Le blog de Bidibule

L'industrie musicale vue par...Comment dire ... Un artiste D.I.Y.

I want to Believe, mais Jiwa pas comment...

Les écoutes sur la plateforme JIWA facturées aux artistes … Non vous ne rêvez pas, vous êtes bien cyber connected ! Début de semaine, alors que Dominique regrettait sans doute d'avoir touché la bonne ou justement de n'avoir peut être pas touché à la bonne » , je vivais mon propre drame. Cueilli à la sortie du lit, menotté par la faim, j'affrontais seul, mal rasé, le regard vitreux, mon reporting trimestriel de ventes numériques. Par la magie de la dématérialisation, 300 pauvres kilo octets mal téléchargés suffisent désormais à te pourrir une journée mais commençons par les bonnes nouvelles, enfin la bonne nouvelle pour ne pas dire la seule. J'ai à nouveau vendu 2 albums aux états unis. Si l'expatrié coupable de ces achats passe dans le coin, il est prié de se dénoncer afin que je puisse évacuer toute espoir de contribution à un entertainment mondialisé. Merci d'avance....


Mais la véritable surprise de ce matin viendra de France. Je découvre en effet pour la première fois de ma courte vie de nano-rentier que certaines écoutes de mes titres effectuées sur la plate forme JIWA me sont désormais facturées ! J 'avais cru comprendre qu'en des temps éloignés, la musique rapportait de l'argent à ses auteurs , qu'elle ne rapportait désormais plus grand chose, et je pouvais même concevoir qu'à terme elle ne rapporterait rien. Mais de là à imaginer que d'être écouté sur un site de « l'offre légale » allait finir par me couter quelque chose....

Après m'être renseigné , il s'avère que JIWA (vivement regretté par une partie de la blogosphère bien pensante ) ayant cessé ses activités , le distributeur n'a pu obtenir le paiement des dernières factures . Une déduction des écoutes déjà payées aux artistes /ayants droits a donc été effectué. Jusqu'ici , j'arrive à comprendre sauf que JIWA.FM est à ce jour pleinement fonctionnel et diffuse mes titres en streaming... Du coup, sans mauvais jeu de mot ou plutôt avec un mauvais jeu de mot assumé, je ne sais plus qui je dois Believe...

Étant à l'industrie musicale ce qu'un acarien est à 120m carré de moquette, sachez que le préjudice personnel s'élève à plusieurs dizaines de centimes d'euro. Néanmoins, permettez moi de penser que tout ceci fait un peu tâche dans un marché basé sur la confiance comme c'est le cas de la distribution numérique.

Pour ceux qui ne sont pas des habitués des ces colonnes numériques, j'ai eu par le passé quelques surprises avec la plate forme en question, c'est à dire bien avant sa reprise par la société DIGITEKA . Séquence vidéo nostalgie ...


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