'une chanson sans compression (mp3), banco!

Quand je te disais que le label nous laisse faire n'importe quoi...!!

Internet , téléchargement, Sites de streaming qui rapportent que dalle... Qu'est ce que ça vous inspire ?

Ah il était question de faire de l'argent avec ça? Je pensais que c'était juste des outils promo.. au temps pour moi!

Vous avez une petit exclu pour les lecteurs du blog d'un artiste en développement dans un monde en crise ? Ça reste entre nous , ça ne sortira pas d'internet !

Les Colt Silvers ne sont pas des hommes!!!

La revue de blog...

Oui je sais je n'écris pas grand chose en ce moment. Qu'on me pardonne cet oisiveté rédactionnelle, mais il se trouve que très accessoirement, je consacre un peu de mon temps à m'enfermer dans 3 mètres carré avec un Akg sur la tête, tester un micro, enregistrer quelques idées et grilles. Ajoutez à cela qu'il fait très beau dans le sud de la France, que je suis en pleine saison 2 de « Red dwarf »...Et surtout que lorsque je n'ai rien à dire, j'arrive encore à me taire. (Ne rigolez pas, j'en connais pour qui c'est un vrai problème).Heureusement, la revue de blog du vendredi , qui débarque avec un jour d'avance me permet de laver mon honneur en public. Voici donc , les quelques articles qui m'ont donné à réfléchir cette semaine...


La niche musicale : icône communicationnelle, et maillon faible de l’économie culturelle de masse

L’évolution des fanzines et blogs musicaux et sur les liens qu’ils entretiennent avec l’industrie du disque. Chroniquer Pop : Fin d'un monde et retour à la niche ? Un bel article avec beaucoup de choses , peut être trop même. Je ne partage pas forcement tous les avis de l'auteur mais c'est vraiment intéressant. À lire sur Owni.rf



Les journalistes tombent de leur piédestal

Dans la profusion médiatique,le journaliste tombe-t-il de son piédestal ? Monique Dagnaud éclaire son côte de la route sur Slate.fr . Comment le métier de journaliste pourrait bien être désacralisé mais surtout discrédité dans un monde 2.0 A lire sur Slate.fr



Spotify Is Broken: The Lie Of ‘Feels Like Free

Steve Lawson jète une météore sur la planète Spotify. Les artistes doivent ils attendre une meilleure rémunération de Spotify premium ? La réponse , un article et des commentaires très intéressants sont à lire sur le blog du Monsieur :
http://www.stevelawson.net/2010/04/spotify-is-broken-the-lie-of-feels-like-free/


C'est qui qu'a baissé son pantalon ?

C'est des malins chez Apple ! Sur Wearemusik.com , Frédéric Neff nous explique que sur Itunes le choix du prix à un coût pour les ayants droits... C'est à lire dans ce coin ci du net.



En vrac :
Un nouveau venu sur le web : touspourlamusique.org une association qui fédère les professions de la musique pour informer sur la diversité des métiers qui composent la filière, favoriser la compréhension de ses mécanismes complexes, expliquer la propriété intellectuelle et promouvoir les nouveaux services musicaux qui respectent la chaîne des ayants droit !

Du Côté de Kiss kiss Bank bank , GreenShape a réussi la deuxième levée de fond de la plate forme.

Enfin Noomiz vient refaire sa home page et les vidéos des premières rencontres Artistes/DA sont en ligne sur Noomiz.com

Artistes : Faut il avoir son site web ?


Si vous aimez perdre votre temps ou couper les cheveux en quatre, vous êtes tombé du bon côté du web. Après le succès inespéré et exaspérant de « Faut il distribuer sa musique via Zimbalam ? ». J’ai décidé de poursuivre l’exploration des thématiques qui n’intéressent personne ( ou si peu de monde ) avec « Faut il avoir son site web ? » . Car oui le petit monde des artistes est séparé en 3 parties : Ceux qui ont un site web , ceux qui n’ont que leur myspace pour pleurer et ce qui comme moi ont un site web sans en attendre la lune, histoire de ne pas complètement passer pour un abruti si l’une des deux précédentes parties se mettait à avoir soudain raison.

Notes : a nos amis les mouches, vous survolez ce post à vos risques et périls

Faut il vraiment un site web ?

La question est volontairement mal posée. Ne comptez pas sur moi pour vous dire : Il faut un marteau, mais plutôt il faut un marteau pour planter un clou. Parce qu'a priori c'est plus que simple que de taper un tournevis et moins dangereux que de taper avec la tête. Quoiqu'il ne soit pas non plus question d'exclure la possibilité de planter un clou avec le manche du tournevis ( avec opportunisme donc) ou avec le front ( c'est à dire avec une forme d 'optimisme). Ceci dit. Dans les représentations graphiques , le site web est généralement défini comme un point central relié à un ensemble d' autres outils. Le tout créant un ensemble censé représenter la présence en ligne de l'artiste, présence dans laquelle le site remplit selon les argumentaires les fonctions de plaque tournante, de hub , d'espace privilégié de communication et j'en passe. Bref , vous l’avez compris dans cette armoire là , les cintres ne manquent pas et chacun y accroche ses espoirs et considérations, accompagnant l’opération d’un argumentaire aiguisé ( Moi tout comprendre , toi trop con ! ou plus subtil mais tout aussi expéditif « oui mais toi pas prendre tout en compte , toi avoir vision partielle ». Discours pouvant aller en cas extrême jusqu’au « Toi être frein à l’innovation » ; )

Il y a presque un an , on m’a demandé d’intervenir auprès d’animateur NTIC pour une présentation de l’environnement numérique autours de l’artiste. A l’époque je m’étais moi aussi fendu d’un graphique mais en flash clickable ( Mon côté Bling bling sans doute ) et j’expliquais avec conviction que mon site web était le cœur de ma stratégie, un relais efficace pour faire transformer mon pauvre auditeur de myspace ou autres en auditeur plus pauvre de 10€ mais néanmoins heureux possesseur de mon cd.


























J’avais l’excuse d’un temps d’intervention assez court pour me permettre de survoler le sujet. Heureusement car, je redoutais que mon armée d'animateurs techniciens ne viennent enfoncer le couteau dans les failles de ma démonstration. C'est à dire me demander « pour commencer » une définition de ce que j'appelais un site Web. Car après tout si un artiste décide de faire de son profil sur un réseau social , de son blog ou je ne sais quoi ...Son site. (En particulier si il lui vient l'idée d'y adjoindre un nom de domaine) .C'est son droit et qui suis je pour venir discuter l'appellation « site web » en fonction des technologies utilisées pour sa création et sa maintenance. Après tout l'idée de fond est d'avoir un point central. Mais La question ne vint pas... Par chance ou plutôt car de toute évidence, tout le monde s'en fout.


L'autre faille visible de ma démonstration tenait dans le parcours des mes éventuels visiteurs. Mon graphique que je le veuille ou nom n'exprimait pas la réalité. Prenons un simple exemple, un internaute écoutant un de mes titres sur Deezer était potentiellement redirigé vers l'achat sur Itunes, ou de mon myspace directement vers de l'achat sur amazonmp3 et ce sans passer par la case site web. Bref , chaque point étaient interconnectés rendant toute représentation graphique trop complexe ou brouillonne. Et je n'aborde même pas ici la question des widgets ….

Par ces temps de dématérialisation à tout va, je trouvais intéressante l'idée de proposer un emballage graphique , une forme de packaging virtuel . Une communication plus personnelle affranchie des contraintes de présentation liées aux réseaux sociaux et autres. Cette idée correspondait elle à une réalité ? Je n'en suis plus si sur. Premièrement car les contraintes existent au moins en terme de moyens. ( L'artiste est il graphiste, développeur web ou a-t-il les moyens de s'en payer ? ). D'autre part car le cahier des charges qui nous est présenté se contredit souvent. Faites du beau mais surtout du textuel pour votre référencement, faites du personnel mais du aussi clair que myspace... Et j'en passe.

Verdict !
Si je devais aujourd'hui à nouveau intervenir sur le sujet , je serais « vert ». Heureusement pour moi ce genre de sujet n'intéresse personne ;)

Tune wiki, interview et demo...

Les vidéos que nous avons filmé durant le Midem 2010 continuent d'arriver sur Wearemusik.com. Aujourd'hui c'est Ammon Sarig en personne qui nous fait la démo de Tune Wiki ... Un service made in USA. Si tu ne connais pas Tunewiki c'est par et la démo du monsieur rien que pour vos yeux c'est par ici.





Un groupe de rock contraint de changer de nom par une radio

Autoproduit et édité par un petit label indépendant (LMG prod) , le nouvel album de Nova devait sortir en juin prochain. Mais voilà que Radio Nova impose le changement du nom du groupe sous peine de poursuites judiciaires. Pour le groupe qui existe depuis 6 ans comme pour le label , le soudain et tardif réveil de la radio a des airs de douches froides. C'est par là ...


Nova n'est pas pour ainsi dire un groupe inconnu sur la planète Web. Les 4 garçons ont déjà remporté l'Europe 2 Campus Tour et la première édition des « Imprévus d'AOL Musique » avant de se signer avec un petit label indépendant « LMG » pour l'édition d'un attendu nouveau disque. Leur premier LP disponible sur bon nombre de sites de téléchargement comme Itunes n'avait soulevé jusqu'ici aucune protestation. En mars dernier, à peine la promotion de pré sortie commencée , NOVA est remarqué par Radio Nova qui invite le groupe ….A s'appeler autrement. Pour les responsables de LMG , la pilule est dure à avaler : « Nous avons donc soumis les nouvelles propositions du groupe _NOVA_ à leur service juridique du type Just Nova, Nova All Star, mais non rien n’y fait, ils ne veulent pas voir débarquer un autre produit NOVA autre que leurs compiles sur Itunes ! »

Quoiqu'il en soit impossible pour le petit label de se lancer dans une bataille juridique. Nova devient donc par la force des choses : Opium Baby. Le nom originel de l'album. Un changement qui n'est pas sans conséquences financières pour la petite structure et le projet...

Pour en savoir plus : C'est par ici


Colt Silvers: "il est très difficile de ne pas être noyé dans l'océan de groupes de notre génération"

Si l'electronica rock et autres foutoirs pop assumés sont votre tasse de thé, Colt Silvers est un groupe qui tombe à pic. Signés sur Deaf Rock Records, les 4 garçons ont livré au printemps dernier « Night of the living robot ». Un premier opus bien allumé dont le tube « Hot metal snake » (Turn me) on donne le ton ! En route pour un interview en 3D …

Salut les garçons ? Vous pouvez quittez vos lunettes 3D ou vous tenez vraiment à les garder tout l'interview ?

Salut Bidibule. Si on enlevait nos lunettes, tu serais pulvérisé par les rayons lasers qui sortent de nos yeux. Si ça ne te dérange pas, on va les garder pour le bien de l'interview.

Vous pouvez m'éclairer un peu sur votre parcours artistique, comment avez vous eu l'idée de « Colt Silvers » , comment avez vous signé ?

On s'est rencontrés en 2008 à un casting pour figurants dans un film de zombies. Autour de cette passion commune pour la chair fraîche nous nous en sommes découvert beaucoup d'autres, comme le retro gaming, la science-fiction, l'or et les poneys. De là est né le projet Colt Silvers, que nous avons nommé ainsi pour sa consonance cinématographique. De même, notre premier album "Night of the Living Robots" a été voulu comme notre propre bande originale, reprenant les 2 thèmes qui nous sont chers : amour et apocalypse. Nous avons rencontré Julien et Christophe de Deaf Rock fin 2008, alors que leur label voyait le jour. Notre projet leur a tout de suite plu et c'est ainsi que nous avons signé.

Si je vous échange votre baril de Deaf Rock contre 2 barils de major , vous dites quoi ?

C'est vrai qu' il faudrait bien 2 barils de major pour rivaliser avec 1 baril de Deaf Rock ! Plus sérieusement, notre but est clairement de pouvoir diffuser notre musique au maximum. En celà, les possibilités de distribution et de promo qu'offre une major restent inégalées. Mais sur le plan artistique la liberté créative est vraiment le principe fondateur de Colt Silvers. Le compromis idéal semble possible aujourd'hui et c'est ce qui est en train de nous arriver (mais chut!)

Est ce que vous faites votre promo sur le net ? Si je vous écris sur myspace , c'est Colt Silvers , sa maman ou tartanpion qui va répondre ?

Deaf Rock s'occupe d'une partie de la promo, mais nous gérons tous les réseaux sociaux comme facebook, myspace ou twitter. On ne conçoit pas que quelqu'un d'autre puisse remplir ce rôle. Et surtout, en bons geeks, on ne peut nous-mêmes pas vivre sans :-)

Crise du disque, piratage, le ciel est bien sombre au dessus des artistes non ? Comment vivez vous cette période ?Auriez vous aimé vivre à une autre époque ? Et si oui, laquelle ?

Sombre, ça dépend. Il n'y a jamais eu autant de chances pour un groupe d'être écouté qu'aujourd'hui. Les nouveaux modes de diffusion de musique offrent beaucoup d'opportunités que nous tentons d'exploiter. Mais c'est vrai que du coup il est très difficile de ne pas être noyé dans l'océan de groupes de notre génération. Ce qui est sûr c'est qu'on ne va plus inverser les choses, il faut tirer profit de la situation. Plus de médias signifie plus de transversalité pour Colt Silvers. On a plein de projets qu'on aimerait réaliser, comme un tribute à John Williams, ou encore un film... Si on avait pu choisir une autre époque ce serait sans doute les années 80 pour le dynamisme et l'inventivité ambiente. Et pour les coupes de cheveux.
Quel est l'artiste de la scène française que vous ne pouvez pas supporter ?
En tant qu'enfants de la culture pop et de l'electro, baignés dans la couleur, la mélodie et l'énergie, notre hantise ce serait toute la scène "nouvelle chanson française à texte".


Demain pour Colt Silvers c'est quoi ? On se lâche ! Je ne vais le publier que sur Internet ;)

Le futur immédiat c'est d'abord un featuring avec les Lyre le Temps qui investira les ondes et les dancefloors en avril, puis une ressortie nationale de "Night of the Living Robots" à la rentrée avec des remixes et des versions acoustiques sur lesquels nous travaillons actuellement. Pour le futur plus éloigné, il est sans conteste peuplé de robots sanguinaires prêts à prendre le contrôle d'un côté, et de femmes peintes en or de l'autre.

La revue de blog #4

Thank blog it's friday ! Tous les vendredis,une petite sélection des articles les plus mieux bien de la planète "musique on web".Si avec ça vous ne passez pas un bon weekend ? Au programme, un ebook à télécharger, un sondage, les soldes continuent chez les startups de la musique et Taratata comme si vous étiez ...


Dis, c’est quoi une bonne stratégie musicale digitale ?

C'est sur son blog "Don't beleive the Hype" que Virginie Berger vient de publier un Ebook téléchargeable gratuitement avec au programme : C’est quoi être un artiste en 2010? C’est quoi une maison de disques en 2010 ? Une maison de musique ? Une maison de musique enregistrée ? Comment définir et travailler le music marketing dans un environnement en constante évolution ? Excellent Virginie ! Excellent !

http://digitalmusic.tumblr.com/post/474790020/dis-cest-quoi-une-bonne-strategie-musicale-digitale



Les concerts doivent-ils devenir gratuits ?

On nous avait dit : Donnez votre musique , vous allez vivre en faisant des concerts. Mais un peu plus bas dans la spirale de la gratuité, une question fatidique nous attendait. Faut il faire payer ses concerts en espérant pouvoir y vendre sa musique ? Un sondage est disponible sur B comme Boxsons :

http://www.bcommeboxsons.com/sondage-la-con-11-les-concerts-doivent-ils-devenir-gratuits#idc-container



Jamendo racheté !

La startup luxembourgeoise vient de se faire racheter par la société belge Musicmatic, c'est à dire un de ses principaux clients. A la clé une injection de 500 000€ et l'amputation de 8 emplois. L'info nous vient du journal du net :
http://www.journaldunet.com/ebusiness/breve/international/46035/jamendo-trouve-enfin-un-repreneur-avec-le-belge-musicmatic.shtml



MY TARATATA

Vous avez toujours rêvé savoir comment s'enregistrait un Taratata ?
Pamela hute partage avec vous les coulisses de son premier passage dans l'émission culte en photos et en impressions.C'est flippant et ça se passe sur son blog :

http://pamelahute.com/blog/?p=161

[Vidéo cast Midem 2010] Une artiste au midem























Nos videocast MIDEM continuent d'arriver sur wearemusik.com :
Aujourd'hui au micro de Frédéric Neff, notre présentateur star, il y a Maxence...
Mais qui a dit qu'il n'y avait pas d'artistes au MIDEM ?

Et c'est par là que ça se passe