Ça ressemble à un nouveau réseau social axé musique, mais n'y cherchez pas de fonctions communautaires. Toolzik.com , nouveau venu sur la planète web musical francophone propose aux artistes de créer et gérer en quelques "clicks" un site web, mais aussi de vendre de la musique numérique et ce d'une façon relativement originale. Le blog d'un artiste en pleine séance de bronzage dans un monde en vacances est allé prendre la température de l'eau sur cette nouvelle plate forme. En bonus une démo vidéo. Fatche ! On se modernise ! Accrochez vous à vos bikinis , ça va secouer …
Not a place for friend ...
Un peu à la manière de Rollingbox.com, Toolzik.com se présente d'abord comme un service de création et d'hébergement d' 'espace online pour artiste astucieusement appelé Site Internet. (Une façon d'échapper à la SACEM sur le streaming ? ) . La plate forme ne présente donc pas les fonctions "2.0" de tout bon réseau social qui se respecte. Et pour cause il ne s'agit pas d'un réseau social. Les "profils" sont par contre personnalisables dans une certaine mesure (on peut changer les fonds d'écran de chaque page) et proposent via un système d'onglet une série de rubriques assez classiques : Bio , News, Discographie, vidéo , contact ... Une grande part de l'espace est réservé aux photos de fond. L'interface est donc agréable et aérée à défaut d'être technologiquement renversante.
Trois types de compte
En plus des traditionnelles comptes artistes et utilisateurs, les professionnels de la musique ont la possibilité d'ouvrir un compte Pro ouvrant l'accès à un moteur de recherche approfondi (recherche par influence, etc ) mais aussi à des informations masquées aux utilisateurs lambda comme les fiches techniques , les cachets et j'en passe.
Une boite à outils pour les indés
A la manière de Confliktarts.com dont je vous ai parlé il y a peu dans ces colonnes numériques (voir le test de E-mastering) Toolzik propose aussi de centraliser une série de service pour artistes indépendants et autoproduits. Au menu de l'impression, du graphisme, du E-mastering, de la production de vidéo clip , de la captation live, de la rédaction , traduction et même de l'aide juridique. Ces services sont bien sûr facturés. Voici quelques échantillons de tarifs : Mastering 1 titre : Entre 58,60 € et 106,44 € T.T.C Mastering 1 album (12 titres) : Entre 525,04 € et 1 051,28 € T.T.C Création graphique pour un logo : 687,70 € T.T.C Création grapgique pour un logo + affiche +flyers+Didipack et sérigraphie CD :1 853,80 € T.T.C Pour les Vidéos, consultez les tarifs ici :http://www.toolzik.info/pdf/toolzik_video_tarifs_avril_2009.pdf
Vendre de la musique numérique à la carte ...
Mais ce qui est le plus intéressant et véritablement innovant avec Toolzik.com, c'est que le site permet surtout de vendre de la musique numérique autrement. Première particularité, les notions d'albums, Ep , singles ont ici été évacué au profit de la notion de projet. Les artistes peuvent donc s'affranchir des contraintes liées au format. Bref, musique live, album de 2 titres, de 25 titres: Tout est possible. L'autre versant de l'édifice est bien entendu la fameuse Toolzik Card.Il faut savoir que si le concert est un moment idéal pour vendre un CD, il n'est pas simple d'y vendre de la musique numérique . la Toolzik card vient apporter une solution innovante à la problématique. Il s'agit d'une carte (format crédit en PVC) à gratter délivrant un code permettant de télécharger un album ( enfin un projet) sur Toolzik. Les artistes sont invités à commander des cartes , facturées entre 0,85 et 1,20 € H.T. ( commande minimum 21 unités) et à les vendre lors de concert. Il s'agit là d'une véritable alternative numérique à la vente de CD.Les artistes devront par contre reverser 40% des revenus générés à la plate forme. Bien entendu , seuls les codes utilisés seront facturés. Ce qui m'amène à la dernière partie de cet article et à donc à la rémunération des créateurs ...
Equitable ?
La répartition des ventes de la carte (Hors cout de fabrication facturé à l'artiste ) est la suivante :
Rien de très choquant pour moi , reste que l'on trouve en dessous un argumentaire que j'aimerai souligner je cite :
"Cette répartition est à comparer avec celle pratiquée au niveau du CD ou d’un téléchargement en ligne, où seulement 3% reviennent à l’artiste, quand 60% vont à la maison de disques (source : Challenges, 05/01/2006, p 30). On peut dès lors parler de musique équitable."
Site de Toolzik.com
Alors ce n'est pas la première fois que je tombe sur ce genre de tour de passe passe ou de pseudo demonstration d'équité.Outre le fait que la part SACEM ne soit pas ici amputée ( à moins qu'elle ne fasse partie de la part artiste interprete , mais nous nagerions en pleine confusion ? non ? ) ni le coût unitaire de la carte à la charge des artistes pris en compte , j'aimerai préciser qu'un artiste autoproduit est un artiste , mais aussi son propre producteur donc sa propre maison de disque. Je vous laisse faire votre calcul et déterminer quel modèle est le plus équitable pour les artistes...
Pour information 60 % c'est déja ce que je touche de mon distributeur sur les ventes sur Itunes et ce n'est pas trop le genre à s'auto coller l'étiquette "Equitable" sur la face ... Je trouve un peu petit peu dommage alors qu'on aille ainsi chercher des arguments là où il n'y en a pas, surtout lorsqu'on apporte une véritable innovation avec la Toolzik Card …
Pour : - La toolzik Card - Les projets ouverts - Une compilation de service à destrination des indés
Contre : - Un argumentaire dont nous nous serions passé - Une interface qui va a voir du mal à tenir la comparaison avec Noomiz ou Urbanmajor.
C'est les vacances , mais le podcast Wearemusik/Ziknblog va vous suivre jusque sur la plage. Voici donc notre épisode 3 avec au programme : Urban major, le fondateur de believe Digital à la tête du Snep , la dernière petite phrase de Pascal Negre « Hadopi ça marche ! » , des nouvelles de la SACEM et « 9 à 5 » une nouvelle émission de télé réalité musicale made in Québec. Ça s'écoute avec les oreilles sur place ou à emporter...
Attention ! Voici la première plate forme mobile de musique « équitable ».Airbuzz se propose de créer un lien entre les artistes sans distinction ( Autoprods, indés, signés) et le public avec au programme, une plate forme accessible par téléphone portable , du streaming , du téléchargement et de nouvelles façons de faire sa promotion (Sms …etc ). Le blog d’un artiste au travail dans un monde en vacances s’est penché sur l’équité selon Airbuzz …
Les mobinautes sont invités à accéder au service mobile Airbuzz par l’adresse http://m.airbuzz.mobi et s’inscrire gratuitement. Ils pourront découvrir, écouter ( de façon illimitée ) voir acheter les œuvres des artistes présents de la plate forme. Cet abonnement gratuit permet également la création d’un espace personnel avec des fonctions de playlist, de partage mais aussi d’obtenir via mobile les dernières news de son groupe ou artiste préféré.
Du côté des artistes, il faudra uploader dans le MDK ( Comprenez Mobile discovery Kit) Airbuzz les contenus liés à la promotion : Tracks, vidéo,bio. Les téléchargements seront bien entendu rémunérés (voir tableau) . Dans le dossier de presse qui m’a été envoyé aucune information sur la rémunération des écoutes streamées n'est encore mentionnée .
( les forfaitaire 0.07€ de la Sacem sont à déduire des sommes ici présentées )
Airbuzz devraient également fournir des outils de promotion inédits comme l'envoi de SMS ciblés. Ceux qui comme moi sont inondés par 50 messages d’autopromo par jour sur Myspace apprécieront .Espérons que ce genre de campagne soit payante et si possible très chère.
Puisque nous parlons argent , ne cachons pas non plus qu’Airbuzz est payant pour les artistes. Il faudra en effet débourser une quinzaine d’euros par mois pour s’offrir une vitrine mobile. Un tarif dégressif est néanmoins proposé : 37.90€ TTC le trimestre ou 119,90€ TTC l’année
Airbuzz vient donc poser une double question: Celle du sens à l'instant T , d'une plate forme marchande et réseau social essentiellement tournés vers le mobile . Mais aussi pour ne pas dire surtout celle d'un service facturé aux artistes. On se souvient que la question avait déjà été posé sur le web, et pour rappel une plate forme comme Airtist qui « chargeait » à 40€ l'année à ses débuts est rapidement devenue gratuite. Autre exemple Hitmuse dont le modèle premium n'a lui même pas vu le jour. Alors bien sûr, difficile de ne pas aussi prendre en compte l'exemple de Zimbalam , néanmoins, le service dispensé par Believe Digital est à mes yeux et à ce jour autrement plus global et indispensable.
Amis créateurs , il est possible de tester le service gratuitement jusqu’à la rentrée à la condition de s’inscrire avant le 30 juin . Vous pourrez donc vous faire une idée de la chose sans trop de risque en attendant de voir si ce myspace/itunes pour mobile tient ses promesses … Ou pas.
Je vous en parlais il y a un tout petit moins d’un an. A l’époque , Rollingbox.com un nouveau site musical, venait de voir le jour. Au programme, un réseau social pour des artistes triés sur le volet, une plate forme de vente et surtout un nouveau modèle économique basé sur le partenariat marque/artistes devant débouché sur du téléchargement gratuit. Contre toute attente et suite à un désaccord avec la SACEM, la plate forme a fermé ses portes il y a quelques jours. Sur sa home page tombale, l’équipe de rolling box s’explique et lance même une pétition ….
Une histoire compliquée …
« Nous avons collecté pour la SACEM 0,07€ par téléchargement ou 8% (le plus avantageux des deux). Chaque mois, ces montants on été adressés par chèque à la sacem. La sacem se refuse à encaisser les chèques transmis. » L’équipe de Rollingbox
Du côté de la société de gestion collective, on pointerait l’absence d’une entente préalable, un problème de forme (au niveau des déclarations entre autre …) mais aussi pour ne pas dire surtout un calcul quelque peu différent de l’addition. D’après les informations publiées sur Rollingbox.com , les redevances cumulables demandées par la Sacem se déclineraient de la manière suivante :
-0,005€ sur chaque titre écouté -8% des recettes publicitaires (sponsoring, bandeaux, base de données, spot, dons…) -0,07€ ou 8% sur chaque titre téléchargé -100€ pour la pré-écoute
Je vous invite à lire l’intégralité de ce périple sur la home page de Rollingbox.com...
En attendant... Menacé d’un dépôt de plainte et d’une peine de 300 000€ d’amende et 4 ans de prison pour délit de contrefaçon, le site dont le DG n’est autre que Michel de Souza ( Ex Warner music France) a fermé définitivement semble-t-il ses portes…
D’abord présenté comme un label participatifs deuxième génération et annoncé pour février 2010, Urbanmajor a ouvert ses portes avec quelques mois de retard . Si le service lancé par le producteur Cyril Allouch mise toujours sur la production d’artistes par les internautes, Urbanmajor sera aussi un réseau social musical ouvert à tous. Il faut dire qu’avec un Myspace de moins en moins fréquenté et fréquentable, un facebook pas très music friendly, une place est à prendre dans la vie en ligne des artistes et des internautes français … Le blog d’un artiste en développement dans un monde en crise est allé prendre la température.
Un facebook à la française pour la musique… Premières impressions, Urbanmajor ressemble plus à un facebook-like pour la musique qu’à Myspace. Au programme , une interface des plus sobres ( fond blanc), pas de personnalisation possible, mais en contre partie une prise en main immédiate. Les fonctions communautaires ne devraient pas surprendre les habitués des réseaux sociaux. Du côté des artistes l’upload des contenus et l’édition des profils sont remarquablement simples … Niveau expérience utilisateur , Urbanmajor est donc une bonne surprise. Reste à savoir si ce choix de la simplicité sera payant face au choix de la personnalisation avancée fait par Noomiz.
Un volet participatif… « Select » mais pragmatique… Si le réseau social est ouvert à tous, le volet participatif d’Urbanmajor s’annonce « select ». Tout comme sur My Major Company à ses débuts, il faudra séduire les directeurs artistiques de la plate forme pour espérer y lancer la production d’un album. Pour son lancement , le label offre même aux 10 premiers artistes sélectionnés : 3 jours de studio afin de peaufiner des maquettes. Les seuils de production devraient eux être variables en fonction des projets. Une approche plus pragmatique de la production communautaire.
On ne présente plus Luke, 4 albums studio au compteur , 1 cd live … Et quelques tubes radio comme « la sentinelle » ou « pense à moi ». « D'autre part » , dernier opus en date, est dans les bacs depuis février dernier, et l'été s'annonce riche en festival pour le groupe francilien, l'occasion était trop belle pour ne pas tendre le micro à Luke. En bonus un clip...
Bonjour les garçons , merci de prendre un peu de temps pour vous poser sur le canapé de Bidibule.fr. On attaque à la bière ou à la bière ? Ne me dites pas que vous voulez des cocas ?
De l’eau,ça ira…
10 Ans, 4 albums , quelques tubes, quand vous vous retournez sur votre parcours artistique, que pensez vous ?
Que 10 ans ça passe très vite…trop vite et que le temps est le meilleur ennemi de l’homme. Quand je me retourne,je me vois jeune et insouciant,naïf comme de la rosée du matin,mais c’est ça qui me plaît dans le moi-jeune..je suis assez indulgent avec ce que j’ai été.C’est maintenant que je suis un peu plus dur avec celui que je suis.
Est ce que c'est plus dur d'être artiste aujourd'hui qu'il y a 10 ans ?
Artiste…ça sera toujours dur quelqu' en soit époque…la mélancolie ça a toujours emmerdé les gens…il suffit de lire et relire nos illustres prédécesseurs. Disons qu’aujourd’hui c’est aussi difficile qu’il y a 1 ou 2 siècles mais pour des raisons différentes.
Si je vous parle de crise de l'industrie musicale . Vous me répondez quoi ?
Ben qu’en disant ça on pense avoir tout dit mais que ça dit pas grand chose au final.C’est un peu le concept fourre-tout.Et puis dans « crise de l’industrie musicale » il y a Crise… on ne peut pas s’abstraire d’un contexte de crise générale… Crise en grec ça veut dire : juger,choisir .Cela veut donc dire qu’on est à l’aube d’un choix nouveau.C’est peut être pas plus mal…Disons que je suis plus ennuyé par l' écrasement de la culture Anglo-saxonne sur le reste du monde,ce qui nous ramène, nous, artistes en langue française à des niches tout à fait menacées donc…au vu du contexte.
Vous pouvez nous expliquer votre parcours jusqu'à la signature ?
Je ne voulais pas faire de musique,professionnellement parlant,je voulais être expert comptable.Avec les collègues on a fait une démo,qu’on a envoyé partout…et dans la semaine Le label Village vert nous a contacté…et puis après on a signé tous les contrats à l’aveugle,je pensais que ça s’arrêterai au bout d’un album cette plaisanterie et puis finalement.
Que pensez vous des sites de streaming comme Deezer où la musique est en libre service et les artistes payés avec des boules de neige ?
Je citerai Jules Renard : « le métier des lettres est tout de même le seul où on puisse sans ridicule ne pas gagner d’argent »…pourquoi pas le métier de la musique…
Si vous n'aviez pas eu Luke , vous feriez quoi en ce moment ?
Ah…c’est un question que je me pose souvent et à laquelle j’évite de répondre parce qu’elle me colle le vertige.
Des projets ? Des Exclus ? Lâchez vous , ça ne sortir pas d'internet....
Oui,j’ai dans l’idée de me lever du canapé et d’aller manger un entrecôte/gros sel en terrasse et méditer loin d’internet…
Le podcast Wearemusik / Ziknblog est de retour pour un épisode 2. Aujourd'hui nous parlons de l' actu musicale sur internet bien sûr, avec les nouvelles offres Spotify, la béta de Mspot et de la télévision musicale sur internet avec Live@Home . Nous recevons aussi pour ne pas dire surtout Virginie Berger pour un débat très intéressant sur le sujet « Direct 2 fan, nouvelles voies de monétisation pour la musique ou dernier Y'a qu'à en date ? ». Comme toujours , la chose est à écouter sur place ou à emporter dans divers formats ...
François Ville est artiste autoproduit dont je vous avez déjà parlé. Cet acharné du web propose désormais via ses comptes Facebook et Myspace de chanter pour vous et rien que pour vos yeux, via « web cam » une chanson de son répertoire. Un tête à tête numérique et musical qui vous sera facturé 5 euros … Après l' hémorragie participative de ces derniers mois, ces premiers cas français de « Direct 2 fan » laissent il présager une nouvelle pandémie ?
Insert coins to play again ?
« L'expérience est originale et ce sera intimiste puisqu'il n'y aura que vous et moi, en live, accompagné de ma guitare acoustique »
François Ville
L'artiste confie sur son mur Facebook « Je ne sais pas si cette formule sera un succès » . Mais il a tout de même prévu un tarif dégressif en cas de rappel numérique. Le pack de quatre chansons vous est facturé à moitié prix soit 10€. Vous pourrez même vous offrir 4 chansons supplémentaires pour 5€ de plus. Enfin, il est même possible d'acheter un concert privé complet (soyons dingues !) c'est à dire 15 chansons pour la modique somme de 20€. Futchhh !
Le service est proposé par Skype ou MSN au choix. Avoir une web cam n'est pas nécessaire. Mais il faut un micro afin de faciliter la communication ! ( Service Gratuit non décompté au mot ). Le paiement se fait lui par paypal. Bien entendu , François Ville ne passe pas sa vie devant l'écran en attendant le client, vous êtes donc priez de prendre rendez vous … Pour ce faire, contactez l'artiste à cette adresse : pack.v[at]free.fr
Je vous laisse crier au génie ou hurler à la mort dans les commentaires ... ;)
Contrairement au mixage , le mastering est souvent méconnu du grand public. Ce dernier traitement sonore avant pressage est pourtant aujourd'hui une étape essentielle de la production musicale. Pour cause de budget serré ou par manque de connaissance, les autoproduits s'en dispensent parfois ou bricolent à grands coups de plugins et surtout avec plus ou moins de bonheur le fruit de leur mixage. Une erreur qui peut couter cher. Désormais il est possible de confier la chose à des mains expertes sans sortir de chez soi. Je suis allé à la rencontre de Conflikart.com qui propose avec le studio parisien « Color sound » un service de mastering en ligne … Blind test et échange avec Emmanuel LeBarbier (Conflikart) et David H (l'ingénieur du studio Colorsound) .
Et puisque la musique s'écoute avec les oreilles, je vous propose plutôt que de longs discours , un comparatif entre le mix d'un titre sortie de table et le même titre une fois passé chez Confliktarts/Color Sound. Le tout en trois extraits à écouter sur place...et en 320Kbs s'il vous plait !
Mix Original extrait 1
Mix Masterisé extrait 1
Mix Original extrait 2
Mix Masterisé extrait 2
Mix Original extrait 3
Mix Masterisé extrait 3
Bonjour Emmanuel, est ce que tu peux te présenter et nous éclairer sur ton parcours personnel jusqu’à Confliktarts.com ? Et éventuellement nous présenter l'équipe avec laquelle tu travailles ?
Emmanuel LeBarbier : Bonjour Claude, ConfliktArts est arrivé un peu par hasard en aout 2006... Après avoir joué dans différents groupes comme tromboniste, je travaillais sur le développement d'artistes bretons en tant que manager/booker... C'est dans cette direction que j'avançais depuis quelques années et finalement ce sont les groupes qui m'ont donné l'idée. "Dis, Manu, t'as pas un plan pressage CD?", "Salut, tu sais où je peux faire des affiches par cher?"....
Je me suis dit qu'il y avait quelque chose à faire! " Un seul interlocuteur au service des indépendants de la musique!"
L'équipe Conliktarts: à Rennes il y a David et Romain au graphisme, Fabien assisté par Pauline et Anne-Julie pour accompagner les clients dans le suivi de leurs commandes. A Paris, il y a Nicolas au commercial et pour Barcelone, C'est Clément qui assure le service client!
Tu proposes un service de e-mastering à destination des indépendants…Il s’agit justement d’une étape que les indés ou autres auto-produits ont tendance à zapper pour raison budgétaire, voir à réaliser en bricolant . Est-ce que tu peux nous dire pourquoi il est important de ne pas négliger cette étape même lorsqu’on est autoproduit ?
David H : Le mastering ne doit pas être négligé, il faut vraiment prendre en compte cette étape, c'est quand même dommage de s'arrêter juste avant la fin! Le mastering flatte l'oreille des auditeurs et s'adapte à tous les appareils (radio, poste de voiture, mini chaine...) Il finalise et optimise votre son, vous aurez plus de volume, plus de rondeur, le tout s'harmonisera. Effectivement, une grande partie de la musique produite de nos jours est faite à la maison (home studio), l'étape du mastering reste le dernier lien dit professionnel ! Selon les studios vous pourrez même avoir des conseils sur votre mix et donc optimiser votre mastering!
Alors Concrètement , je suis indépendant, je sors de mon home studio avec mon nouveau single, je veux faire masteriser chez Confliktarts.com. Comment se passe le mastering en ligne ?
Emmanuel LeBarbier :Rien de plus simple, c'est exactement comme si vous commandiez une impression de flyers! Vous commandez, uploadez votre titre + une petite note sur ce que souhaitez entendre. De notre côté, nous réceptionnons vos fichiers et vous faisons une proposition sous 2 à 4 jours. Ensuite, vous n'avez plus qu'à downloader votre titre sur votre espace client. Si vous êtes satisfait, c'est fini, et si vous ne l'êtes pas complètement le studio pourra retravailler une proposition. Nous vous mettrons en contact avec David, l'ingé son, par téléphone. Le studio Colorsound http://www.colorsoundstudio.fr/ est notre partenaire depuis quelques mois et nos clients sont vraiment très satisfaits!
Tu proposes 2 sortes de traitement , le E-mastering classique à 59€ et le E mastering Stems à 99€ . Est ce que tu peux nous expliquer la différence entre les deux ?
David H: Le classique à 59€ est le standard mondial depuis des années. Le mastering par stem, pour faire simple, c'est entre le mixage et le mastering, les indépendants et autoprod façonnent souvent leurs titres à la maison donc la solution du stem leur est particulièrement recommandée (5 groupes stéréo - ex: voix sur une piste, drums sur une autre etc.) Avec cette façon de faire, la possibilité de retoucher le mix de certaines pistes est enfin possible et change considérablement les choses! Cela nous donne des résultats spectaculaires par rapport au mastering standard et une différence colossale avec ce que l'on peut faire avec des plugins!
Un mastering ça représente combien de temps de travail en moyenne ?
David H :Pour un vrai spécialiste entre 10 et 25 minutes par titres, après l'oreille devient moins objective et le travail risque d'être moins bon ...
Quels sont les grandes étapes de traitement ?
David H: Pour le mastering standard il y a la gestion de l'image stéréo, dynamique, équalisation... Pour le stem en analogique cela n'a plus rien à voir! Pour notre part on passe chaque groupe dans des périphériques analogues après sommation et mastering dans la foulée.
Avec Confliktarts.com, tu proposes d’autres services qui vont du pressage à la distribution digitale en passant par le graphisme, l’imprimerie et le merchandising . Pourquoi il faut venir chez toi ? Quelle est la philosophie de la maison ? Est ce que tu sous traites une partie des services ?
Emmanuel LeBarbier :Nos prix sont très bons et la qualité des produits et services sont excellents! Ça, c'est la base ;) Chez Conflikt, on te suit tout au long de ton processus de développement, du conseil à la fabrication! De plus nous avons quasi tous une expérience dans la musique avant ConfliktArts: Nicolas est toujours gérant du label "Chief Inspector", Pauline et Fabien ont suivit de près différents groupes dans l'organisation de leurs tournées ou même dans l'organisation de festivals. Romain est actuellement batteur du fameux groupe Rennais "Wankin Noodles"!.... Clément est aussi batteur dans différents groupes depuis plus de 10 ans... David, ça fait 8 ans qu'il fait des pochettes de disques et affiches de groupes...et c'est un fondu et fin connaisseur de punk-rock! Pour ma part, je connais plutôt bien les problématiques des autro-produits, ayant joué, tourné, organisé des concerts et managé des groupes... Nous sommes donc complémentaires avec des expériences et points de vue différents qui permettent de répondre au mieux aux attentes des artistes indépendants! Nous essayons de nous mettre à la place des artistes d'aujourd'hui lorsque nous pensons au développement de Conflikt.
Oui nous sous traitons une partie de nos services, nous n'avons pas encore les moyens d'acheter à la fois une imprimerie, une usine de pressage et de sérigraphie... :) Le choix des fournisseurs nous prend beaucoup de temps car nous tenons à visiter toutes les usines et ce plusieurs fois par an afin d'avoir une relation privilégiée avec chacun de nos fournisseurs! Nous nous assurons de la qualité de nos partenaires avant de nous engager, c'est très important! Nous avons une totale confiance en nos fournisseurs actuels, ce sont des spécialistes dans leur domaine et passionnés par leur métier.
J’ai vu que Confliktarts.com ne se développait pas uniquement en France mais aussi en Espagne , Italie , Grande Bretagne … Une vocation européenne ?
Oui, une vocation européenne ;) Mais petit à petit...
As tu d’autres services dans les cartons ? Allez on est entre nous, tu peux tout nous dire, ça ne sortira pas d’internet ! C’est top secret ?
Oh que oui! Nous allons lancer le vinyle d'ici peu car nous avons beaucoup de demandes... Ensuite viendront d'autres services d'ici début 2011 mais ça c'est top secret ;)