Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

Le web marketing peut il sauver l'industrie musicale ou un verre d'eau nous sauvera-t-il de la noyade ?


Dans quelques jours, votre serviteur sera au MIDEM. J'en profite pour rappeler à ceux qui seront sur place que je suis tout à fait prêt à échanger des idées devant une bière ou une coupe de champagne, si vous avez les moyens ;) ( Quoi ? On peut rêver non ? ) Vous trouverez d'ailleurs "moyen" de me contacter sur place via la plate forme MIDEM World et sinon je débute en général mes journée du côté du Media center (Yeah ! ça le fait de l'écrire comme ça non ? ) . Voilà c'est dit , je vais donc pouvoir exposer mes doutes sur le déluge de pratiques étiquetées : « web marketing » dans ces modestes colonnes numériques.


Le Web Marketing peut il sauver l'industrie musicale ou un verre d'eau nous sauvera-t-il de la noyade ?

Lorsque j'ai commencé à blogger c'est à dire il y a quelques années, la question était « Le webmarketing peut il sauver l'industrie musicale ? » Phrase que j'aurai tendance à traduire par « Un verre d'eau nous sauvera-til de la noyade ? ». Que l'on m'excuse cette cynique formulation mais il fallait être absolument aveugle pour ne pas voir que le marketing était déjà dans les moindres recoins du petit monde de la musique. Voir que ce même marketing avait par un effet mécanique prévisible contribuer à la dévalorisation de la musique chez les « Consommateurs ». Comprenez par là qu'à force de leur vendre de la musique comme des rouleaux de papier toilette, je trouve assez logique qu'elle finisse par avoir pour eux la valeur d'un kleenex.

Mais peu importe, nous étions, moi le premier plein d'espoir et d'enthousiasme surtout qu'on eu droit à ce que mon camarade Frédéric Neff appelle très justement « les insupportables démonstrations par l'exemple » sur lesquelles furent fondés de fragiles postulats voir une forme de pensée magique qui continuent de se diffuser aujourd'hui. Mais nous sommes en 2011 et le web marketing tout comme les discours associés sont à l'épreuve du temps.

J'ai la conviction intime que dans la façon dont nous abordons le web marketing musical, ses outils et techniques, nous ne sommes plus dans le domaine du rationnel mais dans celui de la croyance voir celui de désir. La réalité est que le web marketing musical a depuis myspace basculé dans la pratique de masse où chaque effort consentis par l'un annule celui des autres . Une sorte de Brouillard , un Marketing Fog dans lequel on contraint les créatifs (Du moins ceux qui sont censé l'être : les artistes) à remplir un chronophage QCM d'intentions.

Loin de moi l'idée de tout rejeter en bloc, mais il semble qu'après avoir essayé bien des choses à titre personnel (Qu'il s'agisse de succès ou d'échecs) , après avoir beaucoup observé et posté sur le sujet ces dernières années, je peux légitimement exprimer quelques doutes sur le potentiel du web marketing en tant que pratique normalisée de masse. Il est peut être temps pour nous d'arrêter de suivre des rails imaginaires et de s'interroger sur le sens de tout ce que l'on place dans les "TO DO LIST"et autres passages obligés. Au final, qu'il s'agisse de marketing comme de musique , la chanson n'a pas changé : "Ce n'est certainement pas en faisant la même chose que les autres que l'on se fait remarquer."





5 commentaires:

  1. Frédéric Neff a dit…
     

    Sinon vous pouvez toujours l'appeler sur mon portable, c'est mon numéro qu'il donne en général

  2. Bidibule a dit…
     

    C'est pas faux mais en même temps il faut dire que tu filtres si bien les appels ... J'adore l'idée d'avoir un secretaire ... ;)

  3. Frédéric Neff a dit…
     

    Je sens que les nuits cannoises vont être folles

  4. Francois Ville a dit…
     

    Reste que le simple fait d'exister sur le Net ne suffit pas à se faire connaître.

    Certains passages sont obligatoires, les vidéos notamment. Et drôles si possible pour espérer un buzz. Un artiste qui n'a que de la musique à proposer sur le web a peu de chance de se faire remarquer.

    Ensuite il faut une actualité régulière, ça ne sert à rien sur le web de poster un album tous les 2 ans. Par contre une chanson tous les mois déjà c'est mieux pour fidéliser son public et éviter qu'il aille s'enticher de milliers de concurrents.

    Enfin il faut aller le chercher son public, se faire des "amis", parce que le public lui n'a aucune raison d'aller vous repérer dans la multitude et contre les artistes qui bénéficient d'un lourd budget marketing.

  5. Laurent Gatz a dit…
     

    "à force de leur vendre de la musique comme des rouleaux de papier toilette, je trouve assez logique qu'elle finisse par avoir pour eux la valeur d'un kleenex."
    clap clap tout est dit :)

    Un disque "se vend" dans les 2 semaines de sa sortie, après on passe à autre chose... Si la musique est éphémère, autant l'écouter à la radio / sur le web etc... Merci au (mauvais) marketing des maisons de disques.

    (au passage, bravo pour ton blog)

Enregistrer un commentaire